Lyon’s French forward Alexandre Lacazette (R) celebrates with teammates after scoring a goal during the French L1 football match between Olympique Lyonnais (OL) and Troyes on January 9, 2016, at the New Stadium in Decines-Charpieu, centraleastern France. AFP PHOTO / JEFF PACHOUD / AFP / JEFF PACHOUD

OL : une semaine efficace

Avant d'entamer une semaine importante pour la suite, l'OL engrange de la confiance après deux larges succès. Avec de l'efficacité en prime, ce qui manquait aux Lyonnais jusque là.

Deux succès d'affilé en Ligue 1, c'est seulement la deuxième fois que cela arrive cette saison pour l'OL. Alors avec à chaque fois 3 buts d'écart et aucun encaissé ... Les hommes de Bruno Genesio sont enfin parvenus à devenir efficace dans les deux zones du terrain, et cela se ressent directement au classement, car le podium n'est plus qu'à 3 points. Pourtant, on ne note pas une grande évolution dans le jeu.

A la recherche de l'équilibre

Dans l'absolu, les deux prestations contre Bordeaux et Angers sont semblables à celles contre Bastia ou Saint-Etienne. Les Gones n'ont pas survolé les débats dans les deux dernières victoires, affichant sensiblement les mêmes performances que lors des deux dernières défaites en championnat. A savoir un jeu un peu plus abouti depuis l'arrivée de Genesio, des matchs dominés globalement, avec une légère différence cependant, c'est que ce dernier accepte parfois de laisser le ballon à l'adversaire (notamment contre Bordeaux) dans un but bien précis. Aidé par l'ouverture du score rapide dans ce cas, l'adversaire est obligé d'aller un peu plus de l'avant, et donc de se découvrir ce qui laisse plus d'espace. L'ancien l'adjoint le sait, et on a eu la confirmation ce lundi soir dans l'emission J+1 avec le staff technique du SCO d'Angers : les équipes adverses veulent amener les Lyonnais dans un jeu de possession, mais dans les petits espaces, car elles savent que la perte du ballon est plus probable, d'où la volonté de resserrer les lignes au maximum. C'est à partir de ce moment que le jeu rapide vers l'avant se met en place, et avec l'espace laissé par les Rhodaniens dans le dos de la défense, le danger peut vite arriver.

Au contraire, si Lyon marque tôt, le rival sera plus haut sur le terrain (et l'OL un peu plus bas) ce qui laissera l'espace aux coéquipiers de Lacazette cette fois-ci. Un cercle vertueux à rechercher en somme, mais en allant quelque peu à contre-courant des principes lyonnais que Genesio réaffirme à souhait. C'est peut-être tiré par les cheveux, mais force est de constater que cela marche, face à des équipes contre qui l'Olympique lyonnais avait bien du mal jusqu'à présent selon le technicien. Pour arriver à ce compromis, à cet équilibre que l'entraîneur lyonnais recherche tant, les Gones peuvent compter sur une défense stable et solide, par conséquent avec le même back four aligné plusieurs fois de suite. Sereins grâce à Umtiti (avec son placement, ses anticipations, ses relances) et efficaces défensivement (moins d'occasions concédées), ne reste qu'à valider ce travail en attaque. Ce qui a été chose faite.

Marquer des buts, la différence

A condition bien évidemment de ne pas commettre de grossières erreurs défensives comme cela a pu être le cas ces derniers matchs, les Rhodaniens sont plus à l'abri. Le jeu n'est pas redevenu transcendant certes, mais ce qui marque la différence, c'est le but. Plus dans le résultat (les 3 points) que dans l'analyse (le jeu). En effet, et souvent dans le commentaire sportif, l'analyse n'est guidée que par le résultat ce qui est réducteur. Or dans le jeu, où se situe la différence entre les deux défaites contre les Verts et les Corses et les deux victoires de cette semaine ? Elle ne saute pas aux yeux, et l'OL n'a pas été moins bon en perdant qu'en gagnant loin de là. Par contre, les chiffres ne mentent pas : 29 tirs dont 9 cadrés en deux matchs perdus pour aucun but, contre 27 tirs dont 9 cadrés pour 6 buts lors des deux succès (3 buts sur 5 cadrés contre les Girondins, et le ratio est de 3 pour 4 contre le SCO). Le pire, c'est que ce regain d'efficacité soudain ne peut s'expliquer concrètement. Le travail à l'entraînement ? On ose espérer que c'est la norme. Une volonté plus forte chez les attaquants ? Ils ont l'air d'en vouloir beaucoup depuis des semaines. Un adversaire moins agressif ? Oui contre Angers, les buteurs lyonnais ayant à chaque fois le temps d'ajuster sa

ns être pressés. Une meilleure mise en situation offensive ? Sans doute, car ce qui avait fait défaut au club du président Aulas, c'est de se trouver en bonne position de frapper, après avoir réussi à déséquilibrer l'adversaire. Face à cette incertitude qu'est le facteur efficacité, il faut rester prudent. Contre les Angevins par exemple, malgré la supériorité numérique, les Lyonnais ont été mangés dans les duels en première période (34 duels gagnés contre 13), alors qu'Anthony Lopes a permis de garder le 1-0 très longtemps face aux hommes de Willy Sagnol. La semaine qui débute nous en dira plus sur cette faculté à rester constant dans l'efficacité.

3 commentaires
  1. OL-38 - mar 9 Fév 16 à 10 h 11

    Bonjour à tous,
    Belle victoire contre Angers, avec du beau jeu sur les action avant les but, comme celui de l'action avant le but de Jallet. Sa fais plaisir à voir, sa étapes le les belles années lyonnaises des années 2000. Demain il faudrait jouer comme ça contre le Qsg. ALLEZ L'OL

  2. ol-91 - mar 9 Fév 16 à 19 h 01

    Efficace et... un peu chanceuse aussi.

  3. Junioui - mar 9 Fév 16 à 20 h 00

    Belle interview de Rémi Garde sur Rmc .
    Il en chie avec Aston Villa , qu'il a pris à la dernière place , ce serait un exploit maintenant de sauver le club.
    Il y a beaucoup de français dans l'équipe , et ça va un peu mieux mais les résultats tardent à venir .
    En tout cas il dit s'éclater et je le comprend , ça doit être plaisant de coacher une équipe de First League , même dernière .
    Chapeau bas à Leicester qui fait un numéro incroyable cette saison .

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