L'OL n'a pas confirmé à Ajaccio mercredi (1-2) après son succès à Gerland face à Nantes dimanche (3-1). Une nouvelle défaite, déjà la troisième en championnat, qui inquiète Rémi Garde.
Comment le groupe a réagi après la défaite face à Ajaccio (1-2) ?
Rémi Garde : Il y avait beaucoup de déception dans l'avion et aussi dans les vestiaires après la rencontre. On devait faire mieux, on en a conscience. C'est une défaite contre un adversaire à notre portée comme contre Evian-Thonon-Gaillard ou Reims. On concède à chaque fois l'ouverture du score. Ça a un côté inquiétant. Pourtant, j'ai entrevu un autre état d'esprit. Mais il y a encore du travail à faire à ce niveau-là. J'espère que les joueurs en prendront conscience. Je trouve qu'on a encore du chemin à faire.
Que faut-il faire pour rebondir face à Lille samedi soir au stade de Gerland ?
Déjà, il ne faut pas baisser les bras. Ce n'est pas dans ma nature. Il faut en faire plus, se remettre en question après une défaite comme après une victoire. Les joueurs doivent se mettre au service du collectif et se responsabiliser. On a concédé trop d'occasions à mon gout. On est trop vite mis en danger. Je pense que c'est à cause d'une trop grande fébrilité. Elle touche certains joueurs à tour de rôle. Parfois on ne fait pas l'effort en même temps. A ce niveau-là c'est inquiétant. La gestion de la profondeur des défenseurs est également un domaine où l'on doit progresser.
Comment expliquez-vous cette fébrilité ?
Les changements au sein de la défense à cause des blessures créent un manque d'automatismes. Cela se travaille avec la répétition des matchs. En début de saison, on ne pensait pas avoir à aligner une telle défense (Fofana, Koné, Umtiti, Bedimo à Ajaccio, Ndlr). La ligne défensive est un problème aujourd'hui. Les absences de Milan (Bisevac), Miguel (Lopes) et Mamad' (Dabo) sont préjudiciables. J'espère qu'on aura manger notre pain noir en terme de blessures cette saison. Mais on ne doit pas se chercher d'excuses. Ce n'est pas de voir mes joueurs faire des erreurs qui me gênent. C'est la manière dont on l'accepte et dont on se remet en cause qui m'intéresse, de savoir comment on réagit tous ensemble. Bien sûr, on ne doit jamais perdre le match d'hier (mercredi soir).

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