Vainqueur de ses trois derniers matches, l’Olympique lyonnais tient le rythme de la tête du peloton. L'OL connaît cependant des difficultés dans le jeu. Face à Strasbourg ce samedi, il devra régler ses problèmes dans l'animation offensive aperçus contre Bordeaux et Dijon.
Avec R.B, à Décines.
La course se poursuit. Après 23 journées, Lille, l’OL, le PSG et Monaco avancent à un rythme effréné en tête de la Ligue 1. Les trois premières équipes comptent une moyenne de plus de deux points par match. L’ASM en est très proche également. Le faux-pas est donc proscrit ce samedi pour l’Olympique lyonnais face à Strasbourg (19 heures).
En s’imposant lors des trois dernières rencontres, le club rhodanien a quelque peu gommé sa défaite contre Metz le 17 janvier (0-1). Mais ces succès ne cachent pas les mauvaises prestations lyonnaises du début d’année. Hormis la démonstration stéphanoise dans un contexte très particulier, les performances des joueurs de Rudi Garcia tranchent, dans le mauvais sens, avec celles proposées d’octobre à décembre.
« On ne peut pas survoler tous nos matches »
Le coach lyonnais a évoqué ces difficultés devant la presse vendredi. « Je n’ai pas le même sentiment. On avait besoin de mettre les joueurs au même niveau physiquement. Il y avait Aouar, Paquetá, Guimarães… On a besoin qu’ils reviennent tous à leur meilleur niveau. Il y a des équipes en face qui jouent leur survie ou qui veulent prendre des points, comme face à Bordeaux qui était une bonne équipe, a-t-il constaté. Il faut toujours réfléchir, surprendre, ne pas rester sur nos acquis. On reste sur trois victoires. On ne peut pas survoler tous les matches. Les autres équipes non plus. »
Pourtant, il avait pointé du doigt le manque "de détermination offensive" de sa formation après le succès à Dijon (0-1). Ce week-end, l’OL jouera avant ses principaux rivaux. Une belle possibilité pour lui de prendre, au moins provisoirement, la première place au LOSC. Il mettrait ainsi la pression aux Lillois qui sont imperturbables et sûrs de leurs forces ces dernières semaines (5 victoires de rang). Pour cela, il faudra certainement que Memphis Depay et ses partenaires proposent autre chose offensivement que lors de leurs deux dernières sorties.
La différence de buts, un facteur important
Au vu de l’écart entre les quatre premiers, la différence de buts pourrait jouer un rôle décisif à la fin de l’exercice. « Ça peut faire la différence. Lorsqu'on a l'occasion de gagner largement, il faut le faire. On a eu des situations où on aurait pu marquer plus de buts", a regretté Rudi Garcia.
Un des principaux concernés par cette baisse de régime, Karl Toko-Ekambi, est revenu sur les difficultés lyonnaises à se montrer dangereux devant la cage adverse. S'il a marqué contre Bordeaux, le Camerounais pâtit lui aussi des problèmes dans l'animation offensive de l'OL. « On est en haut du classement, donc forcément on est attendus. Dès qu’on joue une équipe, elle est déterminée. On a eu beaucoup d'occasions à Dijon. On aurait pu gagner 5-0 mais il faut être satisfait d'avoir gagné 1-0, a-t-il expliqué. Sur la première partie de saison, on marquait assez rapidement dans le jeu donc les rencontres étaient plus ouvertes. On reste sur trois victoires consécutives, si on pouvait gagner tous les matches 5-0 ce serait bien, mais on est satisfaits tant qu’on prend les trois points. » A domicile, un succès semble en effet impératif si le club rhodanien veut entretenir l’espoir d’un 8e titre de champion à l’issue de la saison.

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