Révélation de l'été, Khalis Merah a gagné sa place dans la rotation de Paulo Fonseca. Néanmoins, le creux de l'automne lui a rappelé que tout va vite dans le football.
Il n'a pas encore les codes du football de haut niveau sur le plan médiatique et cette fraîcheur fait presque plaisir à voir. Ce vendredi, Khalis Merah se présentait pour la première fois de sa jeune carrière face aux journalistes dans la traditionnelle conférence d'avant-match. Un nouvel exercice, une étape de plus dans l'apprentissage de cette nouvelle vie qu'il n'imaginait peut-être pas si rapide.
À bientôt 19 ans, le jeune milieu a vécu une année 2025 que beaucoup pourraient lui envier : un passage des U19 au monde pro en passant par la réserve, le bac, le permis et donc un statut de révélation depuis six mois. "Je ne m’attendais pas à jouer autant, je suis agréablement surpris. Je ne pensais pas avoir autant de minutes. Chaque minute jouée, je la donne à fond afin de continuer à gagner la confiance du coach."
"Je vis encore chez mes parents"
Sorti tout droit de l'OL Académie, Khalis Merah s'inscrit dans la lignée de glorieux aînés et, logiquement, son ascension a créé de l'excitation chez les supporters. Il n'y a qu'à voir le nombre de sollicitations mercredi à la sortie du match de l'OL Lyonnes auquel il a assisté pour comprendre qu'il est passé dans une autre dimension. Avec le positif et le négatif. Pas de quoi bouleverser un joueur qui peut compter sur son cercle familial pour garder la tête. "Pour moi, c’est nouveau. Ç'a été un peu difficile à gérer au début. Mais j’ai su garder la tête sur les épaules après le buzz cet été. Je sais que tout peut s’arrêter dès demain, donc c’est important d’être humble. Il faut être meilleur demain parce que le foot va vite et tout peut s’arrêter. J’apprends à chaque match, ce sont des souvenirs pour prendre toujours plus d’expérience".
Avec un papa ancien footballeur, Khalis Merah est entre de bonnes mains et le creux de l'automne avec moins de minutes de jeu lui a montré que tout allait vite dans le foot. "Je vis encore chez mes parents, rien n’a changé, je garde le même quotidien. Qu’on soit connu ou non, qu’on soit footballeur ou non, c’est important de rester le même". Des paroles de vieux sages pour un gamin de 19 ans.

Intéressante sa conférence de presse, mais il est entrain de prendre le défaut de Clinton, "le voilà" 🤔