Corentin Tolisso buteur lors d'OL - FC Bâle
Corentin Tolisso buteur lors d’OL – FC Bâle (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)

OL : Tolisso, un joyau à gérer et entretenir

Doublement décisif samedi dernier contre Auxerre, Corentin Tolisso a signé un retour en trombe après avoir manqué le déplacement à Paris. Leader, le capitaine de l’OL réussit à se montrer indispensable, même en étant peut-être moins rayonnant dans le jeu ces dernières semaines.

Il ne lui a fallu que cinq minutes pour mettre tout le monde d’accord. Il n’avait d’ailleurs pas besoin de ça pour convaincre ses supporters qu’il était le grand patron de cet OL 2025-2026, mais Corentin Tolisso aime bien allier les gestes aux paroles. Depuis le début de la saison, le capitaine est plutôt du genre à montrer l’exemple, que ce soit dans le vestiaire, sur le terrain ou sur l’espace médiatique. Avec le champion du monde 2018, les suiveurs de l’OL savent qu’ils en auront pour leur argent et il ne déçoit que très rarement. Quand Alexandre Lacazette était plutôt un taiseux, son compère est du genre à bien savoir manier les mots pour faire passer les messages qu’il faut. Pas de phrases chocs pour créer un buzz inutile, mais une certaine authenticité pour ne pas faire dans la langue de bois.

Il n’est de toute façon pas là pour tricher. Et la renaissance vécue depuis deux saisons est le fruit d’un travail de sape, qui l’a certes fait douter par moment avec l’enchaînement des blessures à son retour à l'été 2022, comme le concède son entourage, mais dont les bienfaits ont fini par se faire ressentir depuis plusieurs mois. Quand bien même la question des Bleus reste un sujet sensible, le voir dans la discussion et pas seulement chez les observateurs rhodaniens montre bien que le pari engagé depuis quatre ans a été le bon. Coach mental, préparation invisible revue de A à Z, Corentin Tolisso n’a pas lésiné sur les moyens. Un sacrifice pour perdurer au haut niveau, auquel il s’astreint toujours car, à bientôt 32 ans, il n’en a pas encore fini avec le haut niveau.

Son entrée en jeu contre Auxerre l’a montré : il est difficile pour l’OL de se passer de son capitaine. Facteur X contre Lorient puis l’AJA en sortie de banc, Tolisso n’a rien d’un supersub. Comme l’a dit Enzo Reale, il est plutôt "le premier nom que couche Paulo Fonseca" sur son onze de départ, tant l’âme de cette équipe passe par son capitaine. Avec 13 buts inscrits et 4 passes délivrées depuis le début de la saison, il réalise la campagne la plus aboutie de sa carrière. Le tout en n’étant pas toujours à 100%.

Car c’est bien le paradoxe des dernières semaines de Corentin Tolisso. Le rayonnement du milieu est certainement en deçà de celui qu’il avait sur la première partie de saison en raison de l’enchaînement des matchs et d’un effectif restreint. Il en paye aujourd’hui un peu les conséquences, avec plusieurs petits pépins qui l’ont empêché de vraiment enchaîner. "Coco est vraiment un joueur très important, qui nous a hélas manqué dans beaucoup de matchs cette saison. Quand il est là, il fait des différences et mérite d’avoir cette importance", abondait Paulo Fonseca après la victoire contre Auxerre (3-2), samedi dernier.

À la manière d'un talisman, Corentin Tolisso doit se gérer en 2026. Est-ce que cela lui a coûté une présence avec l’équipe de France ? Difficile de le savoir, mais le staff de l’OL apporte un soin tout particulier à mettre le capitaine dans les meilleures conditions. Depuis sa sortie à la mi-temps contre Metz fin janvier, le numéro 8 lyonnais n’a joué que six matchs en intégralité sur les 17 joués par la formation rhodanienne sur la période. Cette gestion doit lui permettre de donner le meilleur quand il est sur le terrain, comme face à Auxerre (3-2).

Avec trois matchs à disputer dans cette fin de saison, on imagine mal voir Corentin Tolisso débuter un nouveau match sur le banc. Il a en tout cas tout fait pour ne pas revivre ça. "Physiquement, j’ai bien travaillé avec les kinés. J’ai pu jouer en étant à fond pour aider l’équipe. Il faut féliciter le staff médical du club, ils ont tout fait pour que je joue." Dans le vestiaire, on espère en tout cas que "Coco" sera "fit" sur les trois prochaines journées. Car, même si la force est collective, tous sont conscients que le rôle de Corentin Tolisso a été crucial dans la vie quotidienne pour cette saison qui pourrait se finir en apothéose.

4 commentaires
  1. Avatar
    brad - mer 29 Avr 26 à 8 h 37

    Ce que dis Coco , va à l'encontre de ceux qui pensent que le staff médical est la cause des guérisons tardives de nos blessés .
    Mettre en doute leur éthique , il n'y a que les non-sportifs pour dire de telles bêtises......

    Signaler
  2. JUNi DU 36
    JUNi DU 36 - mer 29 Avr 26 à 9 h 50

    J'en reparle encore la mais j'ai du mal à croire que les joueurs qui ont des gros ennuies de santé qui perdure ne passent pas par des produits dopants pour s'en sortir, pour pouvoir rejouer... Attention je ne dis pas que c'est forcément le cas de Tolisso .

    Signaler
  3. Avatar
    alain.taulin@orange.fr - mer 29 Avr 26 à 9 h 59

    Cet article explique bien le rôle du staff médical dans un grand club. Tolisso doit être protégé et utilisé avec précaution pour durer encore deux voire trois saisons. Il conviendra d’anticiper son futur remplacement avec progressivité. Pour moi, sa saison est un grand succès et ça me fait plaisir pour lui et pour le club.

    Signaler
  4. Avatar
    Monark - mer 29 Avr 26 à 10 h 20

    « Comme l’a dit Enzo Reale, il est plutôt "le premier nom que couche Paulo Fonseca" sur son onze de départ. »
    100% d’accord avec cette analyse : il y a beaucoup de très bons joueurs cette saison à l’OL, mais Coco reste le joueur le plus indispensable. L’équipe n’a pas le même rayonnement quand il n’est pas sur la pelouse, c’est criant.

    Signaler

Laisser un commentaire

Score'n'co - Lyon Capitale
d'heure en heure
réseaux sociaux
X Facebook youtube Twitch instagram bluesky tiktok linkedin
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut