Ce mardi (20h), l'OL affronte le Sparta Prague pour la manche aller du troisième tour de qualification de la Ligue des champions. Club tchèque le plus titré, le Sparta veut retrouver un rayonnement pour ne pas rester dans l'ombre du Slavia.
1 - Club le plus titré de Tchéquie mais...
S'il joue actuellement les qualifications pour la Ligue des champions, c'est avant tout parce que le Sparta Prague n'a pas réussi à décrocher le titre de champion. Pas une nouveauté puisque cela fait deux saisons que les supporters des "Rouges" doivent vivre avec l'humiliation de voir l'ennemi du Slavia rafler la mise... Le Sparta reste toutefois encore et toujours le club le plus titré de Tchéquie avec 14 trophées, mais actuellement le Slavia "est à des années lumières" pour Lazar van Parijs, co-fondateur de Footballski et résident pragois.
Le Sparta, c'est pourtant des noms légendaires notamment de la République tchèque des années 2000 avec Petr Cech, Patrik Berger, Pavel Nedved, Ballon d'Or 2003, Tomas Rosicky ou encore l'attaquant Jan Koller. Mais ce temps est aujourd'hui bien révolu avec "un projet difficilement identifiable. Avant ils ne voulaient recruter que des Tchèques ou Slovaques, mais ça les a installés dans un confort. Aujourd'hui, la mode, c'est le recrutement scandinave avec la présence de Brian Priske sur le banc".
2 - Le cousin d'Erling Haaland vient de débarquer
Avec la Scandinavie comme terrain de jeu préféré sur le mercato, le Sparta Prague a choisi de faire un joli coup de communication ces derniers jours. Buteur contre le FC Zlin vendredi dernier, Jonatan Braut Brunes n'est autre que le cousin d'Erling Haaland. A 25 ans, soit un an de moins que le Citizen, le numéro 18 du Sparta ne connait clairement pas la carrière de son cousin, ayant enchaîné les clubs en Norvège avant de se poser ces deux dernières saisons en Pologne.
Trente buts qui ont poussé le club tchèque à faire sauter la banque et un transfert à six millions d'euros courant juillet. Une petite fortune et une pression liée à son nom mais aussi à la succession à assurer de Rahamani, meilleur buteur du Sparta parti pour 7,5 millions d'euros à Venise. "On peut se poser la question du montant vu le pedigree du joueur, mais il a toutes les chances d'être le titulaire car Kuchta est un attaquant bien plus lourd", nous décrit Van Parijs, spécialiste du foot tchèque.
3 - Rosicky, une idole devenue directeur sportif
En bon supporter de l'OL, on serait en droit de faire un parallèle avec une situation connue il y a quelques années. Comme Juninho à l'époque, Tomas Rosicky a fait le choix de revenir dans son club formateur, son club de coeur. D'abord pour refermer le chapitre de sa carrière de joueur puis pour endosser le costume de directeur sportif en 2018. Seulement, l'image de l'idole en a pris un peu un coup depuis huit ans, un peu comme le numéro 8 brésilien entre Rhône et Saône. A la différence que Rosicky est bel et bien toujours en place, malgré une politique sportive difficile à comprendre. Sous son règne, le Sparta n'a remporté que deux titres en 2023 et 2024 et a vu le Viktoria Plzen et le Slavia Prague se mêler à la bataille.
4 - Le Sparta, club des gens de la mine
A Prague, l'amoureux du football en a pour son argent. A la ânière de ce qu'on peut observer à Londres, la capitale tchèque regorge de clubs que ce soit en première ou deuxième division. Mais bien évidemment, le derby des "S" est le gros rendez-vous pragois. Entre le Slavia et le Sparta, la rivalité ne remonte pas à hier et rythme la vie footballistique tchèque depuis des décennies. Tout simplement parce qu'elle met en concurrence deux idéologies bien différentes, deux classes. Prague étant divisé en plusieurs quartiers, le Sparta évolue dans celui des "mineurs", celle d'une classe sociale ouvrière et le quartier en porte encore les stigmates, bien que les "Rouges" soient le club le plus riche de Liga. En face, le Slavia a toujours été "celui des intellectuels", d'après notre spécialiste du foot tchèque.
5 - L'OL, une vraie bête noire
Par le passé, le Sparta Prague a su briller en Ligue des champions avec des quarts de finale disputés en 1965-1966, 1968 et 1985 après une demi-finale de Coupe des Coupes en 1973. Sa dernière performance notable en Coupe d'Europe reste un quart de Ligue Europa, en 2016, face à Villarreal. Face aux clubs français, le bilan est négatif. En quinze confrontations, le Sparta ne s'est imposé que deux fois : face à Marseille, en 1991, en huitièmes de finale de la Coupe des clubs champions (2-1) puis face à Toulouse en Coupe de l'UEFA en 2007 (3-2).
Lyon est l'adversaire français que le club de la capitale tchèque a le plus rencontré. En six confrontations, les Lyonnais se sont imposés cinq fois et ont concédé un match nul. Le dernier duel, en 2021, en phase de groupes de la Ligue Europa avait tourné en faveur de l'OL (4-3, 3-0).

si on lit bien cet article, cela signifierait une vraie contre performance si nous n'arrivions pas à passer ce tour ?