OL : jeu, set et match

On ne pouvait rêver mieux. Samedi soir au Parc OL, Lyon a surclassé l'AS Monaco 6-1. Ce succès est autant dû au match des Lyonnais qu'à l'absence des Monégasques.

Pouvait-on s'attendre à ce qu'on a vu ? Sûrement pas. Alors oui Monaco n'était plus aussi solide qu'avant (14 buts pris sur les 7 derniers matchs), mais il était légitime de penser que cette équipe allait poser de nombreux problèmes à l'OL, ne serait-ce que par les joueurs qui composent son effectif. Il n'en a rien été.

Lyon tambour battant

Au tableau d'affichage, nous sommes à la 10e minute. Un round d'observation? Rien de tout cela, puisque les Rhodaniens mènent déjà 2 buts à 0! On ne connait pas la teneur des consignes données par Bruno Genesio, mais les Gones avaient faim. Dès le coup d'envoi en effet, ses joueurs exercent un pressing rarement vu cette saison, avec pas moins de 5 joueurs (les 3 attaquants ainsi que les 2 relayeurs), ce qui permet au bloc lyonnais d'être haut d'emblée (41 mètres contre 32 pour la récupération moyenne durant cette partie). Autre consigne, dès la récupération du ballon, Lyon se projette très vite vers l'avant. Pour bousculer une équipe qui se replie vite comme l'ASM, c'est le meilleur moyen de la désorganiser en ne lui laissant pas le temps de revenir. Et ça marche.

Sur l'ouverture du score effectivement, Lacazette décroche dans le rond central et sert d'appui. Après un duel aérien, le ballon est gagné par Ferri qui dévie pour Lacazette. Dans le sens du jeu cette fois, il a toute la moitié de terrain adverse pour accélérer et décaler Ghezzal, qui profite d'une glissade de Raggi pour ouvrir le score. Par la suite, les joueurs du président Aulas vont dérouler, bien aidés par l'apathie, l'absence même des joueurs de Leonardo Jardim. Sur le deuxième but, Darder perfore l'axe et décale Ghezzal, qui met tranquillement dans la profondeur pour l'Espagnol, lequel centre pour Lacazette. Sur les 4e et 6e buts, cela est presque trop facile. Les défenseurs du Rocher laissent trop d'espace, les Lyonnais se passent la balle en marchant, et il n'y a plus qu'à la glisser dans l'intervalle pour que le Gone de Mermoz ne trompe Subasic (merci Darder à chaque fois). En face, aucun réaction, si ce n'est négative.

Un axe fort

Même si les attaquants adverses restaient dangereux de part leur vitesse, Lyon n'a jamais semblé aussi serein que samedi soir. En face, pour seule réaction, celle de Traoré, coupable de deux grosses fautes (la frustration?) à quelques minutes d'intervalles, ce qui l'oblige à quitter le terrain dès la 23e minute (alors que le score est de 2 à 0). Même des hommes d'expérience tels que Toulalan et Raggi (pas du tout à son avantage à gauche de la défense), n'ont pas su mobiliser leur troupe alors que des vagues s'abattaient sur eux. Ce match est une faillite pour les hommes de Jardim, dépassés sur tous les plans par plus joueurs qu'eux. Ce n'est que justice, diront les défenseurs du football offensif. Et si ses joueurs tentaient quelque chose, un axe à trois était là pour les stopper.

Avec Gonalons, Umtiti et Mapou, l'OL avait de quoi voir venir samedi soir au Parc OL. Rarement cette saison, les trois joueurs du socle défensif lyonnais ont été à ce niveau en même temps. Stoppant tout ce qui passait dans leur zone (chacun ayant au moins 15 ballons gagnés minimum, loin devant leurs coéquipiers), ce trio a été à la base des relances et des nombreuses actions de jeu de Lyon. L'intervention d'Umtiti dans la surface face à Bernardo Silva a été marquante et symbolique, tout comme la puissance que dégage Yanga-Mbiwa sur chaque contact. Et quelle meilleure réponse aux critiques que ce doublé (sur deux tirs!), à la "Thuram", pour ensuite entendre les supportes chanter son nom. Une belle fin pour cette saison, sur laquelle il faudra s'appuyer pour la prochaine.

2 commentaires
  1. Gones2wano - mar 10 Mai 16 à 8 h 50

    Surtout que darde soit installé et ne soit pas remis sur le banc pour des raison inexpliquée car mis à part un recrutement à ce poste d'un iniesta, c'est le meilleur milieu et de loin de notre effectif, perso je préfère qu'on vende tolisso 15 millions car il a une bonne cote et qu'on garde lacazette, cme l'a dit genesio vendons 3 joueur pour 35 millions cela est plus profitable que de vendre un lacazette à 35 brique

  2. -bRoglin- - mar 10 Mai 16 à 9 h 57

    Tolisso sera pas vendu à sa plus haute côte cette été..la faute à une saison moyenne..Mais oui, on peut envisager de le vendre près de 15M€...Clément Grenier dans les 10M€, Valbuena vendu contre 2-3M€....déja 3 ventes qui tueraient pas la qualité du 11 type et rempliraient les poches d'Aulas..(du club bien sur).

    Darder s'est montré à son avantage à chaque gros match..dés qu'il y'à des espaces et que le jeu se résume pas à un défis physique ..
    Contre des Toulouse, Rennes etc, (bref équipe de boeuf) il a plus de mal...
    Si il gomme ce déficit physique, il sera titulaire toute la saison..sinon, faudra voir à compléter l'effectif en cas de départ de Tolisso, à moins que Kemmen ou toulsar fassent déjà la maille.

    Garder Lacazette serait une bonne idée...cet été devrait être plus calme...si Fékir arrive à faire une bonne préparation et rattraper son retard, on a effectivement un effectif intéressant..surtout avec le niveau de forme de M'biwa et Umtiti..
    D'ailleurs, si on garde Umtiti, chose plus difficile ça serait nickel..

    On a donc numériquement besoin de compenser les départs de Bédimo et Valbuena..: Pour ma part, je suis impressionné par la saison de Sidibé de Lille en latéral gauche..mais coute cher...Gueireiro est une bonne option aussi (un ton en dessous). Pour le poste d'ailier gauche il faut trouver un joueur étranger capable d'exploser chez nous..un percuteur/provocateur...pour faire le pendant de Fékir/ghezzal à droite.

    Bref, on a pas mal de joueurs déjà, difficile de trancher en l'état, de choisir le meilleur schéma tactique etc...
    Peut être même qu'un Gonalons serait sur le départ..à voir.

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