Satisfait d’avoir ramené les trois points de Strasbourg, Laurent Blanc ne criait pas pour autant victoire. L’entraîneur de l’OL regrette que ses joueurs n’ont pas tué le match.
On l’a vu faire les cents pas dans sa zone technique, attendant le coup de sifflet de la libération. Vendredi soir, Laurent Blanc a dû avoir un rythme cardiaque qui s’est emballé au fur et à mesure que les minutes passaient et que Strasbourg tentait de faire le siège sur le but de l’OL. Sur un ultime coup-franc, Anthony Lopes a régné en maitre dans sa surface et soulagé aussi bien sa défense que son entraîneur. Après la rencontre et la victoire (1-2), ce dernier ne faisait pas forcément le malin. "Strasbourg avait l’envie de revenir au score, mais on a des occasions très nettes pour tuer le match, et on ne le fait pas. S’ils (les joueurs) veulent qu’on soit un peu plus tranquille sur le banc, et qu’on soit un peu moins excité en fin du match, il va falloir marquer les buts quand on peut le faire, car là, on vit dangereusement."
"On a joué le foot qu'on aime par moments"
Sans un ballon repoussé par le poteau de Sels, Alexandre Lacazette aurait certainement mis un terme aux espoirs strasbourgeois de revenir dans la rencontre à l’heure de jeu. Au lieu de ça, l’OL a dû courber l’échine et faire front ensemble pour limiter les occasions adverses. Le RCSA s’est bien rapproché de la surface lyonnaise, mais hormis la tête plongeante de Guilbert, les occasions franches n’ont pas été légion. Après la déroute contre l’OM, il fallait réagir même si la manière n’était pas forcément au rendez-vous. "Dans l’efficacité, oui parce qu’on prend 3 points, mais si on entre dans les détails, on peut être satisfait de certaines choses, et d’autres moins. Heureusement que par moments, on a joué le jeu qu’on aime. Si on avait seulement joué dans l’impact physique dont on parle beaucoup en ce moment, je pense qu’on n’aurait pas gagné ce match." Dimanche dernier, les évènements avaient tourné en défaveur de l'OL. En Alsace, ce fut le contraire.
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