Lyon’s French forward Alexandre Lacazette (L) celebrates after scoring a goal during the French L1 football match between Lyon (OL) and Guingamp (EAG) on March 6, 2016, at the Parc Olympique Lyonnais stadium, in Decines-Charpieu, near Lyon, central-eastern France. AFP PHOTO / JEFF PACHOUD / AFP PHOTO / JEFF PACHOUD

OL : les hommes clés du sprint final

Les deux victoires consécutives à l’extérieur face à Lorient et Montpellier, lancent véritablement le sprint final de l'Olympique Lyonnais en Ligue 1. Si le club souhaite être directement qualifié en Champions League, l'équipe va devoir être solide lors des cinq prochaines rencontres.

Bruno Genesio : le bon coaching

Bruno Genesio est véritablement l’homme de la deuxième partie de saison lyonnaise. Le coach de l’OL a un bilan plutôt positif depuis sa prise de fonction, précipitée par le limogeage d’Hubert Fournier lors de la trêve hivernale : 11 victoires, 2 matchs nuls et 5 défaites. Mais le véritable exploit est d'avoir remotivé ses joueurs et redonné de la confiance à tout un collectif. Sa méthode : un 4-3-3 qui porte ses fruits, six rencontres consécutives sans défaite en Ligue 1. Avec un milieu de terrain Gonalons-Darder-Ferri ou Gonalons-Darder-Tolisso, les gones retrouvent de la maîtrise et surtout de la profondeur dans le jeu. Une fois que la vitesse a été retrouvée, Bruno Genesio s’est penché sur l’attaque et a trouvé un trio très complémentaire, avec en pointe, Alexandre Lacazette épaulé par Rachid Ghezzal, à droite, ainsi que Maxwel Cornet qui occupe le côté gauche. Une Recette gagnante récompensée par trois succès en trois matchs. Avec le retour combiné de Nabil Fekir et de Mathieu Valbuena, le coach a toutes les cartes en mains réunies pour réaliser une fin de saison canon.

Un Alexandre Lacazette déterminé

Depuis quelques semaines, Alexandre Lacazette semble avoir retrouvé cette hargne qui le caractérisait si bien la saison dernière. Même s’il n’a pas marqué vendredi face à Montpellier, le buteur des gones est lancé sur une base de six buts en autant de matchs de Ligue 1. En totalisant 16 buts en 29 titularisations, le Lyonnais est le deuxième meilleur buteur du championnat, derrière Zlatan Ibrahimović et ses 30 réalisations. L’attaquant français est « gonflé à bloc », il a inscrit trois doublés en 2016, dont deux au Parc OL. Une statistique loin d’être anodine, il reste trois rencontres à jouer à domicile, à commencer par celle de vendredi prochain face à Nice. Une forme retrouvée quelques journées avant le retour d’un certain Nabil Fekir, véritable aubaine pour les supporters lyonnais.

Nabil Fekir : le retour providentiel

Après avoir disputé un match avec l’équipe réserve, Nabil Fekir a signé son grand retour ce vendredi sur la pelouse de Montpellier. Alors qu’il était sur quatre buts marqués en autant de titularisation, l’international français s’est blessé avec les bleus lors d’un match amical. Il a fallu attendre huit mois pour que le petit génie des gones revienne sur les terrains de Ligue 1. Une bonne nouvelle qui arrive à pic pour le club, combiné à Rachid Ghezzal et Alexandre Lacazette, le meneur de jeu lyonnais va (encore) affoler les défenses du championnat de France.

Samuel Umtiti : patron de la défense

Samuel Umtiti est monté en puissance durant toute la saison, au point de s’imposer en véritable patron de la défense lyonnaise. Au moment de la 26e journée, L’Équipe a détaillé les statistiques du défenseur. Il en ressort sa capacité à gagner les duels (70% de duels gagnés), sa régularité dans les interceptions (95% de tacles réussis après 25 journées) et son talent à récupérer des ballons importants (7,7 ballons récupérés par match, après 25 journées). Au total le Rhodanien comptabilise 25 titularisations et a commis moins de fautes qu’il en a subi : 20 commises contre 25 subies. Une régularité qui a sûrement participé à la remise en confiance de Mapou Yanga-Mbiwa, souvent critiqué lors de la première partie de saison. En somme, Samuel Umtiti est devenu un élément indéboulonnable, à la fois, de la défense lyonnaise et du collectif de l’OL, notamment par ses relances globalement propres. Un atout de poids dans la lutte à la deuxième place, synonyme de Ligue des Champions.

9 commentaires
  1. Guillaume Draithak - dim 10 Avr 16 à 16 h 18

    Vous avez oublier Lopes qui sauve souvent la barraque, et O&L des journalistes de qualité lol

  2. Anthony Soudani - dim 10 Avr 16 à 16 h 23

    Oui j'ai longtemps hésité à mettre Anthony Lopes, il est certain que sa régularité a bien aidé l'OL pendant les périodes creuses et encore aujourd'hui.
    Et merci ^^

  3. OL-38 - lun 11 Avr 16 à 10 h 18

    Bonjour à tous,
    Super article:

    1) Bruno Genesio à clairement redonner le gout de la victoire, l'envie de gagner et vie aux Gones, L'OL continue de retrouver ce qu'ils ont perdu. Ce 4-3-3 est vraiment la bonne solution, mais au milieux B. Gensio pourrait un jour peut-être essayer de mettre Grenier, dés qu'il ira mieux, avec Gonalons et Darder, il pourrait bien jouer , retrouver la grande forme, son talent et son envie de marquer.Ils doivent tous continuer comme ça, jusqu'à la fin de saison.

    2) Oui Alexandre Lacazette va mieux, il retrouve peu à peu et match après match, son talent et sa soif de marquer. Sinon Il bouge toujours autan et arrive à faire des bonnes passes décisives à Ghezzal ou encore Cornet. Il dois continuer comme ça.

    3) Nabil Fékir reviens au bon moment, pour apporter un peu de soutien à Lacazette par exemple. Il dois déjà bien se réhabituer à jouer avec les pro et prendre son temps pour retrouver son envie de marquer.

    4)Sam Umtiti toujours fidèle au poste, Toujours aussi fort et doué en defence. On dirait qu'il à réussi à aider Mapou et à trouver la bonne formule, à eux deux maintenant ils forment une bonne defence, mais doivent rester concentrer malgré tous.
    Bonne journée à tous et ALLEZ L'OL

  4. OLVictory - lun 11 Avr 16 à 10 h 56

    Très bon article qui décrit très bien ce qui se passe de positif en ce moment. Il manque effectivement Lopes dans la liste, il devrait même y être en premier.
    Pour Genesio et son bon coaching, je dirais que ça va commencer à se vérifier seulement maintenant. Genesio n'a pas encore le grade de "sorcier". Il n'a encore rien vu des difficultés de son poste. Il a su détendre la situation en profitant des blessures des uns ou des autres pour en tirer une équipe-type qui a eu deux mérites, celui de gagner et celui de satisfaire la bande des starlettes lyonnaises. C'est déjà énorme car il fallait le faire. Mais ça reste une victoire remportée en achetant la paix, celle du vestiaire, au prix de concessions pas toujours très claires. Et quand un manager n'est pas clair dans une décision, cette décision n'est jamais acceptée.
    Le plus difficile va arriver à partir du prochain match. Il va falloir concrétiser lors du match contre Nice, lors d'un déplacement à Toulouse et lors de la réception de Monaco. Il va falloir montrer encore plus que ce que l'on a montré contre Montpellier, Guingamp, Lorient ou Nantes. C'est la marche au-dessus. Exception faite du match contre Paris.
    Il va y avoir deux personnalités à gérer dès le prochain match, deux joueurs dont le retour dans l'équipe a été "sacrifié" au profit du collectif et dont la situation va forcément s'envenimer très vite.
    En parlant juste de Valbuena ça m'étonnerait qu'il accepte de bonne grâce de rester sur le banc, lui qui faisait des efforts quand les autres refusaient de jouer, lui à qui on a certainement promis de l'aider à retrouver sa place d'international. Il a porté l'équipe quand elle était dans le dur, maintenant il a certainement la certitude que l'équipe lui doit quelque chose. Sa situation sera la première situation délicate à gérer par Genesio. Lui qui semble éviter tout conflit avec les joueurs, qui a su esquiver jusqu'à ce week-end toute prise de décision, là il pourra difficilement éviter de trancher et de faire accepter sa décision.

    1. zikos35 - lun 11 Avr 16 à 14 h 01

      On a un objectif collectif et nous opérons une chevauchée fantastique qui nous a vu remonter 9 places en trois mois. Il reste 5 matchs, 5 matchs pour l'exploit après le fiasco de la première moitié de saison. Ceux qui veulent jouer leur carte perso dans ce contexte...sont pour moi hors sujet.
      Je pense que Grenier l'a bien compris et la joue collectif, on connait son tempérament et son côté "grosse tête" et pourtant il est d'une patience surprenante depuis son retour.
      Regardez Bedimo également qui doit en avoir (très) gros sur le coeur et à juste raison, jamais un mot déplacé, à chaque opportunité il joue à fond, se défonce pour l'équipe.
      Valbuena je ne comprends pas ce qu'il cherche, il parait évident que même en jouant 100 % des matchs restant et 90 min/match il n'ira pas à l'euro, Payet, Koman, Griezman, Martial... et même Fékir qui reprend seulement sont devant lui dans la tête de Deschamps. A partir de là venir casser la dynamique avec des aigreurs personnelles... ça me parait limite.

      1. OLVictory - lun 11 Avr 16 à 14 h 07

        Je ne vois pas pourquoi Bedimo aurait un quelconque problème avec le club, il sait qu'il va toucher le pactole et que le père noël va passer pour lui en juillet. Ca serait le monde à l'envers qu'il soit fâché en plus.

      2. zikos35 - lun 11 Avr 16 à 14 h 44

        Libre a toi de défendre l'institution quoi qu'elle fasse, je n'ai pas ce point de vu. Le traitement infligé à Bedimo a été plus que limite et on s'est tiré une balle dans le pied en le black listant. Son comportement et ses déclarations ont été exemplaires par rapport à ça depuis le début de saison.

      3. OLVictory - lun 11 Avr 16 à 15 h 01

        Je ne défend pas l'institution. D'ailleurs ce n'est pas une institution mais un club de foot pro.
        C'est bizarre de dire ça alors que je déplore justement que le club ait cette attitude assez contre-productive et que Bedimo subisse un traitement différent de celui qu'ont pu avoir Gomis, Briand ou Gourcuff.
        Mais ce que je peux t'assurer c'est que Bedimo a choisi cette situation et qu'il s'en accommode très bien. Mais tu es libre de ne pas me croire.

      4. janot06 - lun 11 Avr 16 à 16 h 41

        Il est certain que c'est Bedimo, et lui seul qui a décidé de refuser toute prolongation ; dès lors, même si l'on pouvait espérer plus de compréhension ou d'intelligence de la part de nos dirigeants, il savait ce qui risquait de lui arriver avec une telle attitude laquelle est à rapprocher de celle de Cornet vis-à-vis de son ancien club, Metz.
        Son mérite est de rester très neutre dans ses déclarations et de toujours s'identifier au groupe.
        Décrochera-t-il pour autant une belle prime à la signature dans son futur club ? A voir...

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