OL – OM (Photo by PHILIPPE DESMAZES / AFP)

OL, OM, Payet, Buquet, LFP : le récit de la soirée, nos révélations

Le choc OL - OM avait à peine débuté, dimanche soir, quand le Marseillais Dimitri Payet a reçu une bouteille d'eau pleine sur le côté gauche du visage, lancée depuis le virage Nord. Olympique-et-lyonnais.com vous propose de revivre cette soirée de l'intérieur.

Un individu gâche tout, il est rapidement interpellé

OL – OM a débuté depuis 3 minutes 58 lorsqu'un individu, âgé de 32 ans, jette depuis le virage nord inférieur une bouteille sur Dimitri Payet au point de corner. Le Réunionnais reste à terre et l'arbitre décide d'interrompre le match. Dans la foulée, l'Olympique lyonnais propose au joueur de consulter l’un de ses médecins spécialisés pour des examens complémentaires si cela lui était nécessaire. Le Marseillais refuse.

Les équipes de sécurité du club rhodanien repèrent très rapidement, à l'aide des très nombreuses caméras installées dans le stade, le fauteur de trouble. Exfiltré, le "supporteur" est immédiatement interpellé et placé en garde à vue. De source policière, l'homme était toujours gardé à vue ce lundi pour "violence avec arme par destination dans une enceinte sportive." Trois autres personnes ont été également interpellés, trois jeunes hommes, pour usage de fumigènes.

Réunion au PC sécurité

Dans le PC sécurité du stade, les représentants de l’OM, de l’Olympique lyonnais, l’arbitre de la rencontre Ruddy Buquet, le délégué de la Ligue de football professionnel, le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes Pascal Mailhos, ainsi que le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) et la vice-Procureur échangent durant une quarantaine de minutes. Les différentes parties conviennent unanimement que la décision finale revient à l'arbitre

Après le visionnage, à plusieurs reprises des images, le constat est clair : il s'agit bel et bien d'un acte d'un seul individu et non une action de plusieurs personnes. Après investigation, l'individu n'appartient à aucun groupe de supporteurs lyonnais , il n'est pas abonné et il est détenteur d'un billet qui n'est pas à son nom.

Une reprise conditionnée

Tandis que les spectateurs attendent une décision officielle, l'OL propose que des policiers viennent se placer derrière les poteaux de corner pour assurer la sécurité des joueurs marseillais. La Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP) et le préfet acceptent l'idée. L'arbitre Ruddy Buquet, après avoir recueilli toutes les informations, accepte de reprendre la rencontre. L'homme en noir rejoint son vestiaire et convoque les deux capitaines et les deux entraineurs  pour leur faire part de sa décision. Un délégué de la Ligue de football professionnel (LFP) notifie cette reprise et le speaker du stade annonce la reprise en respectant les règles édictées : au moindre incident, la rencontre sera définitivement arrêtée.

Au même moment, selon nos informations, un dirigeant de l'OM sollicite la LFP et demande à l'instance de réagir au plus vite. Un communiqué (lire ici) qui s'en prend au préfet Pascal Mailhos tombe rapidement dans les boîtes mails des journalistes.

La pression de l'OM

En coulisses, les Marseillais n'acceptent pas la décision de l'arbitre et le font savoir. Très remontés, Álvaro González et Mattéo Guendouzi donnent de violents coups dans du mobilier et usent de noms d'oiseaux. Pour les Phocéens, le match est terminé et ils ne reviendront pas sur leur décision.  Quelques minutes plus tard, l'arbitre Ruddy Buquet demande à voir Pablo Longoria et Jean-Michel Aulas, le préfet de région, le DDSP et la vice-procureur. Il a changé d'avis et, lui aussi, ne souhaite plus reprendre la partie. Le choc OL - OM est définitivement arrêté.

Payet refuse d'être consulté à Lyon

La vice-procureur de la République propose à Dimitri Payet d'être examiné par médecin dans le but d'établir un certificat d’incapacité temporaire de travail . Le joueur de l'OM refuse, le bus du club phocéen quitte Décines. Lundi, le milieu offensif marseillais était absent de l'entraînement et Marseille a fait savoir que le joueur avait décidé de porter plainte "dans le cadre de l'enquête de la procureure de Lyon".

4 commentaires
  1. Gritup - lun 22 Nov 21 à 18 h 52

    Je donne mon avis pour recadrer un peu ce que je vois sur plein de sites. Il faut en effet distinguer :
    - lorsqu'un homme lance une bouteille sur un autre, il a commis une faute pénale. Il faut l'interpeller et il passera devant le juge judiciaire pour ce fait (même si c'est souvent des tocards insolvables). Précisons que la gravité de son acte et de sa sanction dépend de si sa bouteille a atteint sa cible ou non. Les services de police gérés par le DDSP et le préfet sont compétents.
    - la question se pose de reprendre le match ou non. Cette décision, elle est prise par l'arbitre, en fonction principalement de la question suivante : "a-t-il y avoir d'autres troubles ?", et selon les éléments qui lui donnent les services du préfet. Théoriquement, on s'en fout que la bouteille ait ou non touché sa cible : il doit prendre en compte la probabilité que d'autres bouteilles soient jetées, compte tenu notamment de la présence de policiers munis de boucliers pour y parer, mais surtout d'un envahissement du stade, qui est la principale raison qui conduit à stopper un match.
    - une fois le match fini (s'il a continué ou non), on entre dans le champ disciplinaire, c'est à dire la compétence de la ligue, pour sanctionner les clubs, avec des défaites sur tapis vert, retrait de point ou fermeture de tribunes. Je ne connais pas exactement quels sont les éléments pris en compte.
    - entre temps, le préfet comme la ligue, chacun au titre de ses compétences, peut suspendre les tribunes en ordonnant un huis-clos provisoire.

    Ceci dit, j'ai quelques remarques sur les evennements d'hier :
    > lorsque l'arbitre a décidé de la reprise, décidé de continuer le match (décision certes tardive mais logique, puisqu'il ny avait pas de réel risque de troubles à ce moment là) l'OM a refusé de jouer. Et je ne connais aucune procédure qui les y autorise : en toute rigueur ils devraient perdre sur tapis vert.
    > la ligue n'aurait jamais dû prendre position contre l'avis de l'arbitre et du préfet, qui étaient les seuls compétents pour savoir si le match pouvait être joué de façon sécure.
    > selon moi, au moment de sanctionner un club, la ligue devrait leur fixer une obligation de moyens : punir tout lancer de bouteille, mais ne pas sanctionner bien plus lorsqu'une bouteille touche sa cible, ce qui relève du hasard d'une trajectoire d'une bouteille et non pas d'une faute plus grave qu'aurait commise le club.
    > il faut se rappeler que le stade n'a pas été envahi, ce qui fait que les événements qui se sont passés hier sont, somme toute, assez banals, et c'est le foin qu'on a fait autour qui me semble anormal.
    > pourquoi ne pas généraliser des filets du côté des corners ?

  2. Gilba - lun 22 Nov 21 à 20 h 44

    Tout à fait d'accord avec le commentaire de Gritup.
    Autre réflexion, le pauvre Payet est toujours là cible; est-ce en rapport avec ses déclarations souvent polémiques?

  3. jean-michel sihr - lun 22 Nov 21 à 23 h 47

    Moi Payet une victime, à Nice après avoir jeté un coup à droite et à gauche, il joue à nouveau au grand blessé, mais quelques secondes plus tard il trouve la force de se reler et de balancer 2 bouteilles dans les tribunes, et c'est seulement après cela que la pelouse est envahi. Mais pour tous ces pseudos journalistes et consultant c'est une victime ? Là je viens de lire qu'il a refusé de passer une visite médical que lui proposé le vice Procureur, et comme par hasard il va en passer le lendemain à Marseille, de quoi avait-il peur qu'on s'aperçoive une fois de plus qu'il en rajoutait une couche

  4. jean-michel sihr - lun 22 Nov 21 à 23 h 48

    Moi Payet une victime ? à Nice après avoir jeté un coup à droite et à gauche, il joue à nouveau au grand blessé, mais quelques secondes plus tard il trouve la force de se relever et de balancer 2 bouteilles dans les tribunes, et c'est seulement après cela que la pelouse est envahi. Mais pour tous ces pseudos journalistes et consultant c'est une victime ? Là je viens de lire qu'il a refusé de passer une visite médical que lui proposé le vice Procureur, et comme par hasard il va en passer une le lendemain à Marseille, de quoi avait-il peur qu'on s'aperçoive une fois de plus qu'il en rajoutait une couche

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