Vincent Ponsot, directeur du football à l’OL (Maxppp)

OL : "Peter Bosz a des objectifs à remplir", annonce Vincent Ponsot

Dans cet entretien accordé à Olympique-et-Lyonnais.com, le directeur du football Vincent Ponsot revient sur le mercato estival, la situation de l'entraîneur Peter Bosz et le match de dimanche contre le PSG.

Revenons sur le mercato estival de l’OL. Est-il conforme à vos attentes ?

Vincent Ponsot : Le mercato est dans un processus un peu plus large. Le constat est qu’on sort d’un cycle de trois ans qui n’a pas été bon. L’apogée, c’est la saison dernière qui, au-delà du classement final, a été le mauvais état d'esprit affiché. Les supporters se sont fortement plaints à juste titre. Il fallait changer les choses. On a fait un constat global avec des actions correctives. Il y a le mercato qui est forcément concerné car afficher cet esprit-là, ce n’était plus possible. On a fait des changements dans notre organisation globale. Bruno (Cheyrou) a pris plus d’importance sur la partie sportive. On a fait des changements dans le staff avec le retour de Ludovic (Giuly).

Rouvrir l’équipe à l’extérieur et je reconnais qu’avec le contexte Covid, on s’est un peu renfermé sur nous-mêmes et c’était une connerie. Il fallait changer l’environnement et c’est ce qui a amené à ce qu’on appelle l’ADN lyonnais même si c’est un peu restrictif. L’action principale était de changer les groupes (de joueurs), de les faire évoluer et le mercato est là pour ça. Avec un objectif particulier qui n’était pas facile à réaliser et qui pour moi a été rempli, c’était de recruter très tôt pour que le coach et le staff aient un groupe très tôt pour préparer une saison qui est particulière parce qu’on ne joue pas de coupe d’Europe et avec une Coupe du monde au milieu, qui intervient après seulement 15 matchs. Il fallait qu’on soit prêts très vite pour être performants tout de suite. Au niveau du recrutement, on a réalisé ce qu’on voulait faire.

On a investi de manière importante même si ce n’est pas dans les chiffres. On a fait revenir Lacazette et Tolisso, ce qui était inespéré trois mois plus tôt. Ça faisait sept mois qu’on travaillait dessus. On a signé Tagliafico qui a aussi des caractéristiques avec son expérience, sa grinta complémentaire, du leadership. On a signé Johann Lepenant avec une vision plus sur l’avenir. On a signé Tetê et prolongé des cadres pour l’avenir avec Maxence (Caqueret), Anthony (Lopes) et Rayan (Cherki). En matière de construction d’effectif sur ce qu’on souhaitait faire, cette partie-là, elle est très positive et on a fait ça avant une quelconque vente de joueur ou que Monsieur Textor soit arrivé donc on a pris des risques par rapport à ça. Pour juger un bon recrutement, c’est à la fin que ça se décide en fonction du résultat (classement en fin de saison).

Cependant, au rayon des départs, vous n'avez pas atteint vos objectifs...

Oui, le point le moins positif est qu’il fallait réduire l’effectif parce qu’on ne joue pas de coupe d’Europe et par rapport à ce qu’on souhaitait faire, on n'a clairement pas réussi. Selon les joueurs, les raisons sont différentes. Même si on dit que le marché des transferts est reparti parce qu’on a eu X milliards d’investis, c’est factuel mais ce n’est pas le contexte global du marché. Il y a des clubs anglais qui ont beaucoup investi parfois de manière étonnante et dans le reste de l’Europe, les stigmates du Covid sont encore très présents. Les clubs avaient besoin d'entrées d’argent et il y avait beaucoup de joueurs sur le marché donc ça a été très difficile sauf si vous tombiez sur un club anglais qui voulait votre joueur. Sur certains joueurs, on était en recherche de porte de sortie mais on n’a pas trouvé. Les cas sont différents avec des joueurs qui voulaient partir et avec qui on a travaillé main dans la main. Je pense à Houssem (Aouar) où ça s’est fait d’un commun accord. Il a besoin d’un autre projet et on a cherché ensemble. Ça ne s’est pas fait pour diverses raisons parce qu’il y a eu des candidats. Une fois, c’était lui qui ne se mettait pas d’accord, une fois c’était nous. On n’a jamais eu la connexion en même temps. Pour les autres joueurs, ils ne voulaient pas partir et on n’a pas trouvé de notre côté. C’est clair que l’effectif est pléthorique mais comme le dit le président (Jean-Michel Aulas), une difficulté peut être une opportunité et j’essaye de voir ça comme une opportunité de ne pas avoir réussi. Je trouve que Moussa (Dembélé) est un bon exemple par rapport à ça. Avoir Moussa dans l’effectif avec les entrées réussies qu’il fait et avec un état d’esprit impeccable, ça donne encore plus de cartouches à l’entraîneur. Sur les sorties, le sujet est peut-être plus économique.


"Avec Houssem (Aouar), on est ouvert comme on l’est avec Moussa (Dembélé)"


Pourquoi avoir cédé Lucas Paquetà ?

Il y a un aspect économique et un autre de savoir si le joueur veut faire partie du projet ou non. On a dit que le changement par rapport à l’année dernière était d’avoir des joueurs impliqués dans le projet. Il faut avoir envie de rester. Avec Lucas, on a eu des discussions en mars, en avril et même pendant l’été parce qu’il n’y avait pas forcément les clubs qu’il espérait. Mais sa position a toujours été très claire : il souhaitait partir. On a recruté en anticipant ce départ. Je pense qu’au milieu, on a toutes les qualités pour performer. A partir du moment où il s’est mis d’accord avec un club, même si on espérait un plus grand club, on est entré dans la discussion et on a voulu défendre au mieux l’intérêt économique de l’OL. Il a été très clair et sa position n’a jamais changé même avec l’arrivée de John Textor.

Vous auriez pu le convaincre de rester en lui disant qu’il était intransférable...

Je ne vais pas dire que c’est un discours qu’on ne tient jamais de dire à un joueur qu’il est intransférable parce qu’on l’a fait avec Maxence (Caqueret) car c’était fondamental. Je ne dis pas que ça ne l’était pas avec Lucas (Paquetà) mais quand un joueur exprime fortement son envie de partir et qu’il le fait suffisamment tôt pour qu’on puisse anticiper, je reviens à l’adhésion du projet. Dans un transfert, il y a trois parties qui sont d’accord. Les deux clubs et le joueur. Et un transfert contre l’avis d’un joueur, ça n’existe pas. On voulait absolument des joueurs investis dans le projet. Quand on n’a pas senti ça chez lui, on a pris les alternatives. On aurait pu lui dire mais ça n’a pas été notre choix. A l’inverse avec Maxence Caqueret, Malo Gusto, Castello Lukeba, on a pris cette position-là et pour Malo et Castello qui ont eu des approches, il y a eu 0 sujet de discussions parce que notre position était claire et eux avaient envie de rester. Lucas (Paquetà) voulait absolument aller en Premier League mais on n’était pas obligé de vendre donc on lui a posé plusieurs fois la question.

Finalement, Houssem Aouar est resté au club. Vous souhaitez désormais le prolonger...

C’est une décision qui est ouverte. Houssem (Aouar) est un joueur formé au club et on a beaucoup de respect pour ces joueurs. Le centre de formation est quelque chose de très important. C’est en effet un sujet ouvert avec lui mais il ne reste pas fermé ni dans un sens ni dans l’autre. On est ouvert comme on l’est avec Moussa (Dembélé). A partir du moment où ils se comportent bien à l’entraînement etc. Ces joueurs restent des possibilités. Moussa a décliné nos propositions et il nous a indiqué qu’il reviendrait vers nous si nécessaire. Pour nous, le plus important c’est le comportement dans le groupe parce que l’objectif numéro 1 est qu’on veut performer à nouveau. L’objectif sportif est primordial par rapport aux aspects économiques des prolongations.


"On n’a jamais mis Sinaly (Diomandé) sur le marché"


Que comptez-vous faire avec Jérôme Boateng ?

On avait trop de défenseurs centraux (d'où le souhait du club qu'il parte lors du mercato). Pour l’instant, il est exemplaire dans son comportement et son professionnalisme. Il était blessé, il revient, il est à la disposition du coach donc c’est à lui de choisir.

De nombreux supporters estiment qu’il fallait enrôler un défenseur central surtout lorsqu’on voit les difficultés de Thiago Mendes à ce poste-là. Quelle est votre position ? 

J’entends. C’est une question que l'on s'est posée. Le coach nous a fait part de son avis. Moi j’ai toujours connu ça à l’OL, la décision du recrutement est collégiale. Il y a un entraîneur, on l’écoute, il y a un directeur sportif ou du recrutement, le président et moi (directeur du football). C’est une décision collective qui a été prise. Le coach, en étayant ses arguments comme il l’a fait en conférence de presse, estime que Thiago (Mendes) pouvait jouer à ce poste-là. On est convaincus de ça aujourd’hui. Thiago a fait neuf matchs la saison dernière (en défense centrale), j’ai en tête les deux rencontres contre Porto qui était un gros adversaire où il a été dans les attentes de Peter (Bosz). C’est-à-dire une défense qui joue haut avec du marquage préventif. Il répondait aux critères de l’entraîneur. C’était une option acceptable. En plus, il a une polyvalence. Du coup, si c’est nécessaire, si au milieu on avait un déficit, il peut jouer 6. On a adhéré à ça. Alors OK, il y a eu Lorient, Monaco mais il peut jouer et être bon à ce poste.

Sinaly Diomandé a failli quitter le club en fin de mercato…

On a cinq centraux et comme un certain nombre de joueurs ne sont pas partis par rapport à l’effectif, on a ouvert la porte à la demande du joueur. On n’a jamais mis Sinaly sur le marché. Il s’est rétracté in fine. Il n'y a aucun problème pour nous. On est contents qu’il soit resté, on n’a pas forcé le départ. S’il avait été au bout de son souhait, comme il a eu pas mal de sollicitations et par rapport au nombre de défenseurs centraux, on aurait accepté. Il reste avec nous, il va peut-être percer pendant la saison et on sera tous contents.

La cellule de recrutement est très décriée. Comment jugez-vous ce qui a été fait lors du dernier mercato…

Pour moi, par rapport aux objectifs qui lui a été donnés, elle a fait un bon travail. Je reviens sur le point de départ. On voulait changer l’état d’esprit, on voulait plus de leadership. Au final, on recrute Nicolas Tagliafico qui montre que c’est un très bon joueur, Alexandre Lacazette, Corentin Tolisso, le petit Johann Lepennant, on confirme Tetê, Rémi Riou qui fait un intérim exemplaire pendant la suspension d’Antho Lopes. Donc, pour moi, la cellule a rempli sa mission.


"On fait un choix d’avenir avec Saël (Kumbedi)"


Cette cellule de recrutement est-elle appelée à évoluer ?

On sera à l’écoute de Bruno (Cheyrou) sur le sujet. On a quatre scouts avec des périmètres et des profils très différents qui font un vrai travail collectif. Il y a également un analyste vidéo avec eux. Entre la data et cinq recruteurs, on estime que ça fonctionne même si on peut toujours s’améliorer. On a le sujet du territoire de l’Amérique du Sud où l’on s’interroge. On a la Pelé Académy à Resende entre Rio et Sao Paulo, Monsieur Textor est propriétaire majoritaire de Botafogo, il y a donc des synergies à trouver. On a un partenariat avec le Dakar Sacré-cœur (Sénégal), on espère voir des joueurs qui viennent performer à l’OL.

Malgré l’arrivée de Saël Kumbedi, ne manque-t-il pas un joueur au poste de latéral droit ?

On s’est demandé si on mettait Malo (Gusto) avec une concurrence forte avec un joueur plus expérimenté. On a fait le choix, car on croit beaucoup en Malo, de le conforter et ne pas générer cette éventuelle concurrence difficile. Et en plus, on fait un choix d’avenir avec Saël (Kumbedi). C’est un choix stratégique. Mais, oui, on s’est posé la question. En sachant qu’il y avait le petit Irvyn Lomami qui a fait toute la préparation au mois de juillet, on attendait aussi ce qu’il donnait.

Vous travaillez déjà sur le mercato hivernal ? Songez-vous à prendre un joker ?

Pour nous, aujourd’hui, le mercato, il est fait. Après, on doit avoir une cellule (de recrutement) qui à tout moment peut être sollicitée. Si on doit s’adapter, il y a une trêve avec la Coupe du monde, on s’adaptera. En tout cas, on a les moyens de le faire. On fera le point à ce moment-là. Vous parlez de joker, pour nous, il n’y a pas la question de joker.


Pour Bosz ? "Il y aura des temps de passage intermédiaires"


Peter Bosz est de plus en plus critiqué. Peut-il être évincé, en cas de défaite (la 3e de rang), dimanche contre le PSG ?

Les critiques, on les entend, on peut les comprendre. Après nous, on est plus sur des démarches moyen-long terme. On a un objectif qui est clair, on a terminé un cycle de trois ans, on réengage un nouveau cycle et on veut que ce nouveau cycle soit beaucoup plus performant. On a un objectif de performance dans la pérennité. C’est-à-dire qu’on n’est pas là pour faire des coups, des "one-shots", on veut que cette performance se pérennise et c’est tout le modèle du club qui est construit comme ça. Oui, on a une exigence de résultats. Et quand je lis qu’on est moins exigeants qu’avant, c’est totalement faux. La saison dernière n’a pas été bonne et on a décidé, parce qu’on a fait une analyse, de maintenir Peter (Bosz) en place. Et on a été convaincus de notre choix. Par contre, bien évidemment, il y a une exigence de résultats. On a changé l’effectif, l’état d’esprit, on a changé en accord avec lui plein de choses, on estime qu’il y a tout aujourd’hui pour performer. Et donc, on attend des résultats. Mais on ne fonctionne pas en disant que si dimanche, il se passe quelque chose, on va prendre telle décision. Ça ne se passe pas comme ça. On n’a pas attendu le match de Monaco pour fixer des objectifs à Peter. On veut retourner sur le podium. On attend des résultats de manière plus rapide que d’attendre la fin de la saison.

Peter a des objectifs à remplir fixés à la trêve Coupe du monde (15e journée), il en a à la 19e journée qui existent depuis le départ avec des temps de passage. Ces objectifs resteront entre Peter et nous. L’exigence, on l’a vis-à-vis de lui et il a cette même exigence vis-à-vis de lui-même. Il est tout à fait conscient de cette situation et qu’on attendra pas le mois de février ou le mois de mars. Les objectifs, ça ne veut pas dire qu’on n’a plus confiance en lui. On croit en Peter et son staff car un entraîneur ne fait pas tout seul. On est convaincus que le staff tel qu’il est constitué peut remplir ces objectifs. Une chose est sûre, ce n'est pas comme la saison dernière, il y aura des temps de passage intermédiaires. Il n’est pas le seul concerné, on a fait les efforts pour avoir un effectif de qualité donc le collectif de joueurs doit avoir plus de résultats qu’il n’obtient aujourd’hui. On attend plus de résultats de tout le monde.

Certes mais une défaite dimanche va forcément créer un climat particulier… La pression va s’accentuer sur Peter Bosz...

C’est le raisonnement de l'immédiateté. Il y a un match, il y a une défaite et il faut virer l’entraîneur, X ou Y. Au club, on veut apprécier ça sur des temps plus longs. Pour le match de Paris (ce dimanche), on attend une réaction de l’équipe par rapport aux deux dernières rencontres (Lorient et Monaco). Après Paris, ça reste Paris. Si on fait tout notre jugement sur un tel match, à mon avis, ça ne serait pas pertinent. Ce n’est pas cette affiche qui va tout changer. Je le répète, Peter aura par contre des temps de passage plus courts.


"L’objectif final, c’est d’être dans les trois premiers"


Peter Bosz dresse des constats, souvent bons d’ailleurs, mais il n’arrive pas à trouver des solutions…

Les constats, comme vous le dîtes, il les fait, mais je peux vous assurer qu’il travaille tous les jours avec son staff pour trouver des solutions. Le problème est comptable. Si on regarde le match de Monaco, dans le contenu, et surtout tous ce que les joueurs ont fait pour aller chercher la victoire, c’est quand même incroyable qu’on n’est pas au moins égalisés voire gagnés vu le nombre d’occasions qu’on a eues à la fin. Ce que j’ai vu à Monaco en fin de partie, c’est une intensité, une volonté d’aller chercher la victoire… Et ça, on ne le voyait pas la saison dernière, on n’était pas capables de le faire. Tous les entrants ont apporté quelque chose donc ça veut dire qu’il y a un effectif de qualité et qu’il y a un état d’esprit totalement différent. Je suis convaincu que si l’équipe continue comme ça, il y aura des résultats différents derrière. On pose souvent la question : "c’est quoi un bon entraîneur ?". C’est quelqu’un qui a des résultats, qui fait bien jouer son équipe, qui s’intègre dans un projet club et fait progresser les joueurs. Peter répond incontestablement aux deux derniers critères. Il est intégré au projet du club, il fait progresser les joueurs, on voit les jeunes du centre qui montent comme Malo (Gusto), Castello (Lukeba), Bradelay (Barcola).

Sur les deux autres critères, il a une philosophie qui doit nous permettre de bien jouer et il faut des résultats. Sur ces deux éléments, on attend plus de Peter. Mais, pour nous, il peut répondre aux quatre critères. Sa fin de contrat en 2023 ? Si Peter obtient des résultats et qu’il veut rester avec nous, on sera très heureux. C’est quelqu’un de bien. Mais, je le répète, il faut des résultats. L’objectif final, c’est d’être dans les trois premiers.

Il y a toujours cette irrégularité… Cette équipe est difficile à cerner….

Il y a une constance qu’on doit régler. Pour être performant, il faut être constant. A Monaco, on a deux énormes occasions quand ils marquent le premier but. En première période, on n'a rien à envier à Monaco, on a une maîtrise technique. Par contre, comment l'équipe a joué à Lorient, ce n’est pas possible !

Avez-vous activé des leviers avant ce choc contre le PSG ?

Non, ce n’est pas nécessaire. J’ai presque envie de dire que c’est le match le plus facile à préparer parce que les joueurs le savent. Avec Bruno (Cheyrou), on voit régulièrement les leaders, on voit régulièrement le staff. On n’a pas besoin de leur en parler avant des gros matchs comme ça.


Concurrence du PSG ? "Pour l’OL, c’est très dur, car il n’y a pas d’équité"


Que représente un OL – PSG en termes de moyens, d’ambitions…

Ce ne sont pas les mêmes modèles. L’OL a un modèle équilibré, sain… Où l’on essaie d’avoir en tout cas d’avoir un modèle équilibré, qui s’autofinance et qui est dans la pérennité. On respecte le fair-play financier et on essaye de développer nos ressources. Cela me surprend toujours par rapport ce que l’on peut entendre avec ce que certains appellent OL Land. Toutes les ressources qu’on développe sont au profit du football avec un spectre un peu plus large que la simple équipe pro masculine. En face de nous, on a le PSG qui est sans limite financièrement, on ne boxe pas dans la même catégorie. Pour la France, c’est bien d’avoir un club comme le PSG pour rivaliser avec Manchester City, le Barça, le Real Madrid, il faut certainement ça. Pour l’OL, c’est très dur, car il n’y a pas d’équité. Leur budget est de 700 millions d’euros, regardez leur trois attaquants...On n’est pas dans le même monde. Après, un match de foot reste un match de football et nos joueurs feront tout dimanche pour renverser ça.

Avec l’arrivée de John Textor, l’OL peut-il se rapprocher du PSG ?

L’objectif depuis l’arrivée au Groupama Stadium, c’est de développer nos recettes pour se rapprocher des plus grands européens. De développer nos recettes en les auto-finançant, c’est la propre richesse qu’on crée. Cela va prendre du temps avant d’arriver au niveau du PSG. Mais c’est un modèle sain pour l’entité OL. On verra ce que Monsieur Textor a en tête pour ça, mais son arrivée, je l’espère, nous apportera des leviers supplémentaires. Ce qu’il a apprécié Monsieur Textor, c’est ce modèle-là aussi. La future salle de spectacle (Arena), c’est pour développer nos ressources. Dans certains clubs, si un investisseur X s'en va demain, il n'y a plus rien. A l’OL, ce n’est pas ça. Pour moi, c’est toute la réussite de ce qu’a crée Monsieur Aulas ici.

Je peux comprendre l’impatience des supporters, mais je pense qu’ils peuvent être fiers d’avoir un club comme ça, qui est amené à durer, qui n’est pas construit sur quelque chose qui peut s’arrêter du jour au lendemain. Ceci dit, le modèle qu’on a construit et les ressources que l’on a doivent nous amener à avoir plus de résultats. Ils ont raison d’être critique parce qu’on doit avoir plus de résultats que sur les trois dernières années.

Comment gérez-vous le quotidien du club avec Jean-Michel Aulas ?

C’est quelqu’un qui a son club chevillé au corps. Ça fait 12 ans que je suis là et il n’a pas changé. Il a une passion pour son club... C’est incroyable ! Je dis souvent que les Lyonnais devraient être très fiers de tout ce qui a été construit ici. Comme il l'a déclaré à plusieurs reprises, il a pris un peu de recul sur le quotidien, médiatiquement, car c’est une activité usante, mais il n'y a toujours qu’un patron à l’OL. Avec l’arrivée de Monsieur Textor, ça va être intéressant de voir la complémentarité des deux personnalités. Il sera toujours attaché à l’avenir de l'Olympique lyonnais.

205 commentaires
  1. Bioman - jeu 15 Sep 22 à 6 h 19

    Je sens que l'on va battre le record de commentaires ! 😂

    Signaler
    1. Darn - jeu 15 Sep 22 à 9 h 03

      Nan, c'est trop long, les gens ne liront pas. De toute manière Ponsot ment toujours.

      Signaler
      1. Sebepe - jeu 15 Sep 22 à 9 h 41

        Franchement, il fait de la politique sur cette interview.
        Et finalement à part les points de passages (en restant vague) on apprend pas grand chose...

      2. OLVictory - jeu 15 Sep 22 à 9 h 43

        Les points de passage c'est le summum, l'expression qui ne veut rien dire dans le foot, et chacun y trouvera ce qu'il a envie d'y trouver. Méthode 100% Aulas, ambiguïté incluse.

      3. Darn - jeu 15 Sep 22 à 10 h 17

        Ce sont éléments de langage qui disent "on a des exigences" ; que ce soit vrai ou pas.
        Cela permet, si jamais Bosz ne respectaient pas ces points de passages, de ne pas en parler et de continuer avec lui toute la saison ; sauf saison vraiment catastrophique (type Sylvinho) je suis convaincu qu'ils vont le garder jusqu'à la fin de la saison.
        Pour autant il parle de podium (mais je n'y crois pas là-dessus, je pense que c'est, comme tu le dis, une déclaration politique, c'est de la com') et ça, c'est presque en contradiction.
        Pour autant, ce qui plaiderait en faveur de ces "points de passage", c'est l'attitude de Bosz, plus nerveux sur le terrain, moins souriant en conf'. Je pense qu'il a la pression, contrairement à ce qu'il dit.

      4. OLVictory - jeu 15 Sep 22 à 10 h 21

        Bosz n'a jamais cherché qu'une seule chose, gagner du temps et rester à son poste le plus longtemps possible. Forcément un objectif clair, chiffré, mesurable, doit le rendre légèrement nerveux.
        Ceci dit, on ne connait pas l'objectif.
        Et deuxio on ne sait pas ce qui va se passer si Bosz échoue, les deux dernières fois, il ne s'est rien passé, il a réussi à embobiner tout le monde pour avoir encore un délai…

      5. Darn - jeu 15 Sep 22 à 10 h 23

        Il finira la saison, sauf catastrophe.

      6. OLVictory - jeu 15 Sep 22 à 10 h 25

        Finira ou finira pas, qu'importe il peut se passer tellement de choses d'ici là, ce qui m'intéresserait de savoir c'est pourquoi il finira ou finira pas.
        C'est un peu l'idée quand on fait un article de 8 pages, de donner ce genre d'infos.
        Sinon c'est servir la soupe

      7. Darn - jeu 15 Sep 22 à 10 h 37

        Il finira d'un point de vue économique, je le pense, mais ils ne peuvent pas dire un truc pareil...

      8. Olyonn@is - jeu 15 Sep 22 à 15 h 05

        @Darn de neuf heures trois.J'ai tout lu de A à Z.😉

    2. michellahavane - jeu 15 Sep 22 à 14 h 26

      Heureusement et j'espère qu'ils seront bons ces commentaires parce que quand je vois ceux des supporters ou soi-disant supporters je me demande si j'ai pas envie de les traiter de stéphanois.
      Ils ne comprennent rien ni au football ni à la gestion d'un club
      Personne en France ne peut s'enorgueillir d'avoir une institution aussi solide que celle qu' a créé monsieur Aulas .
      Moi ça me suffit le reste viendra et j'y crois.
      Allez l'OL et merci président

      Signaler
  2. Bioman - jeu 15 Sep 22 à 6 h 24

    Oulalala le passage sur Paquetâ ça va faire jaser 😁

    Signaler
    1. Darn - jeu 15 Sep 22 à 9 h 07

      Mais non voyons, il ment !

      Signaler
  3. Dufduf - jeu 15 Sep 22 à 6 h 50

    Tout va très bien Mme la marquise! Avec des petits points d'étape à la 15ème et à la 19ème , pas bien méchant tout ça, ils vont pouvoir laisser le temps à Bosz de continuer d'appliquer ses rêveries tactiques...

    Signaler
  4. nikkisixx1968 - jeu 15 Sep 22 à 7 h 36

    Bonjour
    Nous y sommes, 1er bilan
    Staff ok
    Cellule de recrutement ok
    Mercato départ ok pour Paqueta, qui voulait partir coûte que coûte mais pas ok pour les autres joueurs (trop d effectif) donc nok
    Résultat à l instant T ok
    Direction ok
    Donc tous les voyants sont au vert, nous devons finir sur le podium (objectif de la direction).Les clés du camion à Lukeba, Gusto et Cherki
    Magnifique, personnellement la direction est très optimiste vis à vis de tous les points cités Hallucinant ,nous verrons ça avant la coupe du monde .
    Comme le dit Dufduf (tout va très.....).Mais depuis des années le sportif ne fait plus partie des réels objectifs du club. Un cran en dessous à tous les niveaux .Perso beaucoup de blablas
    Allez L OL le club la ville les supporters le reste chacun son truc

    Signaler
  5. Moimoi - jeu 15 Sep 22 à 8 h 04

    Salut les aminches,

    Génial, O&L a réussi à décrocher l'interview d'un dirigeant, merci !
    Déçu du discours de celui-ci quand même, malgré la pertinence des questions posées.
    Monsieur Ponsot apporte peu de nouvelles infos et les explications ont un air de déjà-vu depuis cet été, voire bien avant.

    Je résume :
    -"On a investi de manière importante même si ce n’est pas dans les chiffres" : bien ! Ils ont donné de leur personne, à défaut de l'argent du club. C'est l'intention qui compte à ce qu'il parait. Sauf pour avoir des résultats...
    - De ce que je comprends niveau cellule de recrutement, elle n'est pas prête d'évoluer puisqu'ils en sont satisfaits.
    - Tout comme de leur œuvre cet été. Pas de joker prévu.
    - Lucas voulait visiblement vraiment partir. Le retour des brésiliens au club fut finalement éphémère.
    - Peter Bosz, les performances, l'esprit de l'équipe : TOUT VA BIEN, et cela va durer !

    Signaler
  6. GoNL - jeu 15 Sep 22 à 8 h 49

    Hello Razik,
    Bravo pour l’article !!
    Cette interview est à 80% identique à celle dans Le Progrès, avec quelques différences de transcription qu’on ne va bien sûr pas manquer d’interpréter différemment 😉!
    Comment ça s’est passé ? Itw conjointe? Tu peux en dire plus sur l’envers du décor, sur l’atmosphère de l’itw et la démarche et le contact avec Ponsot?
    Pour moi, un seul but: montrer aux supporters que Bosz est sous observation, mais seul l’interviewer peut réellement lire entre les lignes…

    Signaler
  7. Juni forever OL - jeu 15 Sep 22 à 8 h 52

    Bon, tout va bien, j'ai retenu qu'il y a des leviers de partout a tous les étages comme une fusée 🤣
    Je n'y crois que moyennement

    Signaler
  8. LELAVALLOIS - jeu 15 Sep 22 à 8 h 53

    PONSOT, 12 ans au club ...
    Pas un trophée, rien , wallon ...
    Ce mec va faire couler notre club, il a déjà réussi à dégager Juni ...

    Signaler
    1. Dufduf - jeu 15 Sep 22 à 9 h 18

      Douze ans ...Il a dû connaître notre dernière coupe .Je n'ai pas très bien suivi sa "carrière" pourtant il a l'air sympa et son propos est riche (loooool ! )

      Signaler
  9. OLVictory - jeu 15 Sep 22 à 9 h 12

    Un peu frustrante cette itw.
    Tous les sujets que voulaient aborder Ponsot ont été passés en revue, sans apporter de nouvelles informations, certains auraient mérité un approfondissement.
    C'est du 100% Aulas mais reformulé en version soft, sans sucre, sans alcool, sans saveur.
    Je comprend qu'on ne pousse pas Aulas à répondre sur les quettions qui dérangent, c'est un grand Monsieur, âgé et il ne comprendrait pas venant de journalistes locaux.
    Mais Ponsot, vous avez vraiment peur de lui au point d'éviter de lui poser les questions qui nous intéressent ?

    Signaler
  10. Doudski69 - jeu 15 Sep 22 à 9 h 17

    Mais mon pauvre Ponsot a la 15eme journée on aura tellement de retard
    -en points
    -en système de jeu
    -en foi dans le club

    que ce sera trop tard pour le podium . Podium ... Ça ressemble au rêve d'un gosse. Ça s'éloigne à mesure que le temps passe.

    Tout ces "objectifs" successifs que le club (jma) annonce en cours de saisons . Objectifs décroissants jusqu'à ce que la réalité nous rattrape.

    Ponsot tu as dit que vous aviez fait des conneries. Tu veux un scoop : on est en route pour une nouvelle connerie. Ça te la coupe? Ben ecarquilles les yeux.

    J'ai un (double) rêve : Textor (pas de Monsieur entre nous!) signe bien le 26 et il EXIGE le départ du clown sur le champ pour apposer son grigri.

    Sinon je peux vous préparer le blabla de Noël et le superblabla de fin de saison....avec l'enrobage qui va bien.

    Signaler
    1. OLVictory - jeu 15 Sep 22 à 10 h 00

      10 points de retard sur le podium à la 15e journée et ça sera foutu. Nous ne sommes plus au temps où le niveau de la L1 était tellement faible qu'en jouant un mois d'avril à fond, on remontait automatiquement sur le podium. Cette saison on joue contre des équipes qui sont capables de résister à la pression d'un retour.

      Nos dirigeants vivent encore dans les années 2010

      Signaler
      1. Dufduf - jeu 15 Sep 22 à 10 h 14

        Surtout que notre ancien "sprint final" est devenu un marronnier pour journalistes en mal d'idées.

      2. Darn - jeu 15 Sep 22 à 10 h 49

        Voire un mensonge...

  11. Darn - jeu 15 Sep 22 à 9 h 17

    J'ai trouvé ça plutôt intéressant, éclairant, même si certaines zones d'ombres subsistent, naturellement.
    On n'a pas le sentiment de langue de bois, mais bien sûr, comme toute personne, il nous dit bien ce qu'il veut nous dire.
    En tout cas, je souscris à son discours, et au modèle ; il faut juste accepter qu'on parle d'ambition à long terme, d'auto-financement à long terme.
    Après, je reste convaincu que le podium est un faux objectif ; c'est 4 ou 5 l'objectif cette saison, de mon point de vue.

    Signaler
    1. OLVictory - jeu 15 Sep 22 à 9 h 24

      Sur le discours du long terme, il confirme ce que certains pensent, sportivement, il ne se passera rien pendant au moins cinq ans, voire dix. L'objectif long terme est de survivre aux crises de 2020 et d'attendre des jours meilleurs.

      Ils ont sûrement fait leurs comptes, mais je ne vois pas comment la situation financière peut s'améliorer sans disputer la Ligue des Champions au moins deux années sur trois.

      Signaler
    2. Dufduf - jeu 15 Sep 22 à 9 h 24

      Darn, le foot est un spectacle , c'est bien pour ça qu'il y a des spectateurs payants et donc , ce serait le seul spectacle , où l'on explique que "va falloir patienter". J'imagine bien le directeur de théâtre nous dire , avant les trois coups, " la pièce est à ch...er parce que le metteur en scène est nul mais je vous demande , chers amis , de croire que , dans quelques années, aux alentours de la St Glinglin pour être plus précis , nous aurons les meilleurs . En tout cas continuez à venir , car c'est bon pour notre business , tant pis si vous êtes déçus à chaque représentation mais , bon, hein, faut se serrer les coudes ..."

      Signaler
      1. Darn - jeu 15 Sep 22 à 10 h 13

        Justement, je ne considère pas le football comme un spectacle, mais comme un sport.
        Donc pour moi, je le peux pas le comparer à du théâtre ou une salle de concert, par exemple.
        Cependant, à l'heure actuelle, le football tient presque plus du spectacle que du sport, d'un point de vue économique, il est vrai.
        Pourtant, la comparaison me semble un peu alambiquée : une salle de théâtre, c'est souvent une société, la troupe, une autre société, et il en passe plusieurs sur une saison ; ce n'est pas le même système de fonctionnement qu'un club de foot, et les attentes ne me semblent pas comparables.
        Et puis, pour en avoir vu, des pièces de théâtre mal jouées, ça existe ! Cela se prépare, tout autant.
        La vision du long terme ne me semble pas du tout comparable non plus. Combien de temps dure une troupe ? L'OL, c'est déjà 70 ans, et ce sera sans doute le double un jour !

        Bref, des choix ont été faits, je pense que c'est sain pour la durée de vie du club et sa compétitivité à l'avenir, et je l'accepte, et comme le dit Ponsot, et je le pense vraiment, je suis assez fier du fonctionnement club. En conséquence, je prends mon mal en patience. Et personnellement, je m'ennuie rarement, pour ne pas dire jamais, en regardant l'OL, donc cela me convient.
        Pour les titres, je suis prêt à attendre, tant que l'équipe se donne ; cette année, en dehors de Lorient, je suis satisfait.

      2. Dufduf - jeu 15 Sep 22 à 10 h 26

        Le foot est plein de choses ( sport, spectacle, business ) lesquelles s'imbriquent . Mais nous cherchons des satisfactions , en tant que supporters, et c'est sans doute pour cela que nous sommes quelques-uns à considérer que la partie "business" doit demeurer le moyen et pas la fin.
        Manque de lucidité , de pragmatisme ? Peut-être , mais si l'on est lucide on va jouer avec les mômes au parc au lieu de perdre du temps et de l'argent à Décines.
        Certes , je ne m'ennuie pas avec l' OL mais je souffre un peu et c'est déjà trop.Cela sent presque aussi mauvais qu'avec Domenech ou Stephan.
        Si toi tu considères que c'est juste un sport , alors pratique-le ( ce que tu fais peut-être ) mais ne va pas regarder car alors tu deviens un spectateur.

      3. Darn - jeu 15 Sep 22 à 10 h 41

        Je pratique très humblement, assez souvent (tournoi dans dix jours !!!). J'adore regarder le foot, mais justement je pense que je le vois d'un œil différent depuis que je pratique.

    3. Dufduf - jeu 15 Sep 22 à 11 h 04

      C'est original , ce que tu dis, là, parce que la plupart des gens , sur ce forum, ont sans doute joué (au fond de l'impasse, en district , en division d'honneur; que sais-je ?) à la même époque où ils regardaient au stade ou à la télé et donc ont comparé leur pratique avec le spectacle des matches pros simultanément.
      La pratique et la chose vue s'alimentant l'une l'autre.

      Signaler
      1. Darn - jeu 15 Sep 22 à 12 h 03

        J'ai été trop timide pour me lancer, j'ai attendu mes 35 ans... Et puis par chez moi, c'était compliqué le foot dans ma jeunesse.
        En jouant, j'ai regardé différemment les matchs, et les joueurs, pour comprendre, parce que personne ne m'apprend, donc je dois me débrouiller, avec ce que je vois. Ma vision a donc totalement changé, plus basée sur la technique et la tactique, et non plus juste en tant que loisir.

  12. Juninho Pernambucano - jeu 15 Sep 22 à 9 h 48

    Le perroquet , la voix de son maitre , a parlé .
    C'est lui le patron du club ou bien ?
    Satisfécit général , la cellule de recrutement , le mercato , tout est bien , ils sont contents .

    Signaler