Sonia Bompastor (Photo by FRANCK FIFE / AFP)

OL : Sonia Bompastor "tire la sonnette d’alarme" pour le foot féminin français

En marge de la finale de la Ligue des champions, Sonia Bompastor a fait un état des lieux du foot féminin français. L’entraîneure lyonnaise demande à la FFF d’accélérer notamment sur la formation.

Il y a encore quelques années, la France, à travers l’OL et le PSG, était une référence dans le football féminin. Grâce à ses deux locomotives, le championnat de France pourtant hétérogène pouvait se targuer d’attirer les meilleures joueuses du monde. Ce temps est maintenant révolu et la concurrence se fait de plus en plus tenace sur la scène européenne. Samedi, en finale de la Ligue des champions, ce ne sont pas les Fenottes qui seront favorites mais bien le Barça, preuve que la donne a changé. Après avoir été en avance, la France a pris du retard et à Lyon, tout le club en est bien conscient.

"Là où il faut qu’on se réveille, c’est surtout au niveau de la fédération. J’étais au match entre Barcelone et l’Atlético ce week-end et il y a une vraie différence culturelle, a déclaré Sonia Bompastor au micro de RMC Sport. Là-dessus, on a encore beaucoup de travail. Il faut améliorer les infrastructures, les stades, les conditions de retransmission à la TV."


Bompastor : "Quand il faut prendre des décisions, on n'y arrive jamais"


Etant proche de devenir la première femme à gagner la Ligue des champions comme joueuse et entraîneure, Bompastor a vécu au plus près l’évolution du football féminin dans l’Hexagone. L’ancienne internationale française concède que "le niveau du championnat est plus homogène et qu’il a progressé dernièrement" mais que la France "a besoin aujourd’hui d’avoir une D1 forte avec le plus de clubs compétitifs possibles pour performer au haut niveau."

Comme elle l’avait déjà dit sur le plateau de Tant qu’il y aura des Gones pendant la double confrontation contre la Juventus, Sonia Bompastor n’hésite pas à pointer du doigt le travail de la FFF où officie pourtant Jean-Michel Aulas. La coach lyonnais exhorte la Fédération à passer la seconde notamment sur la formation, au risque de prendre un retard fatal pour tous.

"La Fédération doit avancer sur pas mal de sujets: la formation dans les clubs, les championnats de jeunes pour qu’elles puissent jouer dans des championnats qui leur permettent de s'aguerrir au haut niveau. Il y a plusieurs points comme ça qu’il faut vite travailler parce que sinon, on va être vite dépassés et ce serait dommage pour le football féminin français."

3 commentaires
  1. dede74 - mar 17 Mai 22 à 16 h 38

    Ça fait un moment que l'on tire la sonnette d'alarme mais, cette dernière doit-être trop assourdie, les instances ne l'entendent pas ! à moins que ces instances, n'aient des boules Quiès dans les oreilles, bien enfoncées !

  2. isabielle - mar 17 Mai 22 à 20 h 02

    Les instances, comme tu dis, dans leur grande majorité ne savent voir que le court terme... celui qui leur permet de faire les beaux à le télé ou dans les médias à la moindre victoire contre les équipes mal classées sur le plan mondial.
    Le travail sur le long terme, ils s'en tapent... car ils ne sont élus que pour 3 ou 4 ans ! ... Tous les pays qui ont le foot dans leur ADN construisent au quotidien naturellement pour toutes les générations, c'est dans leurs gènes... chez nous, c'est ''paillettes et show-biz'' depuis une bonne dizaine d'années !... les derniers trophées UNFP l'on bien démontré !

  3. OL-91 - mar 17 Mai 22 à 21 h 28

    D'abord les matches qui rapportent. Déjà les clubs masculins ne sont pas mirobolants. OLF est le meilleur club de D1, dit-on, mais que dire de beaucoup d'autres ? Trop de clubs pour une population qui ne donne pas en nombre suffisant la priorité au football. La différence "culturelle" se niche probablement là.

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