OM – OL : un supporter lyonnais raconte son agression à Marseille

Dimanche soir avant la rencontre entre l’OM et l’OL, un minibus des Rouge et Bleu, un groupe de supporters de l’Olympique lyonnais, a été attaqué par une vingtaine de Marseillais. Pourtant, le minibus était sous escorte policière mais aucun CRS n’a bougé. Thierry Greco, président du groupe de supporters, a reçu un coup de boucle de ceinture dans l’agression.

Décidément cet OM-OL était très chaud, dans le stade durant la rencontre mais également lors de l’avant-match dans les rues de Marseille. Un minibus des Rouge et Bleu, un groupe de supporters de l’Olympique lyonnais, a été attaqué par une vingtaine de Marseillais aux abords du stade Vélodrome alors que les supporters des Gones étaient pourtant sous escorte policière.

Le président de l’association a reçu un coup de boucle de ceinture. Il nous raconte. « Tous les supporters lyonnais se sont rendus sur l’aire de Peypin, l’aire de repos obligatoire lors des déplacements à Marseille. On est parti avec sept autres bus de supporters et on était tous escortés par des véhicules de police, des CRS et des motos. Une vraie escorte policière... On a mis un peu de temps pour rentrer dans Marseille à cause de la circulation. Et juste dans l’avenue avant d’arriver au stade, une grosse vingtaine de Marseillais nous sont tombés dessus en tapant sur les vitres des minibus mais trop sur les cars. Sauf que moi j’avais ma fenêtre ouverte, et cette fois ce n’est pas un coup de poing mais un coup de boucle de ceinture que j’ai reçu sur le visage. Ils sont venus comme des sauvages. Il y avait des motards de police qui n’ont pas bougé », nous a confié Thierry Greco.

« J’aurai pu prendre un coup de couteau ! »

Résultat : le président des Rouge et Bleu a dû se faire poser six points de suture au visage. « J’ai dû attendre d’arriver au stade pour me faire soigner. C’est vraiment désolant d’en arriver là car cela aurait pu arriver à une femme ou à un enfant ! L’escorte elle est bien pour nous permettre d’arriver plus rapidement au stade, mais là quand 20 mecs vous sautent dessus, personne ne bouge. C’était une attaque ultra-rapide. J’aurai pu prendre un coup de couteau. Pour moi ce n’est pas des supporters ».

Désormais, Thierry Greco envisage de faire remonter cette histoire à l’OM par l’intermédiaire de l’Olympique lyonnais.

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