À l’heure où John Textor est critiqué pour ses choix, Jake O’Brien est l’exemple même de la multipropriété de clubs. Le défenseur irlandais remercie ce système qui lui a permis de rejoindre l’OL cet été.
Du haut de son presque double-mètre, il en impose lorsqu’il rentre dans la pièce. Pourtant, sa taille est proportionnelle à sa timidité face à un micro. Dans les présentations officieuses des nouvelles recrues de l’été à l’OL, Jake O’Brien a eu le droit à son bizutage médiatique vendredi après Clinton Mata, Ainsley Maitland-Niles ou encore Ernest Nuamah. Une dizaine de minutes pour apprendre à en connaitre plus sur le défenseur. Car, on ne va pas se mentir, l’Irlandais restait une énigme du mercato estival de l’OL jusqu’à sa titularisation contre Reims dimanche dernier.
Une première réussie qui a aussi permis de lever quelques interrogations sur le niveau du joueur. Ce n’est bien sûr pas une seule rencontre qui va permettre de juger le niveau réel de O’Brien, mais dans les difficultés actuelles, la copie rendue pour le joueur de 22 ans a été une belle surprise. "Je me suis entraîné dur depuis que je suis arrivé ici. C'est un vrai privilège pour moi d'être là. J'étais prêt à saisir cette opportunité et très content de pouvoir jouer pour Lyon. J'ai eu ma chance la semaine dernière." À l’aise avec les pieds et plutôt rapide pour gérer la profondeur malgré sa taille, Jake O’Brien a marqué des points à Reims.
Une ascension sportive palier par palier
Suffisant pour enchaîner ce dimanche (15h) contre Lorient ? "À l’aise dans une défense à 3 ou à 4", l’ancien de Crystal Palace a vu Dejan Lovren revenir de blessure. Ce dernier n’a plus joué depuis mai dernier et pourrait donc manquer de rythme et offrir un deuxième match à l’Irlandais. En attendant de savoir ce que mettra en place Fabio Grosso, voir O’Brien se battre pour une place de titulaire est déjà une victoire en soi. Tout le monde se rappelle encore les conditions de son arrivée à l’OL, avec ce qui rassemble à un caprice de John Textor. Le communiqué lyonnais avait d’ailleurs indiqué que le staff de Laurent Blanc allait "l’observer dans un premier temps avant qu’une décision ne soit prise."
Un renfort défensif qui n’en était pas forcément un jusqu’à la fermeture du mercato estival et qu’aucune porte de sortie ne lui a été trouvée. Passé devant Mamadou Sarr dans la hiérarchie des centraux, l’international espoir irlandais, qui "rêve des A", a fait taire certains sceptiques dimanche dernier. "Je suis un joueur qui aime se donner à 100%, c'est le minimum pour un club comme Lyon. Les gens sont surpris de me voir courir vite, car je suis très grand. La saison dernière à Molenbeek beaucoup de supporters ont été surpris. J'ai toujours été un joueur rapide, mais j'ai développé cet aspect de mon jeu."
Les datas en font le plus rapide des défenseurs centraux
À 22 ans, Jake O’Brien reste un joueur encore vert comme il en existe peut-être un peu trop dans l’effectif de l’OL cette saison. Néanmoins, il est l’exemple même de ce que la multipropriété peut permettre de faire. Même lui avoue qu’il aurait "été difficile d’atteindre l’OL sans Eagle Football". Les parties de Football Manager ou de Monopoly, au choix, de John Textor ont fini d’irriter les supporters lyonnais. O’Brien ne va lui pas remettre en cause le système Eagle, car il en est le premier bénéficiaire et fait partie des nombreux mouvements intraclubs. Dans les datas chères à Textor, l'Irlandais apparait comme le central le plus rapide de l'effectif et avoue que "le foot se passe de plus en plus comme ça, avec des rassemblements de clubs."
Après ses gammes à l’académie de Crystal Palace, il a participé à la montée de Molenbeek la saison dernière, "une étape de développement importante" qui aujourd’hui lui a ouvert les portes de l’OL. Une ascension sportive palier par palier comme le souhaite Textor. La première réussite de ce système à Lyon alors que le club lyonnais ressemble plus à une vache à lait qu’à autre chose pour Eagle Football ? Seul l’avenir le dira…

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