Suspendu pour neuf mois après son coup de sang lors d'OL - Brest en mars dernier, Paulo Fonseca va retrouver le banc lyonnais ce dimanche à Lorient.
À Lorient, ce sera la fin de votre bannissement. Vous quittez les tribunes de presse. Est-ce un soulagement ?
Paulo Fonseca : C'est un moment spécial pour moi. Avoir la possibilité d'être dans le banc est naturellement différent. Je suis content. C'est vrai que j'étais là pour les matchs de Ligue Europa. C'était un bon entraînement pour préparer ce moment, mais je suis heureux. C'était neuf mois difficiles, mais je pense qu'on a fait une bonne gestion de cette période pour retourner à la normalité.
Il n'est pas question de vous revoir durant une mi-temps en tribune de presse ?
On l'avait un peu envisagé l'autre fois. J'aime beaucoup regarder le match de cette position-là. Mais peut-être pas à chaque fois. Probablement sur un match parce que je pense que ça vaut le coup. Je préfère être dans le banc.
"Le vestiaire m'a manqué pendant longtemps"
En quoi ces neuf mois ont été difficiles ? Qu'est-ce qui vous a vraiment manqué ?
Je pense qu'il a manqué beaucoup de choses, comme je l'ai dit l'autre fois. Le contact avec les joueurs dans le vestiaire était le plus difficile. Mais après aussi d'être sur le banc, d'avoir un contact direct avec les joueurs, d'avoir la possibilité de parler avec eux pour changer quelque chose. Mais je pense que la principale difficulté était d'être loin du vestiaire.
Est-ce que cet incident vous concernant a aidé à ce que l'Olympique Lyonnais aujourd'hui soit une vraie équipe, une vraie entité soudée ? Est-ce que ç'a contribué ?
Oui, je pense que oui. Il y a eu beaucoup de choses négatives, naturellement, mais je ne peux pas oublier un moment que j'ai passé ici après cet incident. C'était en Roumanie, quand nous avons joué contre le FCSB (ndlr : lendemain de l'annonce de sa suspension). Les joueurs ont marqué deux buts et ont célébré avec moi sur le banc, à dire qu'ils étaient avec moi. C'était peut-être le moment le plus beau de ma vie professionnelle, et je ne vais jamais l'oublier.

Profite-en vu que tu ne vas rester longtemps sur le banc...un pète câble cet entraineur.
Il a surtout servis d’exemple alors que d’autres entraîneurs et présidents français crachent à longueur de temps sur le corps arbitral sans être jamais inquiété…
On attends encore la suspension de Luis Henrique (qui est aussi sanguin que Fonseca, voir pire…) après la finale de la coupe du monde des clubs…
Avec son passé, il risque de payer cher un nouvel écart.
Pas sûr qu'il l'ait compris en tant que sanguin.
" C'était peut-être le moment le plus beau de ma vie professionnelle, et je ne vais jamais l'oublier."
Vu l'ego de Fonseca, c'est pas anodin qu'il dise cela, admettant le besoin de soutien qu'il ressentait à ce moment là et l'émotion qu'il a eue en voyant ses joueurs avec lui.
Il avait versé quelques larmes d'ailleurs.
Ca confirme l'état d'esprit solidaire qui règne dans ce groupe et qui s'est renforcé cette saison du fait des déboires du club.
Si ça dure, ça peut amener de belles choses.
Salut @Tongariro!
Je partage ton ressenti suite à ces propos de P.F., et concernant l'état d'esprit qui semble régner au sein du groupe en ce moment.
A ce propos, j'ai bien apprécié la présentation du "nouveau" dans le staff, Adrien Tarascon au travers de la vidéo du site officiel de l'OL:
https://www.youtube.com/watch?v=MZNfBeZW7W8
D'abord il a l'air sympa, et il semble vraiment heureux d'être à l'OL et d'exercer sa fonction (aide au développement personnel). Bon, les "titres" officiels sont parfois un peu pompeux, mais en tout cas il décrit assez longuement son rôle au dans le staff et surtout auprès de joueurs.