Cherchant à avoir un maximum la possession pour s’éviter de mauvaises surprises, l’OL a dû se renier lors de la venue du PSG en novembre. Face au club parisien, les joueurs de Paulo Fonseca ont effectué la deuxième distance au cumulé sur la première partie de saison de Ligue 1.
Depuis son arrivée, il ne cesse de le répéter. Plutôt un entraîneur qui aime la possession, Paulo Fonseca mise sur cette doctrine à l’OL. Un moyen de contrôler le tempo, de concéder un minimum d’occasions et donc de se mettre à l’abri de potentiels buts contre son équipe. Depuis le début de la saison, la formation lyonnaise est l’une des équipes avec le meilleur pourcentage en terme de possession. Et ce même si elle a souvent subi dans les deuxièmes mi-temps face à certains gros. Contre le PSG, l’OL a malgré tout dû renier sur ses principes, la faute notamment à des blessures (Tolisso, Sulc) mais aussi à la force de frappe du club parisien.
Le PSG leader de ce classement malgré sa large possession
Ayant choisi d’opérer par transitions rapides, les Lyonnais n’ont pas été loin de voir leur stratégie marcher, sans un but de Joao Neves à la dernière minute. La faute à un manque de lucidité sur le marquage ? Il faut dire que sur les 92 premières minutes de cette rencontre, l’OL n’avait pas ménagé ses efforts. À tel point que la formation rhodanienne a parcouru la deuxième plus longue distance au cumulé sur un match sur la première partie de saison. Près de 120,5km qui placent l’OL juste derrière le PSG contre le FC Metz (121,94), preuve que ce n’est pas parce qu’on a le ballon qu’on ne court pas. Bien au contraire.

Et bah…ça change des saisons précédentes..bien joué le pôle sportif pour l’achat de joueur physique et endurant ! En L1 on ne peut pas ronronner !
Ben, en fait, si on cumule ce genre de statistiques (2ème équipe ayant le plus couru, équipe la plus sanctionnée du championnat), cela explique en bonne partie pourquoi avec un effectif disons le réduit et anémié à certains postes, l'OL est parvenu à la force du poignet,avec pas mal de solidarité et parfois quelques excès d'engagement, à figurer à mi-parcours dans le top 5 de la Ligue 1.
Mais on a vu aussi qu'avant la trêve, l'effectif était globalement épuisé et plutôt moins performant. Cette place tient un peu du miracle, même si on a perdu en route quelques points plus faciles à obtenir.
Reste à espérer qu'avec quelques renforts judicieux, le retour des blessés et une bonne récupération nerveuse et physique des vaillants combattants de la première partie de saison, les bons résultats seront un peu plus faciles à obtenir et que les joueurs auront moins à tirer sur la corde pour bien tenir jusqu'à la fin du bal, qui comme chacun sait est le moment où "on paye les musiciens."