De nouveau aligné dans un 4-4-2 losange à Lens, l'OL a montré un visage inquiétant, notamment dans le premier acte. Après une prestation aboutie face à Rennes, les Lyonnais ont avant tout été dans la lignée de ce qu'ils avaient montré au Paris FC.
L'occasion était trop belle qu'elle a forcément été ratée. Vendredi soir, en ouverture de la 6e journée de Ligue 1, l'OL avait la possibilité de prendre seul les commandes avant les autres matchs du championnat. Il fallait pour cela battre le RC Lens et montrer le même état d'esprit conquérant que celui affiché juste avant la trêve contre Rennes. Quatre-vingt-dix minutes plus tard, la gifle infligée aux Bretons a été un bien lointain souvenir, tant les Lyonnais ont été méconnaissables à Bollaert. Enfin pas vraiment car pendant plus de 45 minutes, on a avant tout eu l'impression de revivre le scénario observé face au Paris FC. Aucun tir cadré dans le premier acte et l'impression d'une formation perdue sur le terrain. Un constat fait par le vestiaire rhodanien après la défaite 2-1 dans le nord de la France.
Un milieu de terrain absent techniquement
Est-ce que la trêve internationale a coupé l'élan positif des Lyonnais ? Peut-être bien, et ils étaient nombreux à pointer le manque de préparation de cette rencontre avec jeudi comme seule séance collective au complet. Néanmoins, cela ne doit pas être une excuse pour expliquer le déchet technique presque choquant affiché vendredi soir. La maîtrise affichée contre Rennes a laissé place à un marasme de ballons perdus, passes mal ajustées, sur une pelouse détrempée, il est vrai.
Mais tout cela n'avait rien à voir avec les trois semaines sans entraînement au complet ou autre. L'OL a failli dans un secteur du jeu plus qu'important, encore plus dans le 4-4-2 losange instauré depuis trois matchs de championnat. "On a perdu pas mal de ballons, on a vu un peu trop de mauvaises transmissions comparativement à Lens qui l’a mieux maitrisé, ça fait une belle différence", regrettait Dominik Greif auprès de nos confrères en zone mixte.
Censés être les détonateurs du jeu rhodanien, Tyler Morton (7 ballons perdus à la pause), Corentin Tolisso et Pavel Sulc (12 pertes de balle) ont été aux abonnés absents pendant toute une mi-temps et cela fait beaucoup pour une seule équipe. "L'espace était là, nous avons deux ou trois situations en première période qui le prouvent. Mais ce n'est pas seulement Tyler ou Coco, c'est toute l'équipe qui était loin de ce que nous pouvons faire, pestait Fonseca en conférence de presse. Quand on a récupéré le ballon, on a fait beaucoup d'erreurs techniques."
"On était loin de ce qu'on a préparé"
Quand, au Paris FC, l'OL avait réussi à ne pas prendre de but et ainsi ramener le point qu'il fallait dans la capitale, il n'a pas été capable de le faire à Bollaert. En plus d'être limitée offensivement, la formation rhodanienne a multiplié les erreurs individuelles défensivement. À l'aise quand il s'agit d'attaquer, à l'image d'une nouvelle passe décisive pour Khalis Merah, Zachary Athekame est impliqué sur les deux buts lensois. Ayant beaucoup joué durant la trêve internationale, le Suisse aurait-il dû être un peu plus préservé ?
Il est plus facile de le dire après la rencontre, mais Paulo Fonseca ainsi que ses joueurs préféraient pointer du doigt une défaillance collective, notamment en ce qui concernait le pressing, loin d'être au point. "On avait préparé une façon de presser qui nécessitait de la rigueur et on ne l'a pas eue. On était loin de ce qu'on a préparé et il était difficile de récupérer le ballon", a confié le coach. Il a été rejoint par Dominik Greif. "On avait préparé un système de pressing mais on n’a pas su le mettre en place en première période, tout simplement. Notre mi-temps n’était vraiment pas très bonne, on leur a rendu le match confortable." Lens n'en demandait pas tant pour relancer la machine, un mois et demi après sa dernière victoire en Ligue 1.
