Avec le départ de Paulo Fonseca, l’OL traverse une semaine pas comme les autres. Le point glané chez la Real Sociedad montre néanmoins que les Lyonnais ne lâchent pas.
Jeudi, à Anoeta, il y avait tout pour que l’OL concède une deuxième défaite de rang en Ligue Europa. Au cœur d’une semaine rendue particulière par le départ soudain de Paulo Fonseca, Jorge Maciel, promu numéro un intérimaire, doit négocier deux déplacements difficiles à la Real Sociedad et à Brest. Le tout en jonglant avec une liste d’absents qui ne cesse de s’allonger, et des difficultés très claires pour les Lyonnais à voyager.
Donc quand Orri Óskarsson a ouvert le score juste avant la demi-heure de jeu, le scénario semblait entendu. Encore plus lorsqu’on connaît la statistique des retournements de situation loin de Décines pour Corentin Tolisso et ses coéquipiers. Mais ils sont finalement parvenus à faire mentir les chiffres avec une nouvelle réalisation de leur 9 de substitution (1-1). « S’il y avait un moment où l’on devait faire preuve de résilience, c’était celui-ci. On l’a fait hors du terrain, à l’entraînement et aussi sur cette rencontre », résumait le technicien portugais.
Dans quelques jours, sans doute en début de semaine prochaine, Carlos Vicens devrait devenir officiellement le 35e coach de l’histoire du club. En attendant, il reste une dernière affiche à négocier, au Stade Brestois, dimanche (17h15). Un adversaire peut-être moins prestigieux sur le papier, mais dont on connaît parfaitement les qualités. À Francis-Le Blé, Ludovic Ajorque et sa bande promettent un nouveau duel accroché grâce à des joueurs de talent au milieu et des attaquants pas maladroits devant la cage (5e meilleure attaque de Ligue 1).
À Brest, l’OL aura besoin de « caractère » et de « personnalité » autant que de talent
Sur une terre « hostile », où il n’a plus gagné depuis décembre 2022 (un nul et deux défaites), l’OL sait qu’il devra en passer par la même abnégation qu’au Pays basque. « On avait à cœur de montrer qu’on avait du caractère, malgré tout ce qui se passe en ce moment, et c’est ce qu’on a fait, soulignait Corentin Tolisso. On a eu de la personnalité. Je crois qu’on a fait un bon match, solide. Malgré le but encaissé, on n’a pas abandonné, on n’a pas lâché. On a continué de jouer, d’essayer de bien ressortir la balle. Et voilà, on a été récompensés. »
L’Olympique lyonnais a évidemment encore des armes à faire valoir pour faire respecter son statut de troisième du championnat en Bretagne. Mais on a surtout envie de dire qu’il doit faire le dos rond le temps de cette ultime sortie avant la trêve internationale. Car aujourd’hui, l’infirmerie déborde. On y retrouve Mohamed Ouedraogo, Tyler Morton, Pavel Šulc et Loïs Openda. Sachant qu’un dernier test sera effectué ce samedi pour savoir si Moussa Niakhaté et Ernest Nuamah, absents en Ligue Europa, sont aptes.
Serrer les dents avant une trêve qui va faire du bien
C’est l’hécatombe depuis début octobre à Décines, d’où la nécessité de serrer les dents. L’avant-centre belge pourrait reprendre dans les jours à venir, ce qui serait une excellente chose pour le secteur offensif. En attendant de le retrouver, et de couper pour ceux qui ne sont pas appelés en sélection, il est demandé un dernier effort.
Ce que l’OL sait plutôt bien faire, en misant sur un groupe solidaire et des joueurs capables du petit plus qui fait gagner une partie. Pour voir une rencontre maîtrisée de A à Z couplée à du « beau jeu », on patientera sûrement un peu, ce n’est pas vraiment la priorité aujourd’hui. Car même si le vestiaire affirme avoir tourné la page, ce qu’a traversé cette équipe depuis dimanche dernier est loin d’être banal.






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