Pour sa dernière sortie estivale de préparation, l’OL s’est frotté à l’Inter Milan. De ce nul (2-2), Peter Bosz en garde le répondant de ses joueurs face à une équipe taillée pour l’Europe.
La rencontre a eu beau se passer dans un stade de 20 000 places, il a clairement régné des airs de Ligue des champions, samedi soir à Cesena dans le nul contre l'Inter Milan (2-2). Il est assez rare de voir un match de préparation avec une telle intensité et l’OL peut se targuer d’avoir vécu une répétition générale qui a valu l’aller-retour express dans la Botte. En rentrant à Lyon dans la nuit, le club regrettera très sûrement de ne pas avoir enchaîné un deuxième succès de suite après la victoire contre Feyenoord (2-0). Mais dans un match quand bien même intense et physique, cela reste de la préparation et ce dimanche, c’est bien la satisfaction d’avoir fait jeu égal avec les vice-champions d’Italie qui dominera.
Dans cette dernière semaine qui se profile avant la réception d’Ajaccio, Peter Bosz va pouvoir travailler sereinement et surtout de manière spécifique ce qui a été observé à Cesena. Samedi, l’OL a tenu tête à l’Inter Milan mais a surtout livré son meilleur visage de la pré-saison et peut-être même depuis l’arrivée de l’entraîneur néerlandais. Il serait préférable que ce visage se voit en championnat plutôt qu’en amical mais dans l’opération reconstruction lyonnaise, personne ne boudera son plaisir d’une partition aboutie à Cesena. "Il y avait beaucoup d’engagement mais j’ai trouvé mes joueurs très concentrés, a réagi Peter Bosz dans des propos relayés par Le Progrès. C’était du très haut niveau face à un très bon adversaire. Mais ils ont aussi trouvé un très bon Lyon…"
Le match contre Ajaccio sera bien différent
C’est peut-être là la plus grosse satisfaction de cette soirée italienne. Malgré les deux buts encaissés, les joueurs de l’OL ont donné l’impression d’appliquer les consignes de leur coach à la lettre. Le fameux football total voulu par Bosz à son arrivée a été plus qu’entr'aperçu à Cesena notamment dans le domaine offensif. Face au 3-5-2 intériste, les Lyonnais ont pressé haut et avec succès mais ont surtout trouvé de la diversité dans l’animation. Le jeu court prôné par l'ancien de l'Ajax n’a pas été loin de trouver un écho avec Lacazette et Toko Ekambi.
Mais c’est finalement sur un mélange de jeu direct et d'une combinaison avec Paquetà que le capitaine lyonnais a trouvé la faille avant que l’OL ne fasse le break sur un contre (49e). Des palettes plus élargies et une capacité plus grande à déstabiliser l’adversaire selon le coach. "On a joué avec beaucoup de courage, on est allés les chercher haut et on a bien joué les contres." Dans cette soirée qui sentait bon la Dolce Vita avec un côté droit Gusto - Tetê qui ne cesse de monter en puissance, la baisse physique des joueurs lyonnais durant le deuxième a correspondu à la vague d’attaques des Nerazzurri sur le but d’Anthony Lopes.
Bien moins lucides, les Lyonnais "ont perdu bien trop vite le ballon en deuxième mi-temps" d'après Cherki au micro de Canal Plus et le portier portugais n’a pas pu faire indéfiniment des exploits face à Lukaku et Barella. Face à la puissance de l’attaquant belge, la défense centrale a été en difficulté mais le problème est avant tout collectif avec un équilibre qui s’est effrité quand le rideau du milieu a été moins influent. L’OL a désormais une semaine pour continuer à se montrer encore "plus solide que la saison dernière à la même époque". Mais qu’on ne s’y trompe pas, le match contre Ajaccio ne ressemblera en rien à celui observé contre l’Inter Milan. L'amical a presque été une parenthèse enchantée le temps d’une soirée et Peter Bosz en est bien conscient. "Ça nous donne confiance mais contre Ajaccio, ce sera différent et plus difficile, a-t-il poursuivi. Car les espaces qu’on a eus avec des un contre un, on ne les aura pas entre Ajaccio." A l’OL donc de trouver la clé pour ne pas retomber dans ses travers avec une animation offensive statique.

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