Méconnaissable en première période, l'OL a trop longtemps couru après la bonne solution tactique face à Lens (2-1). Il a fini par la trouver, mais trop tard, ce que regrette Corentin Tolisso.
Un vendredi sous la pluie à oublier pour l'OL du côté de Lens. Battu 2 à 1, il n'est plus invaincu en championnat et risque de chuter du podium après un bon démarrage en août-septembre. Du côté de Bollaert, les Rhodaniens ont eu beaucoup trop de manques pour résister à une formation lensoise certes malade, mais qui avait la bonne formule tactique pour contrarier le 4-4-2 adverse. Corentin Tolisso ne pouvait que constater les dégâts.
Au micro de Ligue 1+, le capitaine a dressé un constat implacable. "On voulait faire mieux bien sûr, rester sur la dynamique de Rennes (4-0 avant la trêve). En première période, ils nous ont marché dessus dans l'intensité et les duels, soulignait le champion du monde 2018. On a corrigé des choses à la pause, malheureusement, on concède ce second but. Il restait du temps, on n'a pas le droit de le prendre celui-là, sur un coup franc à 40 mètres. Les entrants ont fait de belles choses, on est revenus, on a tout donné jusqu'au bout mais c'était insuffisant. On doit surtout se reprocher ce premier acte."
"Mon positionnement a fait défaut. J'étais trop haut"
Selon lui, l'organisation n'a pas fonctionné comme prévu, ce qui a mis l'équipe dans la difficulté. Et la réaction n'a pas été assez franche pour espérer mieux de ce déplacement. "On a travaillé des choses qui n'ont pas été respectées sur le plan tactique, on n'a pas compris certaines choses nous les joueurs sur le terrain, a confié l'ex-Munichois. Lorsqu'on a rectifié, ça allait tout de suite mieux. On a failli là-dessus."
D'après son analyse, c'est dans l'entrejeu que le rapport de forces a basculé du côté des Sang et Or. "Mon positionnement a fait défaut. J'étais trop haut. Ils avaient trois joueurs dans notre dos : Florian Sotoca, Florian Thauvin et Michaël Cuisance en numéro 10. Je devais plus reculer pour être sur Thauvin, mais ils arrivaient à trouver des hommes libres derrière nous, a décrypté Corentin Tolisso. À la mi-temps, on a modifié notre placement, et c'était un peu mieux." Mais pas au point de renverser totalement la table. Le mal était fait.
