OL : l'arrivée d'un manager met-elle en danger Bernard Lacombe ?

L'Olympique Lyonnais va se structurer différemment. Un directeur sportif aura la main mise sur la politique sportive. Des compétences qui pourraient menacer directement le poste de Bernard Lacombe.

Lyon veut se relancer en surfant sur la dynamique très positive qui est la sienne en 2016. Jean-Michel Aulas l'a très vite annoncé, et rappelé à plusieurs reprises : l'OL va se doter d'un directeur sportif. Celui-ci aura pour mission de "définir une politique sportive globale" selon les mots du président lyonnais. S'il faudra encore attendre quelques jours avant la nomination officielle de ce nouvel homme fort entre Rhône et Saône, plusieurs noms circulent déjà : Garde, Anderson, Houllier... Ce dernier semble partir avec une longueur d'avance, selon Le Parisien.

Doublon avec le "conseiller spécial du président" ?

Mais ce qui interpelle d'abord, c'est l'essence même de ce poste de directeur sportif. Pour remplir les missions que souhaite lui confier Aulas, le futur manager devra nécessairement bénéficier de prérogatives élargies. On ne parle pas ici que de sportif. L'économique-sportif devrait ainsi être une part essentielle de ce nouveau job : politique salariale, gestion de l'enveloppe mercato, relation avec les agents... On imagine difficilement les dirigeants lyonnais se vanter de cette restructuration si elle est faite a minima : l'OL n'a aucun intérêt à créer une strate supplémentaire dans son encadrement si ladite strate n'est accompagnée d'aucune valeur ajoutée. Introniser un nouvel homme fort sportif, c’est nécessairement lui permettre d’avoir les cartes en main pour être efficace et ramener l’OL dans le top 10 européen dans les trois saisons à venir, comme le souhaite JMA. Dans ce contexte, difficile d’imaginer Bernard Lacombe disposer des prérogatives qui doivent être les siennes en tant que conseiller spécial du président.

Surtout si c’est Houllier…

Car derrière ce titre assez opaque, on imagine des fonctions étendues. Une sorte de « super-consultant » prêt à aider le président olympien dans toute prise de décision sportive. Qu’il s’agisse de la gestion du groupe professionnel, de l’encadrement de celui-ci, des joueurs intéressants à superviser ou encore du centre de formation, le champ des possibles est illimité tant le poste semble important. Mais comment faire cohabiter un conseiller spécial du président et un directeur sportif ? Ne devrait-on pas craindre un empilement de postes et de prérogatives ? L’organigramme sportif pourrait se compliquer, avec quatre niveaux décisionnels : président – conseiller spécial – directeur sportif – entraîneur. La situation serait d’autant plus compliquée si Gérard Houllier était nommé directeur sportif. Le Parisien révélait cette semaine que l'ancien entraîneur lyonnais attendait le feu vert médical pour s'engager avec Lyon. Et les relations tendues entre Houllier et Lacombe sont de notoriété publique depuis le passage du premier sur le banc des Gones. Et quand Jean-Michel Aulas parle du futur directeur sportif, il affirme que le choix de l’homme a été fait avec Bruno Génésio. Jamais il n’est fait mention de Bernard Lacombe. Comme si ce dernier avait été, à ce sujet, laissé sur la touche…

2 commentaires
  1. Gui’home Mo - dim 15 Mai 16 à 10 h 43

    Bernard Lacombe a 63 ans. Il n'est donc plus très loin de la retraite. Période qui lui permettra peut être de garder sa place en tribunes. (facile et au final il n'avait pas tort puisque avec Génésio on finit 2e)

  2. Juninho Pernambucano - lun 16 Mai 16 à 12 h 25

    il semble poussé vers la sortie ...

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