Joie des Lyonnais apres leur egalisation par Mahamadou Diarra – Milan AC / Lyon – Champions League C1 – 04.04.2006 – Retour – Quart 1/4 Finale- Foot Football – OL – largeur attitude joie accolade

OL : le bilan de Lyon face aux clubs italiens

L'OL et la Juventus se défient ce soir (20h45), au Parc OL, pour la toute première fois en Ligue des champions. Mais le club septuple champion de France a déjà affronté plusieurs clubs transalpins par le passé.

La réception de la Juventus au Parc OL, ce soir (20h45), donnera lieu à la onzième opposition entre les Gones et un club italien sur la scène européenne. Au cours de son équipe, Lyon a déjà bataillé contre sept formations transalpines : l'Inter Milan et le Milan AC, la Lazio Rome et l'AS Roma, Bologne, la Fiorentina et dernièrement la Juventus, son adversaire du soir. Un bilan mitigé (7 victoires, 5 nuls et 8 défaites) qui s'étale sur près de soixante ans.

Une humiliation pour commencer : Pour son premier duel face à une équipe italienne, Lyon se frotte à l'Inter Milan, en 1958, lors du premier tour de la Coupe des villes de foire. Une époque pré-Helenio Herrera, le mythique entraineur argentin qui a popularisé le fameux catenaccio qui collera aux basques des clubs de la Botte pendant des années. En cette année 58, le club intériste ne se contente pas encore de blinder sa défense afin de gagner les matchs 1 à 0. Pour preuve, les Nerazzurri en passent sept à l'OL au match aller sans concéder le moindre but et se contentent d'un match nul (1-1) à Gerland, au retour, pour poursuivre leur route dans la compétition.

L'exploit dans la ville éternelle : En 1995, l'OL se rend à Rome pour le compte des seizièmes de finale de la Coupe de l'UEFA afin de s'opposer à la Lazio. Un adversaire dont l'effectif contient des joueurs comme Alessandro Nesta, Roberto Di Matteo ou Pierluigi Casiraghi mais qui seront incapables d'arrêter les jeunes Florian Maurice et Ludovic Giuily, purs produits du centre de formation olympien. l'OL remporte les deux rencontres (2-1 à Gerland puis 2-0 à Rome) pour son premier vrai exploit sur la scène européenne face à une équipe qui terminera vice-championne d'Italie en fin de saison.

La désillusion : Deux ans après la belle nuit de Rome, Lyon refait le coup mais à Milan cette fois. À Giuseppe Meazza, les Gones terrassent l'Inter Milan (2-1) lors du match aller des seizième de finale de Coupe de l'UEFA. Ils croient le miracle possible mais déchantent au retour avec une défaite (1-3) face à Ronaldo, Djorkaeff, Recoba et consorts. L'inter remportera le trophée en fin de saison, au Parc des Princes, face à ... la Lazio de Rome (3-0).

Inzaghi, le briseur de rêves

Maudit match aller : L'année suivante, Lyon se déplace à Bologne pour la première des deux rencontres comptant pour les quarts de finale de C3. Jamais le club rhodanien n'était allé aussi loin dans cette compétition et Bologne, pas la plus impressionnante des équipes italiennes, semble être un adversaire à la portée des Gones pour prolonger l'aventure. Mais ces derniers prennent une rouste lors de la première manche (3-0) et ne s'en relèveront pas lors de la seconde, malgré les efforts d'Alain Caveglia et des siens, poussés par un Gerland plein à craquer. L'OL s'impose (2-0) mais la victoire à un goût amer puisque le club rate les prolongations pour un petit but ...

L'un des plus beaux matchs de l'OL : En cette année 2002, Lyon affronte pour la toute première fois un club italien en Ligue des champions. Portés par leur capitaine Sonny Anderson, les Olympiens viennent à bout de l'Inter à San Siro (1-2) lors de la phase aller des matchs de poules. Une rencontre marquée par un but absolument splendide du Brésilien. Mais c'est bien la manche retour qui va rentrer dans l'histoire : Lyonnais et Intéristes se livrent une partie d'anthologie, l'intensité est incroyable, le jeu est fluide, les attaques saignantes et les buts magnifiques. Notamment le premier marqué par l'OL, une sublime action collective initiée dans sa moitié de terrain et ponctuée d'une frappe pleine lucarne de Sonnygol. L'Inter répond et oblige Caçapa à marquer contre son camp. Les équipes se rendent coup pour coup, Eric Carrière redonne l'avantage aux Gones avant qu'Hernan Crespo, d'un doublé, ne renverse la tendance. Anderson figera le score au tableau d'affichage (3-3) et ancrera définitivement cette rencontre dans les esprits.

Cruel Inzaghi : Lors de cette saison 2005/2006, Lyon fait figure de favori pour une victoire finale en Ligue des champions. Avec les Juninho, Coupet, Tiago, Malouda, Diarra, Abidal, Cris ou Caçapa, le club de Jean-Michel Aulas fait trembler l'Europe et le Milan AC, qui se met sur son chemin en quart de finale de la Ligue des champions. À l'aller les Rossoneri tiennent le match nul (0-0) mais ne sont pas en position favorable au retour. Ils ouvrent certes le score par l'intermédiaire d'Inzaghi, mais Mahamadou Diarra égalise pour les Gones. À un but partout, l'OL est qualifié pour la première fois de son histoire en demies-finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Le scénario tient ... jusqu'à cette satanée 88e minute de jeu. Super Pippo crucifie Lyon en marquant un but de renard à deux minutes du la fin du temps réglementaire. Abattus, les Rhodaniens cèdent à nouveau sur un but de Chevtchenko et n'ont plus que leurs yeux pour pleurer (1-3) ...

La Juventus, acte 1

Mancini s'amuse de Réveillère : En 2007, l'OL affronte pour la première fois l'AS Roma. Les deux clubs disputent les huitièmes de finale de C1 et l'OL semble favori sur le papier. Mais le club de la capitale des Gaules ne fait pas le nécessaire en terres romaines (0-0) et se met en danger pour la rencontre à Gerland. Les craintes d'une élimination s'avèrent réelles quand Totti puis Mancini, après avoir mystifié Anthony Réveillère après une suite de passements de jambes, n'offrent la victoire à la Louve (0-2).

Voir Florence et puis grandir : L'OL affronte la Fiorentina deux années de suite. La première fois, en 2008/2009. Après un match nul à l'aller face à la Viola (2-2) chez lui, Lyon s'impose à Florence (2-1) et se qualifie à l'arrache pour les huitièmes de finale avant de se faire éliminer par le FC Barcelone. Mais la deuxième confrontation entre les deux équipes l'année suivante lancera l'écurie de Jean-Michel Aulas vers le plus bel exploit de toute son histoire : victorieux à domicile du premier match de la phase de poules de Ligue des champions face à la Fiorentina (1-0), les Gones démarrent bien leur campagne européenne. La défaite au retour face aux Florentins (0-1) ne change pas grand-chose et l'OL, deuxième du groupe E, poursuit son bonhomme de chemin. En huitièmes, ils se débarrassent du Real Madrid (1-0 puis 1-1) lors d'un match mémorable à Santiago Bernabeu, avant de se livrer à un duel fratricide contre les Girondins de Bordeaux au tour suivant. Là-encore, l'OL se qualifie (3-1 puis 0-1) et s'ouvre enfin la porte des demies-finale de C1. Un exploit immense que le club chercher toujours à battre. Ensuite, Lyon sera éliminé par le Bayern Munich (0-1 et 0-3) et commencera ses années de galères au niveau continental.

Premier rencard avec la Vieille Dame : Le plus grand club d'Italie, l'OL ne l'avait jusque-là jamais affronté. L'équipe aux vingt-neuf Scudetti et deux Ligue des champions se dresse sur la route des Gones en quarts de finale de la Ligue Europa. Déterminée à aller au bout, dans l'optique de remporter sa quatrième Coupe de l'UEFA chez elle, la finale se disputant dans son antre du Juventus Stadium. Emmenée par les Buffon, Chiellini, Pirlo, Pogba, Vidal et Tevez, la Vecchia Signora s'impose dans la capitale des Gaules grâce à un coup de tête de Bonucci (0-1), qui sera présent ce soir pour affronter l'OL. Au retour, la Juventus l'emporte à nouveau (1-2) mais échouera dans sa quête du sacre final en perdant face au Benfica Lisbonne au tour d'après.

3 commentaires
  1. Pantagruel - mar 18 Oct 16 à 18 h 02

    Ah... Ce match contre le Milan AC: une de mes plus grandes tristesses en tant que supporter de l'OL, ça et l'élimination contre le PSV surtout que ces années-là, on avait vraiment l'effectif pour aller au bout.
    On demande pas forcément à notre équipe lyonnaise de faire un exploit et de ce hisser à la hauteur de ses illustres ainés (bien qu'on le souhaite de tout coeur), on veut surtout retrouver nos valeurs footbalistiques, on veut voir cette équipe lyonnaise réaliser son potentiel parce qu'on sait qu'elle est capable du meilleur. Pour l'instant, elle montre surtout le pire. Lyonnais, ce soir, lavez l'affront.

  2. Aliocha57 - mar 18 Oct 16 à 18 h 34

    Pour rester pragmatique, j'espère surtout qu'on se montrera plus tueurs en attaque. Il faut se positionner et tirer avec la conviction que l'on va marquer, sinon ça ne rentre jamais. oui, je sais, c'est profond comme réflexion !!
    Même en manque de rythme, les retours de Lacazette et Cornet vont nous faire beaucoup de bien ce soir, à n'en pas douter.
    En défense, même moi qui n'ai jamais soutenu Mbiwa, je ne suis pas sûr que ce soit un désavantage de l'avoir en DC, car il a une certaine expérience du championnat italien, ce qui pèse toujours dans la balance mentalement, et je pense qu'il aura à cœur de rattraper ses mauvaise perfs du début de saison. Quand il est vraiment concentré, il est capable de tenir la baraque sur son côté. Voilà, la méthode Coué, ça a du bon parfois...

  3. ol-91 - mar 18 Oct 16 à 19 h 31

    Ce n'est pas un résumé à montrer à nos joueurs. Ils repartent à zéro.

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