A Saint-Sébastien ce dimanche, les Fenottes vont disputer la neuvième finale de Ligue des champions de leur histoire. Face à Wolfsburg, un adversaire qu'elles ont souvent affronté, les joueuses de Jean-Luc Vasseur ont l’occasion de remporter une cinquième C1 consécutive. Une performance réalisée seulement par le grand Real Madrid.
Vainqueurs sur la plus petite des marges à chaque fois, les Fenottes ont passé presque sans embûche les deux premiers tours de ce « Final 8 ». Au Pays basque, les partenaires de Sarah Bouhaddi se sont imposées face au Bayern Munich (2-1) et contre le PSG (0-1). Elles ont souffert par moments mais n’ont jamais cédé à la panique. La force de l’habitude sûrement.
Ce dimanche, les joueuses de Jean-Luc Vasseur ont l’occasion de remporter une septième Ligue des champions, la cinquième consécutive. Seul le grand Real Madrid (de 1956 à 1960) a réalisé cette performance. « On a un collectif depuis plusieurs saisons, on a un président qui met des moyens, certaines filles partent d’autres arrivent mais l’important c’est de garder cet ADN. On se remet en question tout le temps et c’est aussi ce qui fait notre force, a expliqué Wendie Renard samedi. Tous les détails comptent. On doit toujours avoir l’envie de remporter des victoires. On souffre à l’entraînement, on voit peu notre famille mais à la fin on gagne des titres et c’est pour ça qu’on fait du football. »
Un adversaire qu'elles connaissent bien
Cette soif de succès les pousse à vouloir toujours plus. Malgré cette saison particulière, elles ont remporté tous les trophées possibles jusqu’ici. Contre un adversaire qui lui réussit plutôt bien, l’OL a remporté quatre des cinq derniers matchs entre les deux formations, les Fenottes partiront de nouveau favorites. Elles devront afficher cette haine de la défaite qui les caractérise tant.
En difficulté dans le jeu, privé de Nikita Parris et peut-être d’Amandine Henry, l’Olympique lyonnais devra faire parler son expérience des grands rendez-vous. En face, Wolfsburg est une équipe redoutable. Championnes d’Allemagne, les Louves ont battu les Rhodaniennes en finale de la Ligue des champions en 2013 (1-0). C’était un autre contexte, une autre époque et d’autres joueuses mais elles ont tout de même la recette pour s'imposer face aux Lyonnaises. Aux coéquipières de Delphine Cascarino de prouver qu’il existe encore un fossé entre elles et leurs adversaires.

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