Si l'OL a eu un maigre espoir de revenir dans la partie contre Strasbourg (3-1), il aurait fallu être un peu plus offensif. Avec seulement quatre tirs tentés en 90 minutes, les Lyonnais n'avaient plus fait pire depuis le nul à Brest joué en infériorité numérique pendant presque tout le match...
En regardant la composition de départ, les supporters se demandaient déjà comment l'OL allait réussir à marquer à Strasbourg (3-1). Avec Endrick et Pavel Sulc comme seuls joueurs offensifs de métier dans le onze, la tâche s'annonçait compliquée. Elle l'a été encore un peu plus quand le Tchèque a fait signe au banc qu'il ne pouvait pas continuer. Le chrono n'affichait alors que 28 minutes de jeu, mais l'OL tenait encore le coup avec un score nul et vierge. Cela aurait pu faire les affaires rhodaniennes, mais il a fallu combler ensuite un break d'écart, le tout sans attaquant de pointe. En choisissant Nartey plutôt que Yaremchuk, Paulo Fonseca a souhaité rester sur sa feuille de route initiale.
À 10 contre 11 pendant 85 minutes à Brest
Cela n'a pas vraiment fonctionné avec aucun tir cadré dans le premier acte sur deux tentatives. La rentrée de l'attaquant ukrainien a apporté un peu de taille et de profondeur et cela a fait reculer le bloc strasbourgeois. Sur son premier ballon, Yaremchuk a parfaitement trouvé Tolisso qui a encore fait étalage de son bagage technique pour redonner de l'espoir à l'OL. Mais il aurait fallu bien plus pour recoller à 2-2.
En 90 minutes, les Lyonnais n'ont tiré qu'à quatre reprises, avec une tentative d'Endrick (70e) comme seule autre frappe cadrée en plus du but. Il fallait remonter au 2 novembre dernier pour revoir un OL aussi inoffensif. C'était à Brest avec des circonstances bien plus atténuantes. Le rouge d'Hans Hateboer dès la 5e minute avait poussé les Lyonnais à faire le dos rond plus qu'à faire du jeu. Ce qui n'a clairement pas été le cas dimanche à la Meinau.

Un match à oublier pour les joueurs...
Fonseca devrait visionner quand même ce qui n'a pas marché,on s'est fait manger au milieu de terrain...
Quand il remplace Sulc par Noah Nartey , on ne joue plus qu'avec un seul attaquant , Endrick , isolé à droite ?
Comprend pas .
Oui effectivement, si on considère qu'Abner jouait ailier gauche, le seul vrai attaquant restait Endrick, qui se cantonnait à coller la ligne à droite en attendant le ballon dans les pieds.
L'entrée de Yaremchuk a fait du bien, il a permis de rééquilibrer l'équipe, mais il manquait toujours un vrai ailier.
Pour moi ce match face à Strasbourg se jouait sur les côtés. Si nos pistons arrivaient à jouer haut, les leurs auraient eu peur et seraient moins montés aux avants postes. Sachant que souvent les pistons sont meilleurs offensivement que défensivement. Au final il s'est passé l'inverse, c'est les leurs qui ont pris le dessus. Sans eux, aucune possibilité d'apporter du danger offensivement.
Le rôle que doit jouer Endrick est à réviser. Il a, certes, des départs offensifs mais on sait qu'il n'est pas taillé pour la course en tête. Une tentative ou deux du petit Brésilien ont fait long feu puisqu'aucun coéquipier ne s'est lancé pour le seconder. D'ailleurs, avons-nous de tels joueurs de contre ? Les contres qui certainement auraient mis à mal Strasbourg nous ont été impossibles.
Toujours le carrousel de passes et pas de tirs (sinon un seul et gagnant) Les Lyonnais ont peur des tirs car ils peuvent être dangereux. Ils ne l'ont pas encore compris qu'ils le sont principalement pour l'adversaire.