Dimanche à Angers, l’OL a eu la maitrise du match pendant 90 minutes. Mais si la solidité défensive a été au rendez-vous, le manque d’étincelle offensive a empêché de retrouver le goût de la victoire.
Il y a les défaites encourageantes, les victoires à l’orgueil et puis des nuls au goût de revers. Dimanche en fin d’après-midi, c’est bien ce dernier sentiment qui dominait dans les rangs de l’OL. Il n’y avait qu’à voir le visage des joueurs lyonnais au moment d’aller saluer les 800 supporters dans le parcage visiteurs pour comprendre que le 0-0 contre Angers n’avait rien de satisfaisant.
Certes, l’OL n’a pas enregistré de troisième défaite consécutive en ce retour de trêve internationale. Seulement, ce point du nul ne fait clairement pas les affaires rhodaniennes dans la course à la Ligue des champions. "Ça peut aller très vite, le championnat est encore long, a prévenu Clinton Mata. Tout peut encore se jouer. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne va jamais abandonner. On va se battre jusqu'à la fin et on verra."
Seulement deux tirs cadrés en 90 minutes
Des paroles aux actes, il y a un monde et l’OL sera bien avisé de passer la seconde dimanche prochain à domicile face à Lorient. Parce que le temps presse désormais et que tous ces points laissés en route vont finir par couter bien plus cher que prévu. Dans le Maine-et-Loire, les Lyonnais n’ont jamais été mis en danger et c’est clairement le point positif de la soirée. Un 21e clean-sheet cette saison, qui doit être nuancé par le faible entrain offensif angevin. Mais, dans le même temps, l’OL n’a pas eu plus d'inspiration dans la surface d’Hervé Koffi.
Avec seulement trois tirs cadrés dans cette rencontre (1 pour le SCO, 2 pour l’OL), il fallait être un vrai amoureux du ballon rond pour ne pas sombrer à l’heure d’une sieste qui s’imposait. "Défensivement, c’était satisfaisant mais offensivement, on doit faire plus si on veut gagner, pointait Rachid Ghezzal après le match aux cédais présents à Angers. Et c’est le problème de toute l’équipe. Il y a un blocage, il faut faire plus alors."
Fonseca : "Avec de meilleures décisions, on gagne"
Sur le papier, l’OL avait pourtant des arguments à faire valoir. Comme face à Monaco, Paulo Fonseca avait choisi d’aligner le trio Endrick - Sulc - Moreira pour apporter du poids offensif. Résultat des comptes ? Un Brésilien absent des débats, un Tchèque sorti sur blessure et un Portugais remuant mais inefficace. Ajoutez à cela un manque de génie dans l’entrejeu et le cocktail d’une domination territoriale stérile a été parfait. "On ne s'est pas créé assez d'opportunités, d'occasions pour gagner le match, a regretté Paulo Fonseca. (…) Il nous a manqué de prendre un peu plus de risques dans les situations individuelles, dans les frappes et dans les passes. Normalement, avec de meilleures décisions, nous gagnons le match."
Mais ce lundi, au moment de regarder le classement, l’OL est sixième et ce n’est cette fois pas la faute de l’arbitrage ou des blessures. Mais d’un manque d’étincelle criant.

Nous avons tout le temps le ballon mais la victoire n'arrête pas de nous plaquer.
Malheureusement rien de bien nouveau cela fait quelques semaines depuis qu'on se saborde que les limites de Fonseca nous saute au visage ! on lui demande pas de les commenter mais de les corriger.
Cela devrait vouloir dire gérer le physique sur la durée (celle de la saison), faire des rotations, impliquer tout le monde, travailler des automatismes, différents plans de jeux et différentes options (tirs de loin, jeu dans de petits espaces, coups de pieds arrêtés exercices dans lesquels nous sommes parmi les plus mauvais .. en lieu de quoi un jeu de possession stérile et très énergivore, responsable de beaucoup de blessés ! la plus mauvaise attaque des 10 premiers de Ligue 1 également, alors que nous sommes sur une série de 5 matchs dans le money time du niveau des 5 derniers du championnat, là encore factuel. Quand tout allait bien qu'on tournait en surrégime nous n'avons pas voulu voir les limites de son coaching, bien que certains pointaient déjà cela depuis le début de l'année ...