Majri à Vénissieux

Atelier à l’éducation au numérique : sur les pas d'Amel Majri (OL) à Vénissieux

Dans le cadre d'une opération de sensibilisation sur les dangers d'Internet initiée par Orange, Amel Majri est revenue là où elle a grandi, à Vénissieux, dans le quartier des Minguettes. L'internationale française s'est confiée sur son parcours et sur ses débuts dans le football.

Si elle ne peut pas évoluer avec l'Olympique lyonnais actuellement pour cause de blessure, Amel Majri ne reste pas inactive. Récemment, elle était à Vénissieux pour partager son vécu, son expérience et les dangers d'Internet dans le cadre d'une opération de sensibilisation menée par Orange. La milieu offensive était donc de retour sur les terres de son enfance, puisqu'elle a passé plus de 20 ans dans ce quartier de la Métropole lyonnaise. "J'ai grandi aux Minguettes à partir de mon premier anniversaire, quand nous sommes arrivés en France, confie-t-elle. J'en suis partie quand je me suis mariée. J'ai tout connu ici, le club, mes copines, mon collège, toute mon existence est là en fait. J'ai passé de très bons moments ici."

Elle jouait souvent au foot avec sa sœur jumelle

Amatrice du ballon rond depuis sa plus tendre enfance, Majri se remémore ses premiers souvenirs en lien avec le football. "Quand j'étais enfant, en bas de chez moi avec ma sœur jumelle, on descendait au terrain. On a partagé beaucoup de moments car elle aussi elle aimait ça, j'étais très contente de partager ces instants-là avec elle. Ma mère était dégoûtée de nous voir toujours à jouer au foot, rigole la Fenotte. Je n'avais pas forcément de connaissances de ce sport, mais j'avais déjà des idoles, dont Marta Vieira (une footballeuse brésilienne considérée comme la meilleure joueuse de l'histoire ), dont j'ai suivi les pas."

Passée par l'AS Minguettes Vénissieux, aujourd'hui Vénissieux FC, l'internationale française a apprécié ces premières années de footballeuse. "Le football amateur, c'était de la découverte pour moi. On avait un cadre, mais il y avait ce plaisir-là qui perdurait, explique-t-elle. C'est ce qui ma permis d'aller plus loin ensuite. Il m'a beaucoup apporté, grâce à sa culture familiale. Je m'y retrouvais dedans."

Elle reste marquée par un tournoi en particulier

Un peu plus tard, il y a eu la bascule vers l'Olympique lyonnais, qu'elle a rejoint en 2007. Mais avant cela, elle se souvient d'un tournoi qui a particulièrement marqué la jeune Majri. "Il y avait les garçons de l'OL, donc tu voulais te montrer. J'avais fait de beaux matches, de bonnes performances, décrit-elle. Un dirigeant était venu me voir et m'avait dit : "toi plus tard, tu seras professionnelle." A ce moment-là, je ne comprenais pas ce que c'était le monde pro."

Après avoir passé de belles années aux Minguettes, la joueuse de 28 ans en est désormais partie, mais elle reste très attachée à ses racines. "Revenir ici ça me fait toujours du bien. Cela me permet de voir comment ç'a évolué, si le club progresse... Je suis contente d'être passée car ça reste une fierté, j'ai grandi ici. On peut montrer que même si on vient du quartier ou du foot amateur, on peut réussir, dans le sport ou dans la vie. Il faut s'accrocher", conclut-elle.

Sensibilisation sur les dangers d'Internet

Lors de son passage auprès des jeunes du club, Amel Majri en a profité pour mettre en garde contre le cyberharcèlement et les dangers du web. Un message qu'il faut faire passer à chacun. "J'ai déjà été confrontée à ça. Après les matches, on est souvent critiqué quand on fait une mauvaise performance [...] Il faut savoir que ça arrive tous les jours, ça peut donc vous toucher vous aussi, prévient-elle. Il existe des moyens de se protéger, ignorer les messages, ne pas aller sur les réseaux sociaux. Les adultes peuvent aussi vous aider à faire face à ça. C'est important de ne pas prêter attention aux insultes et aux moqueries." Une belle initiative et une intervention d'Amel Majri qui a été très appréciée par les joueurs et joueuses du Vénissieux FC.

2 commentaires
  1. dede74 - ven 26 Nov 21 à 18 h 10

    Je ne savais pas que Amel avait une sœur jumelle, qui jouait au foot, avec elle, enfant ! elle n'a pas continué, contrairement aux jumelles Cascarino ! sa sœur a choisi une autre activité sportive ou ne fait-elle plus de sport ?

  2. Megame - sam 27 Nov 21 à 1 h 21

    Oui, elle a une sœur jumelle, Rachida, qui jouait aussi à l'OL, pendant trois saisons, avant que les dirigeants de l'ES Genas viennent la trouver et lui proposent de coacher l'équipe féminine U18, ce qu'elle a accepté.

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