Dans ce choc entre l'OL et le PSG, les Fenottes pourraient faire une belle opération au classement en cas de victoire dimanche. Pour se faire, les Lyonnaises et Sonia Bompastor espèrent compter sur un public nombreux malgré l'horaire tardif et la météo annoncée.
Le point sur les blessés
"Alice (Sombath) et Selma (Bacha) vont bien, elles ont pu s’entraîner normalement ce matin sur la séance du jour. On a retrouvé Amandine (Henry) jeudi et aujourd’hui à l’entraînement. Elle peut être dans le groupe et postuler pour dimanche."
Le bilan par rapport à ces dernières semaines
"Dans notre effectif, on a retrouvé des joueuses qui ont beaucoup d’expérience, de qualité et du potentiel. On a su faire ce qu’il fallait il y a trois semaines, un mois en arrière dans une période où nos résultats étaient moins en adéquation avec nos ambitions. On a bien travaillé et on aborde ce match avec de la sérénité et confiance même si on sait que Paris est un gros adversaire."
Des lacunes défensives encore importantes
"Sur nos derniers matchs, sur le plan offensif, on s’est beaucoup projeté. On sait que face à Paris, sur le plan défensif, il faudra être solide. On l’a pris en compte dans la préparation du match et on sera solide défensivement dimanche soir.
Un mois de décembre décisif
"En début de saison, on s’est beaucoup préparé en connaissance de cause par rapport au calendrier qu’on avait et on savait que le mois de décembre allait être un mois décisif ou du moins important. On s’est préparé en conséquence et aujourd’hui, on est prêt à disputer ces trois matchs importants avec le retour de joueuses dans l’effectif et je pense qu’en terme de nombres, l’effectif est bâti pour faire face à ces trois matchs là."
Deux parcours similaires entre l'OL et le PSG
"Il y a beaucoup de similitude entre les deux clubs. Paris est une très bonne équipe, je l’ai souvent dit, collectivement mais aussi avec de fortes individualités. Dimanche on s’attend à un match très serré contre une belle équipe et un bel entraîneur."
L'impact de Gérard Prêcheur au PSG
"Ça fait quatre, cinq mois qu’il est à la tête de l’équipe. Sa façon de jouer, on connait bien à l’OL. C’est un coach qui aime avoir la possession du ballon, avec du jeu court et au sol. Avec beaucoup de mouvements et de la percussion avec des joueuses devant qui à la fois ont la qualité technique et vont vite. Il a une équipe assez complète et il apporte sa patte en terme de jeu de possession."
L'affiche OL - PSG
"On est compétitrices donc on aime jouer ce genre d’affiche. On sait qu’il y aura une belle équipe face à nous donc on a envie de bien faire quand on joue ces équipes. Il y a forcément une volonté de gagner. On aborde cette rencontre avec de la sérénité et de la confiance tout en ayant beaucoup de respect pour notre adversaire parce qu’effectivement, elles ont de grosses individualités notamment dans l’entrejeu. On les respecte énormément. On a encore une séance samedi pour travailler notre schéma offensif et défensif."
Un OL - PSG déjà décisif pour le titre
"En cas de victoire, on aurait cinq points d’avance. On aurait une marge de manoeuvre assez confortable mais on a vu cette année dans ce championnat que tout est serré. On a été capable de perdre des points face au dernier. Paris en a aussi perdu contre des équipes de milieu de tableau donc rien ne sera définitif."
L'absence d'engouement au Parc OL
"On aimerait fortement qu’il y ait plus de public dans le stade. Quand on voit le niveau de l’équipe, le palmarès de cette équipe, le club qu’on est mais aussi le stade, c’est sûr qu’on aimerait le voir plus garni. En termes de motivation, c’est important pour les joueuses et le staff. Même si l’affiche est très motivante, avoir du monde dans notre stade, c’est mieux. On l’a vu l’année dernière, 20-25 000 spectateurs, c’est beaucoup plus plaisant et motivant."
Une déficit culturel
"Je pense que c’est culturel. On sait que quand ça touche à l’aspect culturel, ça peut être plus long à faire évoluer. Aujourd’hui, si on compare à des pays comme l’Angleterre ou l’Espagne, les supporters sont supporters d’un club et de toutes les équipes. Que ce soit des jeunes, des féminines ou des garçons qui jouent, ils se déplacent et ils aiment aller au stade. En France, c’est différent et pas seulement qu’à l’OL. Sur le plan culturel, il faut faire évoluer la pensée.
On est déçu même si on sait que les instances essayent de faire des choses. C’est ma vision personnelle des choses. Aujourd’hui, vous êtes dans le meilleur club du monde, avec un palmarès unique et voir que les supporters du club ne se mobilisent pas pour cette équipe et pour ce type d’affiche, c’est décevant. On y travaille, on a des pistes de réflexions. Après, notre travail, aux joueuses et moi, est avant tout sur le terrain et il faut être performante dessus. Et j’estime que mes joueuses sont performantes depuis quelques années."


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