Cris a presque tout connu à l’OL. Malheureusement, la fin d’aventure s’est terminée en eau de boudin en 2012 et le Brésilien regrette les propos de Jean-Michel Aulas après tant d'années de service.
Pendant huit ans, il a fait le ménage dans la défense de l’OL. Affublé du surnom de "Policier", Cris a fait régner l’ordre pendant presque une décennie dans la défense lyonnaise ce qui lui a permis de remporter quatre titres de champion de France et deux Coupe de France. S’il n’a pas été des sept titres, Cris reste malgré tout l’une des grandes figures du règne lyonnais pendant les années 2000. Seulement, tout ne s’est pas fini comme attendu pour le défenseur central.
En fin de route alors que la jeunesse de l’OL (Lacazette, Umtiti, Tolisso) commençait à prendre de plus en plus d’importance, l'actuel entraîneur de Le Mans (National) a vu Jean-Michel Aulas le pointer du doigt afin de le désigner comme l’un des responsables de l’échec de la saison 2011-2012.
"Il y a eu une pression néfaste des pharaons ou des dinosaures de vestiaires. Je ne veux plus de ça, avait déclaré Jean-Michel Aulas dans Le Progrès, soulignant que "Cris ne peut plus rester avec nous".
Des déclarations lourdes après huit années de bons et loyaux services. Dix ans après les faits, Cris, ancien entraîneur de la National 2 lyonnaise, se souvient encore très bien de la manière dont il avait appris les paroles de son président. Le journaliste ayant réalisé l’interview "m’a dit qu’un article allait sortir alors qu’on était en stage à Tignes avec le groupe, a avoué le Brésilien dans des déclarations à Oh My Goal. Il n’a pas voulu me dire ce qu’il y avait à l’intérieur mais que c’était du lourd et je n’avais pas dormi de la nuit."
Cris et Aulas n'en ont jamais reparlé
Cité aux côtés de Michel Bastos ou encore Kim Kallström, le défenseur brésilien avoue ne pas avoir compris cette prise de parole médiatique de Jean-Michel Aulas. Conscient qu’il était peut-être en fin de parcours, Cris aurait surtout préféré que le président lyonnais l’appelle "dans son bureau pour me dire la vérité 'Cris, on n’est pas qualifié pour la coupe d’Europe, on ne peut pas te garder. Ou tu trouves un club ou on négocie le contrat' et peut-être que l’histoire se termine comme elle a commencé avec du respect."
Une décennie plus tard, Cris va certainement recroiser le chemin de Jean-Michel Aulas, ce mardi à l’occasion du "Match des Héros" au profit de l’Unicef et d'OL Fondation. S’il a "toujours dit les choses en tête à tête avec le président par respect pour l’institution", Cris assure que les deux hommes ne sont jamais revenus sur ce sujet ce qui n’empêche pas l’ancien international brésilien de regretter la manière de son départ.
"Tout ce que j’ai vécu avec l’OL, je n’ai jamais triché et je pense que je ne méritais pas ce genre de propos. J’étais très déçu par rapport aux propos, dinosaure et pharaon, c’est quand même fort par rapport à tout ce qu’on a vécu ensemble. C’est un président que j’admire, il m’a invité chez lui avec ma famille et je n’attendais jamais de tels propos du président. Quand il dit que j’ai empêché la progression de Lovren, je n’ai bloqué personne."

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