FC Barcelone – OL (0-1) : les demies sans briller

Grâce à un court mais précieux succès face au FC Barcelone (1-0), mercredi, les Lyonnaises se sont qualifiées pour les demi-finales de la Ligue des champions. Elles rencontreront Manchester City, contre qui il faudra montrer beaucoup plus.

Reynald Pedros avait vu juste. Après sept mois durant lesquels l’OL a navigué à vitesse de croisière, le technicien indiquait, la semaine dernière, que la saison lyonnaise commençait vraiment avec cette double confrontation face au FC Barcelone (2-1, 1-0), en quarts de finale de la Ligue des champions. Ce n’est pas cette équipe catalane, bien trop faible, qui pouvait prétendre à faire chavirer le navire rhodanien, mais Lyon a quand même rencontré ses premiers remous. Entre imprécisions, mauvais choix, manque de mouvement et de simplicité, l’Olympique lyonnais, à l’aller comme au retour, n’a pas tout fait pour se faciliter la tâche. La gardienne barcelonaise Sandra Paños n’a rien fait, non plus, pour donner un peu plus d’ampleur aux succès des Fenottes. Au terme de deux matches à sens unique, il a tout de même fallu une réalisation tardive d’Ada Hegerberg (80e) pour éviter à son équipe un nul fâcheux au Groupama Stadium, quand Eugénie Le Sommer a vu son but accordé pour quelques centimètres, au Mini Estadi. Durant 180 minutes, les Lyonnaises ont dominé, ont eu les occasions les plus franches pour elles, sans jamais être inquiétées. Elles n’ont marqué que trois fois, pourtant, encaissant même le premier but de leur campagne européenne. Avec une équipe qui prétend à rempoter la cinquième C1 de son histoire, la troisième consécutive, on est en droit d’attendre mieux.

En manque de solutions face à un bloc bas

A Barcelone, les Fenottes ont parfois donné l’impression de ronronner. A deux pas du Camp Nou, le tiki-taka était bien Lyonnais, mais il a manqué d’un peu plus de précision dans le dernier geste pour perturber un bloc catalan bien en place. Fran Sanchez, l’entraîneur barcelonais, le savait : un seul but suffisait à ses joueuses pour se qualifier, après celui marqué à l’aller. L’Espagnol est soudain devenu un adepte du catenaccio. « On s'attendait à ce genre de match. On s'était préparés à affronter une équipe qui défend beaucoup, comme à l'aller, soulignait Reynald Pedros, après la qualification. Le Barça a essayé de retarder l'échéance le plus possible, sachant qu'un petit but leur suffirait. Mais nous avons maîtrisé la rencontre en ne concédant aucune occasion. On savait que si on marquait, ce serait compliqué pour elles, même si on a manqué de justesse technique dans les vingt derniers mètres. » Pendant près d’une heure, les Barcelonaises y ont cru, jusqu’à ce but d’Eugénie Le Sommer, donc, vécu comme une injustice (62e). Melanie Serrano semblait pourtant avoir repoussé le coup de tête de l’attaquante française derrière sa ligne. Sans la goal-line technology ou l'arbitrage vidéo, le doute subsiste quand même.

Valable ou pas, c'est sur ce but que cette double confrontation a basculé en faveur des Lyonnaises, qui ont eu d’autres occasions de plier l’affaire. Malgré dix-sept tirs (cinq cadrés), l’OL a manqué de solutions face à ce bloc bas, qui devrait donner des idées à Manchester City. Le futur adversaire des Fenottes en demi-finales, avait déjà réussi son coup au Groupama Stadium au même stade la compétition, la saison dernière. Dominées, les Anglaises avaient attendu qu’une brèche s’ouvre pour infliger à Lyon une défaite (0-1), sans conséquence après le succès de l’aller (3-1). « On sait que Manchester City est encore plus solide que Barcelone. Le niveau se resserre », reconnaissait Griedge Mbock, mercredi. Reynald Pedros et ses joueuses sont prévenus.

1 commentaire
  1. janot06 - jeu 29 Mar 18 à 18 h 02

    La qualification face à une équipe qui aura refusé le jeu, n'est-ce pas là l'essentiel ?
    Comment peut-on dire que l'écart se resserre quand on a vu la soupe qu'ont servie les barcelonaises, à 8 voire 9 devant leur but ?

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