Sinaly Diomandé et Corentin Tolisso (OL) face à Brest en septembre 2023
Sinaly Diomandé et Corentin Tolisso (OL) face à Brest en septembre 2023 (Photo by Fred TANNEAU / AFP)

L’OL ne voit pas le bout de la crise

Plongé dans un des pires débuts de saison de son histoire, l’OL ne trouve pas de solutions à ses problèmes. Le plus inquiétant est que pour l’instant, le terrain ne montre aucun aspect positif sur lequel s’appuyer.

Comme l’a souvent répété l’ancien gardien et actuel consultant de Tant qu’il y aura des Gones, Nicolas Puydebois, la Ligue 2 ne “concerne pas que les autres”. Récemment, Saint-Etienne et Bordeaux ont pu constater qu’un historique ne faisait pas tout, et qu’une saison cauchemardesque se payait très cher, peu importe le statut. L’OL n’est pas encore dans ce cas-là, mais il pourrait vite y arriver si sa saison 2023-2024 met trop de temps à décoller. 

La défaite de samedi à Brest (0-1) est aussi logique qu’elle sanctionne une équipe en plein doute, à l’inverse de Bretons euphoriques et premiers du championnat. Mais s’il est bien trop tôt pour analyser profondément la méthode Fabio Grosso, qui vient de prendre son poste, il est possible de réaliser un bilan froid comptablement du début d’exercice de l’Olympique lyonnais. Avec deux points en six journées, et donc sur dix-huit possibles, il réalise tout simplement son pire départ dans l’élite depuis 1979-1980, une autre époque. 

Des attitudes inadéquates dans cette situation

Au sein du club, les ambitions officiellement annoncées sont “de retrouver l’Europe”, comme l’avait affirmé John Textor la semaine passée, avec dans un coin de la tête la Ligue des champions. Alors bien sûr, la compétition est longue, et il reste encore 28 rencontres à disputer, mais aujourd’hui, tandis que l’automne vient tout juste de débuter, on ne voit pas comment cette formation pourrait se classer dans les premières places au printemps 2024. 

Après six journées, les partenaires d’Alexandre Lacazette recherchent encore leur premier succès, et, aussi bien dans le jeu que dans les attitudes, on ne décèle pour l’instant rien de positif qui ferait croire à une victoire à Reims dimanche prochain. 

Pour l'instant, l'OL n'a pas le niveau pour faire mieux

Inoffensifs en Bretagne ce week-end (trois tirs cadrés), les Rhodaniens ne se sont jamais mis dans les conditions pour l’emporter face aux Brestois. Un résultat nul tenait même au miracle tant Anthony Lopes a dû s’employer pour préserver le plus longtemps possible le 0-0 (dix arrêts). Voilà le niveau de l’OL au 25 septembre. Si le SB29 est sur une excellente dynamique, cela doit tout de même questionner du côté de Décines sur le véritable niveau de ce groupe. 

“On sait où on se trouve, c'est un moment difficile et il faut se mettre dans la tête que ça ne changera pas en trois semaines. On a joué contre un adversaire en pleine confiance, on n'a pas fait les bons choix pour rentrer dans la surface et on a perdu trop de duels, a résumé l’entraîneur italien. Je pense qu'on peut faire beaucoup plus, et qu'on doit améliorer nos attitudes.” 

Factuellement, l’Olympique lyonnais est relégable (17e), et c’est tout à fait logique sur ce qu’on voit sur la pelouse depuis le commencement de la compétition. Outre le contenu, les comportements de certains joueurs interrogent, ce qui se traduit dans les statistiques par 49 duels remportés par les coéquipiers de Corentin Tolisso, contre 79 pour Brest. Comment imposer quoi que ce soit à son adversaire si on ne parvient pas à récupérer le ballon ? 

Des confrontations avec des adversaires directs

Il va donc falloir se retrousser les manches lors des prochains matchs pour l’OL, qui doit se déplacer à Reims le 1er octobre, puis accueillir Lorient (14e, le 8 octobre) et Clermont (18e), deux concurrents directs dans le bas du tableau. Ces trois affiches apparaissent déjà cruciales pour Fabio Grosso et son équipe, car avant de penser aux premières places, il faut déjà quitter les dernières, auxquelles ils sont habitués depuis de trop longues semaines. 

En cas de nouvelles contreperformances, la donne sera simple, il faudra se bagarrer pour se maintenir et rester en Ligue 1. Les jours à venir seront donc déterminants, même si l’ancien défenseur “y croit”. “Je vais travailler. C'est dans les moments difficiles qu'on voit les hommes. On va devoir faire mieux. Il faut assumer nos responsabilités, savoir qu'on peut faire mieux. Pas en le disant, mais en le faisant. On doit vraiment grandir”, a-t-il ajouté.

Pour l’instant, ses joueurs semblent perdus, sans solution et surtout agacés, à l’image du capitaine Lacazette. L’OL est encore loin de la sortie de crise.

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