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Chroniques tactiques

OL : au bon vouloir offensif

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Avec l’OL cette saison, on ne s’ennuie jamais. La preuve ce vendredi soir avec ce succès 5-2 à Dijon, qui n’a pas été aussi simple qu’il n’y paraît. Enfin, tout dépend de quel point de vue on se place.

La parole aux joueurs pour une fois. Les sons de cloches étaient bien différents selon les interlocuteurs à l’issue de la victoire à Dijon 5-2 ce vendredi soir. Certains parlaient de frustration comme Memphis, de gêne comme Jérémy Morel, tandis que d’autres comme Houssem Aouar évoquait la fierté d’avoir mis autant de buts. Bruno Genesio allait dans ce sens, même « s’il y a encore pas mal de choses à corriger, notamment dans l’animation offensive où nous aurions dû être plus efficaces, et dans notre faculté à gérer les temps faibles. Il n’est pas normal de remettre Dijon en confiance comme cela a été le cas sur ce match. » C’est probablement toutes ces impressions à la fois qui sont bonnes. Mixed feelings comme on dit de l’autre côté de la Manche.

Attaquer pour être en sécurité

Cette saison, Lyon sait bien faire une chose : attaquer. On l’entend un peu partout, c’est la meilleure attaque de l’histoire de l’OL à ce stade de la compétition en championnat. Soit. Pour en arriver là, Genesio peut remercier ses joueurs offensifs, toujours aussi efficaces, chacun dans leur registre. Encore une fois, Memphis met un but de 9, dans les six metres il se trouve à la réception du centre de Rafael, placé entre les deux centraux. Bertrand Traoré profite un maximum des espaces, en se déportant souvent côté droit pour se retrouver avec son compère Rafael. Le latéral brésilien n’a jamais été aussi à l’aise que dans ce 4-4-2, le couloir lui appartenant (avec encore 2 centres décisifs à la clé contre le DFCO et une occasion très franche qui rase le poteau). A la mi-temps, les Gones ont déjà tiré 13 fois au but ( !) dont 7 tentatives sont cadrées. Sur la saison, et encore plus sur ce match, c’est l’attaque qui fait la pluie et le beau temps pour les Lyonnais.

L’entame de match, avec un rythme élevé pour les coéquipiers d’Anthony Lopes, permet aux Rhodaniens d’imposer leur jeu et de ne pas laisser respirer leurs adversaires. Résultat, à la 24e, 72 % de possession pour l’OL, mais un seul but inscrit. Sauf que sur un contre dijonnais, sans forcément beaucoup de rythme (les Bourguignons mettaient leur énergie à défendre jusque là), Naïm Sliti traverse une bonne partie du terrain sans qu’un Gone ne monte sur lui. Il peut donc tirer tranquillement à l’entrée de la surface et marquer. A trop dominer et être facile, on en oublie les fondamentaux. Sur le jeu de transition par exemple,  omniprésent sur la pelouse de Gaston Gérard tant les deux équipes ont ouvert le jeu et se sont livrées.

Fekir prend les choses en main

En effet, à partir de la 30e, le match s’équilibre (une possession de 55/45 à la fin du match) et cela va d’un camp à l’autre, transition sur transition. Les deux formations ouvrent le jeu, cherchent à aller de l’avant, ce qui amène des occasions des deux côtés (Baptiste Reynet a repoussé l’échéance le plus longtemps possible pour les Bourguignons). Symbole de ce jeu débridé, les Dijonnais sont toujours stoppés au dernier moment par un défenseur lyonnais en contre, ce qui arrive aussi pour les attaquants lyonnais dans le cas inverse. Le jeu est toujours aussi ouvert en 2e période, et souvent les joueurs ont de l’espace quand ils partent dans de longues chevauchées ballon au pied. A ce petit jeu, Nabil Fekir et Tanguy Ndombele se régalent. De par leur qualité technique, leur vitesse, mais aussi la crainte qu’ils inspirent aux adversaires lorsqu’ils possèdent la gonfle, les deux joueurs font reculer les blocs défensifs adverses dès qu’ils avancent, ce qui libère des espaces pour les autres attaquants.

Le capitaine lyonnais a été tranchant, notamment pour faire une différence et aller de l’avant, et il aurait pu terminer avec minimum un doublé sans Reynet et son poteau. Or, à vouloir trop ouvrir le jeu, c’est moins solide que d’habitude défensivement. En plus des deux buts de Sliti qui reflètent bien ce manque de rigueur défensive (on le laisse venir, on ne l’attaque pas), les Gones auraient pu être punis à de nombreuses autres reprises. Heureusement, dans ce genre de match, les Lyonnais peuvent compter sur leur puissance offensive pour vite faire la différence. Encore une fois, comme au match précédent, l’OL marque sur des contres (par exemple les buts de Traoré et Maxwel Cornet). L’équipe a des joueurs pour cela. Si elle se retrouve plus basse et dominée, c’est alors tout bénéfique pour contre-attaquer efficacement en compagnie de ces joueurs-là.

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