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Chroniques tactiques

OL : du neuf avec du vieux

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Le dernier match de la saison OL – Nice (3-2) a ressemblé à la saison lyonnaise. A réaction, indécis, audacieux et talentueux. Comme un symbole, c’est avec deux numéros 9 que la différence s’est faite. Mariano avec Memphis, ça le fait finalement !

Bien évidemment, la discussion n’était pas à la tactique à l’issue de la belle victoire de Lyon contre Nice samedi dernier (3-2). Pourtant, il y avait de quoi. Au moment où la saison basculait du mauvais côté, Bruno Genesio a tenté un coup.

L’OL a trouvé du répondant

Depuis fin février, l’OGC Nice n’avait perdu que deux fois. Contre Paris et à Marseille. Autant dire que la tâche était difficile pour les Gones. Cela se confirme d’emblée. Dès l’engagement de la rencontre, on observe un rythme assez soutenu. Aucune des deux équipes n’attend l’autre, les blocs équipes ne sont pas compacts et le jeu est assez ouvert des deux côtés. C’est surtout la capacité à se replier le plus rapidement possible qui fait la différence, beaucoup de joueurs étant concernés à chaque fois par les attaques. Côté OL, les bonnes combinaisons sont de retour dans les premières minutes, notamment sur le côté gauche avec Ferland Mendy et Memphis qui se déporte pas mal bien qu’attaquant de pointe. Le rythme retombe à partir de la 10e minute, même si l’OL conserve la maîtrise du ballon et développe des actions, surtout par les côtés à base de combinaisons offensives. Sauf qu’à la 17e, alors que Lyon est haut sur le pré, Nice récupère et contre.

Mario Balotelli envoie un long ballon en profondeur alors qu’il est à 40 mètres de ses buts. La défense est prise de court, Alassane Plea récupère l’offrande et Mathieu Gorgelin ne sort pas. Sur la première occasion sudiste, les Rhodaniens encaissent un but… A partir de là, les hommes de Lucien Favre descendent d’un cran, resserrent manifestement leur bloc équipe. Par conséquent, Lyon récupère plus haut, mais le duo Wylan CyprienJean-Michael Seri maintient leur équipe en gardant le ballon quand il le faut et en effaçant le pressing lyonnais. Honnêtement, dans les dix dernières minutes de la première période, cette paire au milieu est un modèle du genre. Grâce à elle, les Niçois ont une grande maîtrise du ballon. Ils font courir les Lyonnais, qui commettent des fautes grossières. Ou comment conserver le ballon utilement. La mi-temps arrive enfin, et Genesio décide de faire LE changement de la saison.

A deux pointes, ça marche aussi

Tanguy Ndombele, pourtant dans la lignée de ses performances habituelles, laisse sa place à Mariano Diaz au retour des vestiaires. Lyon joue donc avec deux vrais attaquants de pointe ? C’est un débat récurrent cette saison, et certains espéraient depuis quelques semaines. Par ce changement, l’équipe est réorganisée tactiquement, en passant en 4-3-3, chose qu’on avait plus vu à l’OL depuis la fin mars et l’enchaînement des victoires. Très vite à l’issue de la première action, les deux 9 se distinguent. 48e, Mariano est à la reception d’un centre au deuxième poteau, mais sa tête passe bizarrement à côté. Dans la foulée, Memphis est en bonne position dans la surface, et reprend un centre à terre de Nabil Fekir. Cette fois-ci, c’est efficace ! Aussi, c’est l’autre raison de la victoire, les coéquipiers de Jérémy Morel montrent un tout autre visage dès le début de cette deuxième période : le pressing est très intense et très haut dès la perte du ballon, on se jette pour empecher les ballons de sortir. Rarement on a vu une telle envie chez les joueurs lyonnais cette saison.

Côté tactique, le fait d’avoir décaler Memphis côté gauche, comme en début de saison, ne l’empêche pas de beaucoup repiquer dans l’axe, de ce fait Mendy a tout le côté gauche pour lui. Le Néerlandais décroche, et constitue un bon point de relais pour son latéral gauche s’il veut s’appuyer sur lui, ou pour Houssem Aouar lorsqu’il monte cuir au pied. De plus, on retrouve les joueurs offensifs rhodaniens essayer de faire la différence par le jeu court, dans les petits espaces. C’est d’ailleurs de ce genre d’action que vient la faute sur Bertrand Traoré à la 65e, qui permet à l’ancien de Manchester United d’inscrire un doublé avec son coup franc plein de malice. C’est aussi en repiquant dans l’axe que Memphis offre un bon appel à Traoré, qui n’a plus qu’à lui mettre dand l’espace vide. De son côté, Mariano pèse sur le jeu de par sa présence dans l’axe. Sur le troisième but de son compère d’attaque, le Dominicain fait un appel au premier poteau qui attire les défenseurs centraux, ce qui libère Memphis au deuxième pour reprendre. Tous les ingrédients étaient là pour ce match, et c’est encore le talent qui a fait la différence. Mais un talent collectif.

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