L'homme du match face à Bastia, c'est lui. Auteur d'un but et de deux passes décisives, le jeune lyonnais a impressionné en soutien de la paire Lacazette - Gomis. Positionné en numéro 10, Nabil Fékir s'est baladé un peu partout sur le terrain.
Sa titularisation contre le PSG, à Gerland le 13 avril dernier, avait surpris au premier abord. En effet, Steed Malbranque restait sur plusieurs bonnes performances à la pointe haute du losange, dont celles remarquées contre la Juventus et son vis à vis Andrea Pirlo. Sans doute pour le laisser souffler, et aussi parce qu'il croit en Nabil Fékir, Rémi Garde a donc fait un changement poste pour poste car il avouait "ne pas vouloir modifié le système". Bien lui en a pris.
Un profil inédit
Pourtant, dans les premières minutes du match, on observe que le numéro 31 se place à gauche de l'attaque lyonnaise, dans une attaque à trois avec Gomis en pointe et Lacazette à droite. Plus bas, Ferri et Mvuemba encadrent Gonalons. De plus, les ailiers de l'OL rentrent beaucoup dans l'axe, dans le but de laisser les couloirs libre. D'ailleurs, au total, 79% des offensives de Lyon proviennent des ailes. L'action du premier but, sur un centre de Bedimo pour Gomis, est significative. A partir de là, Fekir entre en scène. Dans la foulée, il perce la défense par une action individuelle dans l'axe, chose qui manque à l'OL cette saison. Il sert Bafé dans la surface, qui pique le ballon au dessus de Landreau pour Lacazette, mais le tir est contré. Quelques minutes plus tard, le gaucher n'est pas à la construction mais à la conclusion, au deuxième ballon après une reprise contrée de Gomis. Son premier but en Ligue 1.
Une palette large
Plus la rencontre avance, plus Fekir penche à gauche. Et bien évidemment, c'est Henri Bedimo qui en profite, bénéficiant de la plupart des ballons du joueur passé par Saint-Priest. Ce qui frappe, c'est sa capacité à jouer entre les lignes. Il a tendance à se faire oublier, et c'est là qu'il est le plus dangereux. Dans ce cadre, son association avec Lacazette saute aux yeux. Les deux ont déclaré après match que chacun "comprenait le jeu" de l'autre. Si on s'en réfère au quatrième but rhodanien, on les comprend aussi. Dès que l'un a le ballon, il cherche très vite l'autre et ce en très peu de touche. De son côté, Jordan Ferri, bénéficiant d'une bonne qualité de passe, le cherche (et le trouve) souvent dans le pied, le tout en éliminant la première ligne défensive. Mais ce n'est pas tout. Sur coups de pieds arrêtés, le jeune gone a montré tout son talent, avec son coup franc détourné par Landreau et sa passe décisive pour Koné sur corner. Enfin, et plus surprenant étant donné son profil, il n'hésite pas à revenir très bas pour défendre, et ce à plusieurs reprises.

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