Roma’s Bosnian midfielder Miralem Pjanic celebrates after scoring during the Italian Serie A football match Roma vs Empoli at the Olympic Stadium in Rome on October 17, 2015. AFP PHOTO / FILIPPO MONTEFORTE

OL - Juventus : Pjanic a bien grandi

Depuis son départ de Lyon en 2011, Miralem Pjanic n'a cessé de progresser jusqu'à devenir aujourd'hui l'une des références à son poste. De retour dans son ancien club, le néo-Turinois espère poursuivre sa marche en avant.

Son départ de la Roma à la Juventus contre un chèque de 32M€ à l'intersaison a fait couler beaucoup d'encre de l'autre côté des Alpes. Adulé dans le Latium, Miralem Pjanic y est devenu un paria en troquant la tunique jaune et rouge de la Louve pour celle aux bandes blanches et noires de la Vieille Dame. Après cinq saisons passées à défendre les couleurs de l'AS Roma, sans aucun titre à la clef, son départ pour le Piémont et une équipe qui rafle tout sur son passage au niveau national a été vécu comme une trahison. Il faut dire que Pjanic était l'un des meilleurs joueurs du club romain ces dernières années, si ce n'est le meilleur. En misant sur lui, la Juventus a trouvé le successeur de Paul Pogba, parti lui à Manchester United pour devenir le joueur le plus cher de l'histoire du football, ou plutôt celui d'Andrea Pirlo, qui a quitté le Nord de l'Italie il y a plus d'un an désormais. Un chef d'orchestre âgé de 26 ans, passé par Lyon à l'aube de sa carrière et qui y revient aujourd'hui pour mieux grandir.

Lyon, là où tout a commencé

De son passage à l'OL, il ne reste plus grand chose. La majeure partie des joueurs a changé, Claude Puel n'est plus l’entraîneur, l'équipe qui atteignait les demies-finale de Ligue des champions n’est qu’un lointain souvenir et le jardin de Gerland, où il laissait entrevoir sa technique soyeuse, a laissé place au gigantesque Parc OL. Une oeuvre qui plait au milieu de terrain, de retour dans la capitale des Gaules. "J’aimerais les féliciter pour ce très beau stade, déclare celui que l'on surnomme "Miré". Je suis très content d’être ici et de jouer contre une de mes anciennes équipes. C’est un club de haut niveau et l'OL était un passage important dans ma carrière. Ça fait plaisir de retrouver les gens avec qui j’ai pu travailler pendant trois ans." Arrivé entre Rhône et Saône en 2008, à l'âge de dix-huit ans, Pjanic laisse le souvenir d'un joueur pétri de talent, capable d'éclairs de génie avec sa patte droite digne de l'illustre Juninho, mais qui ne parvint pas à l'exprimer de façon régulière. C'est ce qui a poussé le club à le vendre à la Roma contre un chèque de 10M€, pour le remplacer par Yoann Gourcuff et le jeune Clément Grenier. Une opération qui ne s'avère aujourd'hui pas très judicieuse vu le rendement actuel des trois joueurs, diamétralement opposés.

Au niveau de l'évolution, Pjanic a lui réussi à passer dans une autre dimension, progressant invariablement tandis que les deux autres ont eut tendance à régresser. "Il y a beaucoup d’années qui sont passées depuis mon départ, six ans plus ou moins, explique le métronome de la Vieille Dame. J’ai plus d’expérience. [...] Aujourd’hui, on a un Miré plus grand, plus expérimenté et qui sait gérer différemment les matchs. J’ai eu une progression constante durant ces années. Ça m’a fait du bien de partir, ça m’a fait mûrir footballistiquement. Je suis heureux de retrouver l’endroit où tout a commencé pour moi. Mais ce qui m’importe maintenant c’est la victoire et les trois points." Car sur la scène européenne, les exploits de Pjanic se résument surtout à ce but inscrit sur la pelouse de Santiago Bernabeu d'une magnifique demie-volée pied gauche venue transpercer Iker Casillas et le Real Madrid (1-1). C'était il y a six ans, sous la tunique olympienne et cela permis à l'OL de réaliser le plus grand exploit de toute son histoire, en s'ouvrant les portes du dernier carré de la Ligue des champions. Une prouesse que Lyon n'a plus été en mesure de faire par la suite. Mais Pjanic ne se fait aucun souci pour le club septuple champion de France : "Le président (Jean-Michel Aulas) a toujours eu les idées claires et avec le nouveau stade, je suis convaincu qu’il remettra le club où il doit être. Je ne suis pas inquiet pour l’OL."

Pjanic, le fuoriclasse

Comme son ancien club, Pjanic veut à nouveau franchir un cap. Désormais, pour prouver à l'Europe son changement de statut, le joueur formé au FC Metz entend aller le plus loin possible avec les Bianconeri sur la scène européenne et veut continuer à empiler les trophées sur le plan national. "Je suis très bien depuis que je suis à Turin, assure le numéro 5 de la Juve. J’ai été bien accueilli. Ici, chaque match est important, que ce soit en Serie A ou en Ligue des champions. J’essaie de donner le meilleur de moi-même à chaque rencontre. Je suis un joueur comme les autres, je fais de mon mieux pour donner un coup de main à l’équipe. Je ne me mets pas de pression supplémentaire. Je suis là pour aider l’équipe à atteindre ses objectifs, comme tous les autres joueurs."

Mais Pjanic a quelque chose en plus que les autres justement. Trop humble, la confession ne viendra pas de lui mais de Giovanni Guardalà, journaliste à Sky Sport Italia, qui suit le rendement du joueur depuis son arrivée au Beau Pays. "Il est très bien vu en Italie, nous a-t-il assuré en marge de la conférence de presse donnée par Miralem Pjanic. Il a commencé son extraordinaire carrière à Lyon. À la Juventus, il ne s’est pas encore complètement adapté selon moi. Il peut faire beaucoup plus au vu de ce qu’il a déjà réalisé par le passé. C’est un joueur de très grande qualité. Mais c’est normal car il a passé cinq ans à Rome et qu’il arrive dans une équipe qui joue et s’entraîne d’une manière différente. Il a encore quelques difficultés à s’intégrer mais la Juventus compte énormément sur lui." Du côté de la Botte, une maxime est apparue afin de vanter les qualités de l'international bosnien : "No Pjanic, no Magic". Espérons pour l'OL que ce dernier ne montre pas l'étendue de ses nouveaux pouvoir ce mardi soir.

4 commentaires
  1. Alexandre27180 - mar 18 Oct 16 à 12 h 34

    On l a vendu, pour permettre à gourcuff et Grenier, d avoir plus de temps de jeu...
    Quand on voit l évolution sur le terrain de ces 2 joueurs sous le maillots lyonnais, et surtout leur mentalité et salaires....
    Je suis dégouté

  2. OLVictory - mar 18 Oct 16 à 13 h 43

    On l'a vendu car le club avait besoin de fric. Et Remi Garde s'est félicité de pouvoir garder Jeremy Pied grâce au départ de Pjanic.
    Une grosse erreur de l'avoir vendu, une erreur que l'OL ne commet jamais d'habitude. Sa vente a déclenché la chute sportive de l'OL.

  3. OL-38 - mar 18 Oct 16 à 16 h 52

    Re à tous,
    Je suis d'accord et pense comme vous, Je suis dégouter quand L'OL avait vendu Miré. il jouait super bien et avait marquer des super but. Espérons que ce soir Miré ne marquera pas. Il faudra en tous cas lui faire un bon accueil et une belle ovation. ALLEZ L'OL

  4. ol-91 - mer 19 Oct 16 à 16 h 40

    Finalement, Pjanic a peu évolué et je le vois presque à l'identique. Surtout un joueur de championnat domestique car, hier, il ne m'a rien fait regretter.

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