Khalis Merah lors de Young Boys - OL
Khalis Merah lors de Young Boys – OL (Photo by Sébastien BOZON / AFP)

OL : Khalis Merah, faux neuf, vraie solution ?

Depuis ses débuts professionnels, Khalis Merah a très peu joué à un poste fixe. On l'a surtout vu en tant que meneur de jeu ou faux numéro 9. Un rôle qui pourrait le suivre sur le reste de sa carrière ?

Loïs Openda a-t-il donné quelques précieux conseils à Khalis Merah vendredi soir à la LDCL Arena ? Les deux Lyonnais étaient présents à Décines pour assister à la victoire de l'ASVEL contre Baskonia en EuroLeague. En garçon expérimenté, en tout cas davantage que son collègue, le Belge a possiblement délivré une ou deux recommandations lorsqu'on occupe un poste avancé, comme a pu le faire le Majolan contre le PSG (2-1). Car oui, bien qu'il ait été formé comme milieu, le Gone a très souvent été utilisé dans un costume plus offensif (en 10 ou en 9).

À 19 ans, il doit donc trouver de nouveaux repères. Il avait déjà commencé en 2025-2026, lors de sa première saison avec les professionnels (32 apparitions), en particulier lorsque l'OL avait des options très limitées chez les attaquants. Face à Marseille (1-0) ou à Rennes par exemple (3-1). Et sur cet exercice, il a eu le droit à deux titularisations comme faux avant-centre (contre Crystal Palace, 3-2, et le Paris Saint-Germain). "Je ne sais pas trop comment vous l'expliquer, mais j'ai évolué davantage dans la zone du numéro 9, en pointe haute. Ce n'est pas nouveau pour moi, mais je dois répondre aux attentes du coach et j'essaie de le faire au mieux. Parfois, ça fonctionne, parfois un peu moins, mais en tout cas, je ne lâcherai pas", a-t-il insisté vendredi.

Et qu'en pense-t-il de cette utilisation ? Forcément, à son âge, on souhaite surtout avoir du temps de jeu et se développer. Mais l'international U20 a certaines qualités très intéressantes pour se fondre dans ce rôle hybride. "Je pense que ce qui me plaît le plus, c'est d'avoir une certaine liberté, a-t-il confié. Je n'ai pas de position fixe et je peux me mouvoir entre les lignes. Après, face à Paris, c'est un peu plus difficile parce qu'on n'a pas très souvent le ballon. À force de courir après, de faire les efforts, lorsqu'on le récupère, on ressent forcément un peu de fatigue. C'est le point négatif. Mais sinon, j'aime cette liberté de pouvoir me déplacer dans les espaces."

Son entraîneur, Paulo Fonseca, apprécie surtout son rendement sans la balle. En tout cas, il aime installer Khalis Merah devant lorsque sa formation affronte un rival de gros calibre. Et que des éléments comme Loïs Openda ou Pavel Šulc sont blessés. "Il a joué à cette place car la physionomie de cette affiche était un peu différente des autres. La dernière fois, on avait gagné au Parc avec lui dans ce même schéma (1-2). Il a fait de bonnes choses, il a compris ce que je demandais défensivement, a observé le Portugais. Avec le cuir, il y a eu un peu de déchet, mais c'est aussi dû à la qualité de l'adversaire. Je suis très content de sa prestation. Mais peut-être que face à un bloc bas, Corentin Tolisso sera plus indiqué."

La question maintenant est : se fixera-t-il à ce poste ? Ou bien aura-t-il l'occasion de jouer davantage dans le cœur du jeu ? En tout cas, s'il continue l'intérim, il faudra se montrer un peu plus décisif. Il a d'ailleurs commencé à l'être en marquant à Lens, un bon début (2-1). Il avait déjà trouvé la faille contre le PAOK en janvier 2026 (4-2). "Je sais que j'ai envie de devenir un joueur plus impactant, notamment en inscrivant des buts et en délivrant des passes décisives. Je travaille beaucoup sur le dernier geste. J'ai eu la chance de marquer mon premier but en Ligue 1. Je le dois aussi à Adrien Tarascon (adjoint chargé du développement personnel), parce que j'ai bossé avec lui sur mes déplacements dans la surface et sur les seconds ballons, a-t-il raconté. Ça a payé à Bollaert. Je m'entraîne sur différentes situations, mais c'est sûr que je me concentre particulièrement sur la finition."

Dans le style, le Rhodanien peut s'enquérir de l'enseignement du "grand frère", Corentin Tolisso. Le champion du monde 2018 est tout doucement en train d'effectuer sa mue. Il a désormais un rôle plus offensif et se découvre un sens du but (17 réalisations depuis août 2025, en plus 11 offrandes à ses partenaires). "C'est vrai qu'il me parle énormément de ça parce qu'il a de l'expérience et qu'il sait à quel point c'est important de marquer. Comme j'ai pu le dire il n'y a pas très longtemps, aujourd'hui, on retient beaucoup les buteurs et les gars décisifs. C'est donc important d'aider son équipe de cette manière. Je pense que ça peut être bénéfique pour moi comme pour le collectif, a estimé le jeune footballeur. Il me parle souvent de ça parce qu'il a connu cette situation au cours de sa carrière et qu'il essaie de me transmettre son vécu. J'espère pouvoir inscrire beaucoup de buts cette année."

A priori, Paulo Fonseca ne devrait toutefois pas le reconduire dimanche contre Angers (17h15). Le capitaine Tolisso pourrait "dépanner" en faux attaquant, devant un trio Tanner Tessmann-Mads Bidstrup-Noah Nartey. Un choix notamment en lien avec la capacité de l'ancien Munichois à compiler les statistiques, même s'il est plus en difficulté sur ce début de saison. "On aura le ballon, avec l'intention d'installer davantage notre jeu offensif, a clamé le Lusitanien. C'est vrai qu'on manque de 9, mais on a essayé différentes possibilités. Je pense qu'on sera prêts dans ce domaine, même sans un pur avant-centre, mais avec quelqu'un qui peut faire de bonnes choses dans cette position." Khalis Merah, lui, aura peut-être un coup à jouer en sortie de banc. Mais dans quel rôle ?

1 commentaire
  1. Avatar
    Cicinho2 - sam 31 Oct 26 à 9 h 17

    Son vrai poste c'est 9 et demi derriere un vrai 9 dans un 4231
    Et en prenant de l'expérience, en 8-10 dans un 433

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