Communiquer avec nous

Chroniques tactiques

OL : reprendre les bases

Publié

 le

Enfin un succès en Ligue 1 Conforama pour l’OL ! Si cette victoire 1-0 contre Caen n’est pas la plus belle, elle permet de renouer avec la victoire en championnat. Cela passe par les fondamentaux surtout.

En gagnant contre Caen ce dimanche, l’OL empoche les trois points pour la première fois depuis le 21 janvier dernier (2-1 contre le PSG) et enchaîne deux succès de suite après sa victoire à Moscou, ce qui n’avait pas été vu depuis fin janvier également. Pour Bruno Genesio, ce sont surtout des vertus collectives qui ont fait la différence. « Ce qui me plaît c’est qu’on n’a pas encaissé de but pour la deuxième fois consécutive, ça c’est important. On a montré des vertus de solidarité, de courage, de fierté, d’orgueil qui nous ont permis d’aller chercher cette victoire. » Car côté jeu, ce n’est pas encore tout à fait cela.

Consolider ses bases

L’entraîneur de Lyon cherche depuis plus d’un mois une solution aux problèmes de son équipe. Avec la fatigue et les matchs qui s’accumulent, une chose à faire : commencer par bien défendre, et optimiser ses chances à fond quand on attaque. Ce n’est pas forcément dans l’ADN de cette équipe, mais c’est une manière de retrouver la confiance collective. Par conséquent, le bloc lyonnais n’est pas forcément plus bas qu’à l’habitude à domicile, mais il plus compact. La présence de Jordan Ferri au milieu n’est pas étrangère à cela, même si les circonstances font qu’il a été titularisé du fait d’absences. Aussi, dans les intentions, les Gones ne se projettent pas tous vers l’avant. La patience est de mise dans la construction, bien que la qualité technique ne soit pas toujours au rendez-vous (ce qui ne pousse pas non plus à de la vitesse dans le jeu).

En outre, de son côté, le Stade Malherbe de Caen est venu avec un schéma bien particulier, qui n’arrange pas l’OL. Les hommes de Patrice Garande sont placés en 3-5-2, et renforcent volontairement l’axe du terrain. Les Rhodaniens essaient donc de jouer sur la largeur, avec les latéraux bien écartés et très sollicités (Rafael et Ferland Mendy ont plus de 90 ballons joués chacun sur la rencontre). Attention toutefois car le technicien caennais sait que les latéraux lyonnais montent beaucoup, et qu’en les forçant à les jouer sur les côtés, les contres peuvent être dangereux par ce biais-là. A ce jeu d’échec, on observe aucune domination des deux côtés dans le jeu, et les occasions ne sont pas nombreuses (la première à la 36e par Maolida, sauvée par Vercoutre). A Lyon la possession (62 % à la demi-heure de jeu), mais sans une utilisation qui fait la différence. Pour rappel, ces deux équipes se sont jouées il y a quelques jours en Coupe, rien d’étonnant dès lors que l’aspect tactique prenne le pas dans ce match.

L’OL, une équipe de Coupe ?

Le scénario du match s’écrivait en même temps qu’il se déroulait. Un match nul à venir, et même le risque de prendre un but qui aurait mis un gros coup au moral des Lyonnais, déjà pas au top physiquement. C’est pourquoi les coéquipiers d’Anthony Lopes vont essayer de faire la différence. Pour ce faire, il faut jouer plus vite, ne pas attendre que Caen remette en place son bloc compact. Et quand l’OL joue rapidement, vers l’avant et en peu de touche, la différence se fait automatiquement. Premier exemple sur l’occasion de Maolida qui transperce la défense normande à la 36e, en s’appuyant sur Mariano en mode pivot dos au but, avant de voir son tir repoussé par Rémy Vercoutre. Plus globalement, les latéraux prennent leur couloir quand ils jouent en une deux avec le milieu de leur côté respectif, et centrent énormément (sans trop de succès).

En deuxième période, les intentions sont meilleures, et ce dès l’entame avec l’occasion de Mendy (auteur d’un bon match). Le faux rythme n’est cependant jamais bien loin en ce moment avec cette équipe, et Caen a des occasions comme celle de la 60e sauvée par Lopes sur sa ligne. La suite de la rencontre est ponctuée d’actions individuelles côté lyonnais, ce qui est plus facile pour le SMC à défendre. Coïncidence (ou pas), lorsque les Gones jouent vite et vers l’avant, le but est à la clé. C’est par une action venant du côté (le gauche bien sûr par Mendy) que l’OL ouvre le score par Bertrand Traoré à la 65e. Dans la minute qui suit, c’est un copier-coller, mais Mariano ne conclut pas… Avec le recul, étant donné l’accumulation de résultat et surtout eu égard à la manière dont joue les hommes de Genesio, on pourrait se demander si l’OL n’est pas une équipe de Coupe ? Des joueurs rapides et créatifs offensivement, une équipe capable de coups d’éclats lors de grands matchs, et des joueurs qui se transcendent lors de ceux-ci. Est-ce que cela va tenir jusqu’au bout ?

Publicité

Les derniers commentaires

Les plus lus