OL : un air de déjà vu

Sur les deux dernières rencontres, l'OL a encaissé 6 buts. Face à deux équipes qui jouaient bas, Lyon s'est cassé les dents. Les adversaires ont compris, mais les Gones ne font rien pour arranger cela.

Parole à Bruno Genesio après la défaite de son équipe 3 à 2 face à Monaco. "J’ai eu l’impression qu’à 2-0 on s’est arrêté de jouer. On pensait que le match était terminé, ce qui leur a permis de revenir dans le match. En deuxième, on n’a pas su mettre suffisamment de rythme dans nos passes, ni suffisamment d’intensité dans nos courses pour les déséquilibrer davantage même à un de plus".

Jusqu'à la 30e, tout va bien

Pourtant, tout avait plutôt bien commencé pour les Lyonnais. Le début de la rencontre est équilibré, mais le premier tournant arrive d’un coup. Mariano (qui d'autre) tente une frappe de loin à la 12e, avec l'instinct qu'on lui connait. En plus de ce but, Danijel Subasic se blesse et doit céder sa place. Bon signe pour l'OL se dit-on. D'autant plus que la maîtrise globale du jeu est pour les Rhodaniens, qui sont assez justes techniquement et qui perdent peu le ballon. Aux passes se succèdent les mouvements, puis les phases de conservation, le tout en étant positionné en bloc haut. Pour symbole, les joueurs de Genesio enchaînent en mettant le deuxième but à la 27e par Traoré suite à une très belle action collective. Cela part de la gauche avec Traoré deja, qui décroche dans l'axe pour toucher la gonfle. Ensuite, le jeu part de l'autre côté le tout en peu de touches. Dans l'ordre, Ndombele s'appuie sur Fekir, lequel décale Memphis, ce dernier envoyant Mendy dans la profondeur, qui va centrer pour Traoré. Son appel contre-appel dans la surface est un modèle du genre pour gagner ce mètre d'avance face à son défenseur direct et ainsi piquer au premier poteau. Passes, appui, remise, mouvement, tout y est. A partir de là, clap de fin ...

Comment remettre son adversaire dans le match

Inexplicablement, on observe une baisse d’intensité pour l’OL. Sur le coup, on se dit que c'est de la gestion, attitude déjà constatée cette saison avec succès, donc sans grande inquiétude. Or, les Gones prennent deux buts en six minutes. Sur le but de Keita Balde à la 31e, il est anormal qu'un joueur adverse puisse faire une course de presque 30 mètres ballon au pied, sans personne pour le stopper dans l’axe. Pour l'occasion, on ne peut s'empêcher de penser qu'un joueur comme Tousart fait défaut, lui qui est toujours en place dans l'axe en tant que sentinelle pour stopper toute incursion. Sur sa lancée, Monaco en profite pour revenir à égalité (bien que l'action provienne d'un coup franc et d'un penalty). Deux buts en cinq minutes, l’OL est comme sonné, sans réaction. Mais encore une fois, les faits de match vont tourner en sa faveur. Sur le papier.

Plus facile à 10 pour Monaco

En effet, en fin de première période, les Monégasques prennent un carton rouge. La suite, c'est Leonardo Jardim qui nous l'explique. "Après l’expulsion logique de Baldé à la 44e, on a changé la stratégie, on est passé d’une équipe haute à un bloc bas pour jouer en contre-attaque. J’ai demandé aux joueurs de faire 10% de plus chacun." Aux paroles succèdent les actes. L'ASM opère donc en contre en deuxième période (pour preuve les 56% de passes reussies à la 70e pr Monaco, contre 91% pour l’OL). Leur bloc est effectivement assez bas, très compact, et c’est difficile pour les Lyonnais de faire des différences offensivement, ceux-ci étant en manque d'inspiration (un seul tir cadré en 2e période) lorsque le bloc adverse se resserre. Au contraire, les coéquipiers de Falcao sont dangereux dans cette position de contreur, en ayant de grosses occasions (heureusement qu'Anthnoy Lopes est là sur les frappes lointaines de Ronny Lopes et Tielemans). Pire, chaque ballon perdu est une menace étant donné que le bloc lyonnais est très haut (beaucoup de joueurs qui vont vers l'avant au milieu), tandis que l'équipe de la Principauté profite des espaces dans le dos de la défense de l'OL. Et pour couronner le tout, Marcelo fait son erreur à la 88e... Monaco a joué tous les coups à fond et cela a payé. Chose que les hommes du président Aulas ne maîtrisent pas forcément.

4 commentaires
  1. Nathan Aubugeau - mar 6 Fév 18 à 15 h 40

    J'ai vu bon nombres de personnes en colère suite à la défaite, à nous rabâcher la non présence d'un tel ou d'un tel (Darder ou Mamana) et à critiquer les gones. Rappelons nous que ce groupe de qualité est fragile mais c'est renforcé et à besoin de ce type de match également pour mieux progresser.

    Ce qui est flagrant dans ce match, c'est le manque d'initiative et de gestion de la part de Génesio.

    Tout d'abord en tant que meneur d'homme : quand tu te fais remonter à 2-2, tu doit inculquer à tes joueurs une envie folle de plier le match dès le début de deuxième mi-temps, quitte à ce prendre un pion. On sentait le 3ème but arrivé avec les occasions monégasques en contre.

    Deuxièmement, Génésio a continuer dans un même et seul système, tu peux changer les joueurs mais c'était criant que cela n'allait pas changer le style de jeux. Il doit également faire des choix moins attendus (remplacer les ailiers), pourquoi ne pas tenté un nouveau dispositif à la 60ème quand tu vois que tu n'y arrives pas pendants 25 mn (442 en losange ?)

    Génésio semble parfois manquer de discernement sur la prestation des joueurs, Aouar semblait cuit à la 60ème. Mendy n'est pas bon en ce moment, certes il a de bonnes stats mais defensivement c'est pas bon. Le turnover entre lui et Marcal devait être plus important.

    Autre élément c'est la gestion de Morel, là aussi le turnover devrait être appliqué, le bonhomme n'est plus tout jeune et un match tous les trois jours c'est chaud.

  2. Altheos - mar 6 Fév 18 à 16 h 17

    Sur la composition de départ, il n'y a pas grand chose à dire, c'est le 11 type absolu en l'absence de Tousart.
    On ne peut pas critiquer Gnéésio là dessus.
    En revanche sur la gestion du match...
    Génésio donne constamment l'air de subir les évènements, de ne rien anticiper, de réagir plutôt que d'anticiper, de changer, de provoquer.
    Je suis sûr qu'il est intelligent et qu'il a analyser les problématiques de fond et qu'il donne des consignes. Le problème, c'est que ces consignes ne sont visiblement pas appliquées.
    Face à un bloc regroupé, il faut étirer, passer par les côtés, provoquer des déséquilibres par la vitesse : or les joueurs ont ronronné dans leur zone de confort sans rien appliquer (je suis sûr qu'il avait donné des consignes en ce sens à la mi-temps).
    On peut lui reprocher de conserver des faux-pieds dans ses conditions alors qu'il aurait sans doute était plus efficace d'inverser Memphis et Traoré par exemple.
    Pour les mêmes raisons, le losange n'aurait rien changé : configuration sans joueur de côté, elle n'aurait pas permis d'étirer le bloc adverse.
    Il apprend, il progresse, mais intrinsèquement il ne sera jamais un grand coach. Il manque trop de charisme, de légitimité par rapport à son groupe qui ne l'écoute visiblement pas ou du moins pas assez.

  3. Sony07 - mar 6 Fév 18 à 17 h 38

    Une fois de plus la preuve que notre BG n'est pas un grand coach, l'année dernière on a joué toute la saison avec une équipe coupée en 2 et cette année on est impuissant contre des équipes qui jouent avec un bloc bas et qui procèdent en contre et à chaque match c'est pareil, BG n'apprend rien et est complètement impuissant à gommer ces défauts récurrents. Contre rennes, j'espère me tromper mais on risque de voir le même scénario. Nabil Stp tu pourrais pas coacher le coach ???

  4. nabilbenyoucef - mar 6 Fév 18 à 20 h 24

    @Sony07

    Si Bruno Genesio me lit déjà... ?

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