Lundi, la famille, les amis et les supporters de l'OL ont pu rendre un dernier hommage à Bryan Bergougnoux, décédé le 29 mai dernier. Avec une assemblée comble, la personnalité attachante du joueur a été saluée par tous.
Le discours poignant et fier de sa fille Mayane ou celui de son cousin Leeroy en ont ému plus d'un. Pourtant, c'est peut-être Stéphane Benas, le responsable d'OL Musée, qui a décrit le mieux le moment. "Faire l'unanimité, qui est plus dans ce monde qu'est le foot, ça ne se voit pas tous les jours". Néanmoins, en voyant les quelque 400 chaises déployées dans la salle de la Ficelle sur la colline qu'est la Croix-Rousse, on a bien compris que Bryan Bergougnoux faisait bien partie de cette catégorie de personnes. Ce lundi 8 juin, c'est donc chez lui, à Lyon, sur cette colline qui l'a vu naître, que l'homme de 43 ans a reçu les derniers hommages qu'il méritait.
Fauché en plein vol par deux malaises en se rendant pour faire ce qu'il aimait le plus, à savoir le foot, Bergougnoux a laissé derrière lui une femme, quatre enfants et toute une famille meurtrie. Qu'elle soit celle de son sang, que de celle qu'il s'était construite au fil de ses dribbles sur les pelouses de Tola Vologe à Thonon en passant par Toulouse, Lecce ou encore Tours. "On se dit toujours qu'il faut qu'on se voie et finalement, ça arrive toujours dans ce genre de conditions", regrettait un de ses anciens coéquipiers de la grande époque OL après la cérémonie.
Digard : "L'incarnation de la gentillesse et de la loyauté"
Comme le grand cousin qu'on ne voit jamais, hormis à un enterrement, la grande famille du football a donc été réunie dans la douleur de cette perte tragique et soudaine. Adversaires il y a quelques années, Pantxi Sirieix, aujourd'hui coordinateur sportif du Toulouse FC, et Didier Digard, entraîneur principal, se retrouvaient unis dans la tristesse mais aussi dans les mots choisis. Ceux décrivant Bryan Bergougnoux comme "un homme bien et surtout bon, avec toujours le petit mot ou la petite attention pour faire sourire".
Ce lundi, il y a eu des pleurs, mais aussi des sourires, notamment au moment de parler de "sa mauvaise foi quand il s'agissait de Lyon". Car cela représentait avant tout l'ancien de Saint-Genis-Laval. "Il avait cette faculté à connaitre les gens, avouait Digard lors de sa prise de parole. Il voyait quand j'étais énervé et il n'avait qu'à faire un sourire pour que tout retombe." Cet amour de la vie, de "vivre à l'instant présent et non demain" lui ont permis de vaincre une tumeur puis de ressortir plus fort d'un AVC.
"Un homme qui faisait passer le bien-être des autres avant le sien"
Lui, "le passionné", avec qui son cousin Leeroy Anton, passé par l'Académie, pouvait parler pendant des heures de foot, s'en est allé au royaume des cieux. Il y retrouvera Bernard Lacombe et Fleury Di Nallo avec qui il pourra se remémorer les anecdotes de Gerland. Il pourra également croiser la route d'un certain Diego Maradona, son idole, et dont la chanson "La mano de Dios" a retenti au milieu de l'assemblée. Avant de laisser place à l'hymne de la Ligue des champions, son cercueil fendant la foule qui applaudissait le chemin, certes court, accompli en 43 ans.
Car, s'il est avant tout un homme aimé de tous, Bryan Bergougnoux était surtout "un amoureux du ballon". Un ballon vers lequel il se dirigeait ce 29 mai pour participer au Tournoi des Légendes du Téfécé "dont il se faisait une joie encore à 11h au téléphone" avant d'être fauché en plein vol. Comme le symbole d'une passion dévorante...

La tristesse est infinie.
Ce que vous décrivez dans cet article, on l'avait tous ressenti "instinctivement" en le voyant jouer, en l'entendant en interview.
Amoureux du foot, et une sacrée belle personne.
Je ne me suis toujours pas remis de sa disparition.
PS : une petite remarque orthographique pour David, assez subtile et pas simple. Dans la phrase "en voyant les quelques 400 chaises déployées", quelque est un adverbe. Donc invariable. Petite astuce pour ne plus faire la faute, le remplacer par environ ou presque à l'oral avant de l'écrire, et hop ! 😉
Pas un très grand nom de l'Olympique Lyonnais mais à lire tous les articles ici sur sa disparition qui m'a touché je vois que tout son entourage l'appréciait.
Un homme bien parti bien sûr trop tôt.
Comme tu étais un gone de la Croix Rousse tu seras toujours un peu là quand raisonnera l'hymne de l'Olympique Lyonnais avec ses canuts jamais vaincus.
Repose en paix.
Pourquoi le malheur tombe toujours sur les meilleures personnes comme lui , cette injustice me déprime .
C'est une forme d'évidence que j'avais ainsi résumée suite au rappel de son interview de 2017 publié ici il y a quelques jours. "Il fait l'unanimité, c'est assez rare pour être souligné et ce semble largement mérité. un exemple de professionnalisme et d'amour du maillot , à la Gonalons, Fekir, Tolisso, Govou et quelques autres issus du centre de formation. Ne s'est jamais pris pour un autre contrairement à certains (Aouar, Lopes) a toujours accepté les choix du coach et la concurrence. Son témoignage concernant tant ses formateurs que Paul le Guen est à ce titre exemplaire, comme d'ailleurs la gestion de sa carrière professionnelle. Sa famille peut être fier de lui, c'est le message que je veux exprimer ici". Un exemple pour les jeunes, peut être qu'une plaque au centre de formation ou donner son nom à un lieu dans celui ci serait une idée ...