Samedi, le FC Barcelone a fait la différence en deuxième mi-temps grâce à son efficacité, symbolisée par la performance d'Ewa Pajor. Dans le même temps, OL Lyonnes n'a pu rivaliser, la faute à un secteur offensif en panne. Pour son retour en Norvège, Ada Hegerberg rêvait d'une autre issue.
De notre envoyé spécial à Oslo.
C'est le genre de match qui se joue sur des détails et cela avait été mis en avant par tous les protagonistes en veille de finale de Ligue des champions. Entre deux équipes qui se connaissent désormais par cœur, l'issue de ce dernier match de la campagne de Ligue des champions allait se régler sur une erreur, un petit truc qui fera toute la différence. Samedi, le FC Barcelone a pris le meilleur sur OL Lyonnes en s'imposant 4-0.
Si le score peut paraitre sévère pour les Lyonnaises, il symbolise avant tout l'efficacité catalane durant ces 90 minutes. Avec finalement un succès qui ne souffre d'aucune contestation, si l'on se fie au discours de Wendie Renard et Selma Bacha qui estiment que "le Barça mérite sa victoire". Néanmoins, le discours aurait pu être différent, notamment avec une première mi-temps maîtrisée, bien loin de la classe d'écart qui avait pu exister à Bilbao deux ans auparavant.
Des momentums mal gérés par les Lyonnaises
Mais dans cette affaire de détails qui font basculer une finale dans un sens comme dans l'autre, OL Lyonnes a "manqué d'efficacité", comme l'a souligné Wendie Renard. Après en avoir passé trois à Arsenal et Montpellier, quatre au PSG et huit au FC Nantes, les Fenottes sont ressorties bredouilles d'un match pour la première fois depuis le 24 mars dernier à Wolfsburg. Un déplacement qui avait déjà réservé son lot de frustrations avec une maitrise qui ne s'était pas vue au tableau d'affiche et une défaite amère. À Oslo, le Barça n'a pas fait du Wolfsburg, mais avec des situations bien mieux gérées, quelques centimètres en moins pour Lindsey Heaps, le scénario de cette finale aurait pu être bien différent.
"Contre elles, c'est toujours mieux de marquer avant", a poursuivi Wendie Renard. À l'image d'une Melchie Dumornay, passée complètement à côté de sa finale, ou du rôle ingrat d'Ada Hegerberg en pointe, les Lyonnaises n'ont pas eu ce grain de folie pour mettre le feu à la défense catalane. Et quand elles en ont eu l'occasion, elles ont pêché dans la finition, comme ce face-à-face perdu par Chawinga et qui aurait pu relancer le match à 2-1 à quinze minutes de la fin.
Pajor brise la malédiction
Dans le même temps, le FC Barcelone a tranquillement laissé passer l'orage du premier acte, pour accélérer dans le second. Avec deux joueuses pour prendre le rôle de coupeuses de tête : Ewa Pajor et Salma Paralluelo. Deux éléments offensifs qui "ont été exceptionnelles" pour Jonatan Giraldez qui regrettait que la "différence se soit faite au niveau des attaquantes". Une pique à peine cachée à la prestation des siennes alors que le peuple barcelonais pouvait célébrer une héroïne qu'on n'attendait pas forcément. Pajor avait beau être la meilleure buteuse de la compétition, on attendait plutôt un duel de Ballons d'Or entre Putellas et Dumornay ou encore voir Hegerberg se mettre en évidence face à son public. La Norvégienne accusait logiquement le coup à l'issue des 90 minutes, soutenue par ses proches.
Dans le même temps, Ewa Pajor mettait un point final à briser la malédiction. En s'offrant un doublé en quinze minutes plus une passe décisive, la Polonaise, en manque de réussite en première mi-temps, a soulevé sa première Ligue des champions, après cinq échecs. Dont trois contre OL Lyonnes. " C'est un jour spécial pour moi et un grand jour pour nous car nous gagnons la Ligue des champions, se réjouissait-elle après la rencontre. Bien sûr, après avoir perdu cinq finales, c'était difficile. Mais je n'ai jamais abandonné." Elle pouvait ainsi se laisser aller à des sanglots de joie. Loin de ceux des joueuses rhodaniennes...

Je crois que sur ce match Dumornay s'est mise en retrait d'obtenir un ballon d'or , cruel constat qu'elle soit passé à côté de son match.....mais le milieu catalan y est pour beaucoup.
Toute cette com faite autour du ballon d'or a été, j'en suis convaincu, déstabilisante par de la pression inutile.
Cette joueuse a toujours été imprévisible dans ses gestes, parfois très efficaces et parfois médiocres... elle est encore jeune et vulnérable, et le chemin est long avant d'être régulièrement décisive au plus haut niveau... et obtenir la plus haute récompense individuelle.
Le Barça lui a mis 3 adversaires en permanence sur le râble, avec des contacts rugueux... pour la repousser le plus loin possible de la surface... tu fais pareil à Aitana ou Putellas et elles ne performent pas non plus... oui mais voilà, l'OL ne sait pas le faire... nous on défend à 2 m en reculant !
Elles sont disciplinées les Lyonnes : elles ont fini leur saison en prenant la même taule que les garçons .👍👌