Sonia Bompastor qui dirige l’entraînement du groupe professionnel de l’OL féminin (Photo by FRANCK FIFE / AFP)

Comment l’OL féminin a retravaillé sa passerelle entre le groupe pro et l’académie

Depuis la nomination de Sonia Bompastor sur le banc de l’OL en avril 2021, le club a petit à petit modifié son approche de la passerelle entre le groupe professionnel et l’académie. Aujourd’hui, le lien semble plus direct entre Décines et Meyzieu.

Cette année, elles sont plusieurs jeunes joueuses de l’OL à avoir goûté à la D1 et à la Ligue des champions. On peut notamment citer Inès Benyahia, Alice Sombath, Laurine Baga ou encore Kysha Sylla. Si elles ne sont pas toutes au club depuis 10 ans, elles ont tout de même passé quelques années au centre et ont remporté le titre de championnes de France U19 2022. Une preuve que la formation fonctionne aussi convenablement chez les filles. 

Depuis l’arrivée sur le banc de Sonia Bompastor, on note une différence dans la filiation entre le groupe professionnel et l’académie, avec une passerelle plus importante entre Décines et Meyzieu (siège du centre de formation). “Dans le staff de Sonia, il y a une personne, Théo Rivrin, qui est dédiée à cela. Il est missionné pour s’occuper de cette passerelle-là, nous explique Antoine Capinielli, entraîneur du pôle U18-U20. Il y a un lien étroit entre lui et moi. On échange beaucoup, quasiment tous les jours. Cela nous permet de nous renseigner sur la qualité des filles à l’entraînement, qui nous accueillons le week-end parmi les joueuses du groupe pro et qui on peut faire monter lors des trêves internationales.


Le club "a énormément progressé" 


Le technicien est catégorique. Par rapport aux exercices précédents, il perçoit clairement du mieux. “Là dessus, on a énormément progressé. Globalement, on s’est amélioré sur la visibilité des jeunes par le staff pro, notamment car Sonia les connaît très bien”, estime-t-il. 

Ancienne directrice de l’académie, où elle a vu grandir Selma Bacha et Melvine Malard notamment, Sonia Bompastor a apporté une plus-value dans plusieurs domaines, même s'il reste encore du travail à faire. “Oui il y a eu des changements. Elle a ouvert la porte. Après, là où c’est difficile et où il faut trouver des solutions, c’est qu'une jeune pro qui est dans le groupe et qui fait des bancs mais sans trop rentrer, elle se retrouve en fin de saison avec un temps de jeu limité, constate Antoine Capinielli . C’est là qu’avec la Fédération, on doit trouver des solutions pour ces profils. Ces filles doivent jouer contre des D2. Sonia a aussi remis au goût du jour quelque chose qui existait déjà avant, mais moins, c’est la notion de prêt.” Cela concerne notamment Vicki Becho (Reims), Manon Revelli (Guingamp) et Assimina Maoulida (Issy).


Des points à améliorer dans la formation française


Comme pour le championnat phare, la D1, l’ensemble du secteur doit également évoluer avec le concours de la FFF, même si l’OL semble là aussi avoir encore une longueur d’avance sur ce sujet par rapport à ses rivaux. “C’est la première année, cette saison, Sonia Bompastor était en mission pour récupérer les titres. Mais on voit qu’elle réfléchit à cette post-formation, qu’elle a mis des choses en place, apprécie le coach U19. Le football féminin est en progression, en construction et je pense qu’il faudra encore réguler des choses pour être optimal sur nos tops profils car pour l’instant, il y a certains points qu’on est obligé de subir et qui nous freinent dans l’évolution de ces talents là.” Comme on le remarque, quelques étapes sont encore à franchir pour optimiser au maximum le potentiel de toutes ces jeunes filles. 

A lire aussi : OL féminin : à l’académie, le maître mot est patience

3 commentaires
  1. OLVictory - mer 15 Juin 22 à 16 h 26

    Rien de spectaculaire ou de nouveau dans les méthodes, mais la volonté de bien faire et de travailler sur le long terme. Avec de la conviction et beaucoup de travail, ça finit toujours par payer, bravo !

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  2. Altheos - jeu 16 Juin 22 à 8 h 41

    J'appréciai énormément la joueuse, je suis encore plus fan de l'entraineure Bompastor.

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    1. Dragon2332 - jeu 16 Juin 22 à 14 h 41

      @Altheos : pareil
      Mais je pense aussi que c'est parce qu'on ne la connait pas suffisamment et même lorsqu'elle était joueuse (elle était capitaine de l'OL féminin tout de même, ce qui implique pas mal de responsabilités et de leadership)...

      Et puis, désormais, elle peut aussi déléguer à des personnes compétente, ce qui est toujours plaisant

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