Mathieu Patouillet en finale de la Coupe Gambardella (crédit : @OL)

OL - Caen (1-1, 5 tab 3) : Mathieu Patouillet "est entré dans la tête des Caennais"

Avec Mohamed El Arouch, il a été le grand artisan de la victoire de l’OL (1-1, 5 tab 3) en finale de la Coupe Gambardella. Samedi, Mathieu Patouillet a confirmé tout le bien que le club pense de lui.

Deux sorties hors de sa surface et deux incompréhensions avec Mamadou Sarr ont rapidement donné l’impression que Mathieu Patouillet n’était pas dans son match, comme déstabilisé par l’enjeu de cette finale de Coupe Gambardella au Stade de France. Le gardien de l’OL concède qu’il y avait "une petite pression car jouer au Stade de France, ce n’est pas rien". Finalement, ces deux approximations dans le jeu au pied et la communication ont servi d’électrochoc au dernier rempart lyonnais. Jouer une finale de Gambardella n’arrive qu’une seule fois dans une vie, autant ne pas gâcher cette chance.

Arrivé à l’OL en 2019 en provenance de DOMTAC, Patouillet ne cesse de franchir les échelons au sein de l’académie lyonnaise. Il n’a que 18 ans mais à l’intérieur même du centre de formation lyonnais, on lui promet une bel avenir, sous-entendant même qu’il pourrait être amené à prendre la suite d’un autre pur produit de la formation lyonnaise à savoir Anthony Lopes. D’ailleurs, avant de rayonner au Stade de France, Mathieu Patouillet a pu profiter de la blessure du Portugais pour faire quelques apparitions dans le groupe de Peter Bosz. En trois ans, le jeune gardien a connu une ascension fulgurante et a joué son premier match de N2 la semaine dernière. "Il y a toujours des joueurs qui se révèlent à travers cette compétition et Mathieu en fait partie", a concédé Eric Hély, samedi après la finale.


Patouillet : "Je me suis mis dans ma bulle"


Si le coach lyonnais reste invaincu en Gambardella avec un 4e titre en 4 finales, lui comme l’OL le doivent en grande partie à Patouillet. Après ses deux premières approximations, le gardien lyonnais a été parfait et a évité une vraie déconvenue aux Lyonnais. Dans son duel avec Norman Bassette, il en est sorti vainqueur. L’attaquant caennais était attendu, il a flanché face au gardien adverse qui a détourné sa tête sur son poteau (24e), puis bien fermé les jambes en duel (31e), avant de jaillir dans ses pieds (52e), puis de se détendre au sol sur sa droite (58e). "C’est plutôt bien, j’ai été décisif. Comme c’est le cas depuis les quarts, on est plus acculé dans notre camp en deuxième mi-temps, on est plus dominé ce qui nous coûte des occasions, a avoué le gardien de 18 ans. J’ai fait mon boulot et j’ai fait en sorte d’aider l’équipe pour aller jusqu’à la victoire."

A l’image du reste de l’effectif d’Eric Hély, Mathieu Patouillet refuse de tirer la couverture sur lui et préfère mettre en avant l’unité collective pour expliquer ce premier succès de l’OL depuis 1997. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce 4e titre dans l’histoire du club lui revient en très grande partie et ses coéquipiers comme Mohamed El Arouch en sont conscients. "Mathieu nous sauve, on est très content de ses performances, on espère qu’il ira plus haut." Avec 8 arrêts dans le temps réglementaire dont un sauvetage sur sa ligne à la dernière minute, Patouillet a écœuré les Caennais et ça a compté lors de la séance de tirs au but avec un loupé crucial de Bassette. "Après le 1-1, j’étais confiant encore parce que je savais qu'avec les tirs au but, on pouvait le faire. Et puis quand est arrivée la séance, j’ai tout fait pour déstabiliser les attaquants, rentrer dans leur tête, a poursuivi le gardien tout sourire. Je me suis mis dans ma bulle au moment où l’arbitre a sifflé la fin du match. Ça a payé avec le raté de Bassette. J’avais à coeur d’arrêter un penalty."

S’il ne l’a pas arrêté, Patouillet a au moins façonné cet échec durant les 90 minutes en s’interposant devant le Belge. A 18 ans, celui que beaucoup comparent à Hugo Lloris a été mis en lumière, samedi. Mais ne comptez pas sur lui pour prendre la grosse tête. Il sait que "rien n’est acquis dans le football".

2 commentaires
  1. lyonnais69500 - dim 8 Mai 22 à 9 h 38

    va falloir un moment arrêter les comparaisons et laisser les jeunes travailler . ok il est prometteur et un bel avenir pourrait s'offrir à lui step by step . quand on voit le bien fou qu'apporte Rémy a Lopes on peut facilement imaginer que vercoutre façonne patouillet comme coupet ou Lloris ont été façonnées par Joël B.

    on ne parle assez de Rémy vercoutre ici on a tous imagés ( enfin la plupart) que Greg était le successeur idéal de Joël mais c'est Rémy vercoutre qui endosse le mieux ce rôle .

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  2. Juninho Pernambucano - dim 8 Mai 22 à 12 h 32

    Lui on entendra parler de lui .
    C'est un futur Hugo Lloris .

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