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OL : « L’Académie, il n’y a pas mieux pour apprendre », avoue Maxime Blanc

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Passé par le centre de formation de l’OL il y a dix ans, Maxime Blanc joue aujourd’hui la montée en Ligue 2 avec le FBBP01, club partenaire. Pour O&L, le milieu de terrain est revenu sur son apprentissage à Tola Vologe aux côtés de Jordan Ferri ou Enzo Reale.

Dimanche, les U19 de l’Olympique lyonnais se déplacent sur la pelouse de Bourg-en-Bresse pour y affronter les U19 bressans. l’OL et le FBBP01, deux clubs partenaires et qui sont chers à Maxime Blanc. Formé à l’Olympique lyonnais et dans l’Ain depuis le début de la saison après quatre années à Villefranche, le milieu de terrain est revenu sur son apprentissage du haut niveau.

Olympique-et-Lyonnais.com : Dix ans après votre départ de l’OL, vous jouez la montée en Ligue 2 avec le FBBP, c’est quelque chose qui vous manque ?

Maxime Blanc : Quand on est joueur de football, on cherche toujours à jouer au plus haut niveau. Je ne considère pas le foot comme un métier mais une passion mais c’est sûr que pouvoir jouer en Ligue 2 ou en Ligue 1, c’est quelque chose à laquelle on aspire. Il nous reste encore beaucoup de matchs contre des concurrents directs donc on fera les comptes à la fin.

Surtout que, personnellement, vous avez connu une déception la saison dernière avec Villefranche et ce barrage perdu contre Niort… Vous en parlez à Bourg ?

Non, je n’ai pas besoin, il y a pas mal de joueurs expérimentés qui ont déjà goûté à la Ligue 2 et même la Ligue 1 donc ils sont rodés. C’est aussi pour ça que je suis venu ici. Il y avait un beau projet sur le papier et cette saison en est la preuve. Mais il faut tout donner jusqu’au bout car oui la saison dernière s’est achevée amèrement… 


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Jouer en Ligue 2, serait-ce un moyen de rattraper le temps ? Est-ce un regret d’avoir été formé à l’OL mais de ne pas avoir joué avec les pros ?

Il faut savoir qu’à l’époque, il y avait Clément Grenier et Yoann Gourcuff qui évoluaient sensiblement au même poste que moi donc pas de regrets à proprement parler car même si je ne suis pas passé « pro », j’ai quand même réussi à vivre du foot. Je garde de très bon souvenirs de cette formation à l’OL. Après bien sûr qu’à 30 ans, on se rend compte qu’on aurait pu mieux faire sur certaines choses à 20 ans. Mais à ce moment-là, tu n’en prends pas vraiment conscience, tu t’en fous un peu, tu profites. Comme sur la récupération, sur le sommeil. Peut-être en faire un peu plus dans la charge de travail. Ce n’est que plus tard que tu t’en rends compte…

L’OL est vanté pour sa formation, qu’est-ce qui fait la différence par rapport aux autres ? 

Je n’ai pas été ailleurs donc je ne pourrais pas comparer mais je sais ce que j’ai vécu à Tola Vologe. Que ce soit au niveau des infrastructures, au niveau des entraineurs, on n’avait que de la qualité à notre disposition. Que ce soit en U15, U16, U17, tu apprenais chaque année quelque chose. Au niveau technique, il n’y a pas mieux pour apprendre. Je suis un joueur qui, comme on le dit, aime le ballon et j’ai été servi là-bas. Que ce soit à Villefranche ou à Bourg, j’ai connu deux clubs où la philosophie est avec le ballon donc forcément que l’apprentissage à l’OL a servi. On était confronté à tout. Et puis, comme je l’ai dit, j’ai connu de super éducateurs. Il y a bien évidemment Armand Garrido, qui n’est plus au club mais qui a fait beaucoup pour moi et pour de nombreux jeunes passés au centre, Stéphane Roche…


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Dix ans après, qu’est ce qu’il reste de ces années OL ?

Que de bons souvenirs. Si c’était à refaire, je referai exactement pareil. On avait une belle bande de potes avec ces générations 91-92-93. Que ce soit en U16, U17 ou U19, on était largement au-dessus donc vraiment que des bons moments. Je me souviens qu’avec Enzo Reale, Rachid Ghezzal notamment, on a été champion de France des équipes réserves en 2011 contre Le Mans, je crois, et j’avais marqué. Ça reste un très bon souvenir.

Avez-vous encore des contacts à l’OL ?

Ca a pas mal bougé depuis que je suis parti. Il ne reste plus grand monde. Avant, j’étais souvent au téléphone avec Jordan Ferri, qui est venu avec moi à l’OL, mais bon maintenant il n’est plus au club. On a un groupe WhatsApp avec des anciens du centre qui ne sont pas forcément passés pro comme moi mais dans l’OL actuel, pas vraiment. Ah si, il y a Jérémy Jacquemot, un des kinés des pros, avec qui j’échange régulièrement. Mais sinon, c’est vrai que ça a pas mal changé en dix ans.

Y-a-t-il une mentalité différente aujourd’hui qu’avant ?

A notre époque, il y avait bien des « 91 » qui étaient matures et prêts pour le haut niveau mais on a l’impression qu’aujourd’hui ces jeunes du centre comme Caqueret ou Aouar ont déjà tous les outils à disposition pour s’imposer à l’OL et au haut niveau. Comme déjà conditionnés. Ça vient peut-être du fait que maintenant à 20 ans, tu as déjà une ou deux saisons dans les jambes.

Une réponse

  1. JUNi DU 36
    JUNi DU 36

    Interressant ce qu’il dit. On sent que parfois pour passer pro ça se joue à pas grand chose. Si JMA ne c’était épris de l’homme de cristal il aurait peut être eu droit à un contrat…
    Quelqu’un ici l’a vu joué ?
    Il y a pleins de bons footballeurs qui n’arrivent pas à franchir la barre, il n’y a pas de place pour tout le monde malheureusement.
    Il serait bien peut être un jour de faire une ligue 1 bis comme il y a eu pour la division 2 pendant longtemps,ca permettrait la création de milliers d’emplois en plus et de permettre à tous ses joueurs qui restent sur le carreau de passer professionnels.