(Photo by Fabrice COFFRINI / AFP)

Les Bad Gones et Lyon 1950 signataires d'un appel contre les réformes de la C1

Les Bad Gones ainsi que Lyon 1950 sont signataires d'un appel regroupant de nombreux groupes de supporters, qui protestent contre les réformes des compétitions UEFA. Sont notamment décriés l'élargissement du nombre de rencontres européennes, et les conditions d'accession à ces coupes.

A partir de 2024, 36 équipes et non plus 32 disputeront la Ligue des champions. Le nouveau déroulement de la Coupe aux grandes oreilles prendra la forme d’un “championnat” où chaque écurie affrontera 10 adversaires différents, dont la moitié à domicile, et l’autre moitié à l’extérieur. Les huit premières équipes du classement général se qualifieront pour les huitièmes de finale, tandis que des barrages opposeront celles situées entre la 9e et la 24e place. Les clubs classés au-delà de la 25e place seront éliminés.

Plus encore, une réforme, qui sera décidée le 10 mai, prévoirait que des clubs puissent obtenir un billet pour la compétition européenne par l’intermédiaire de leur coefficient UEFA, sans forcément s’être qualifiés grâce à leur place en championnat national, comme le veut la tradition.


Les supporters protestent


Ces modifications, qui devraient drastiquement modifier le déroulement des saisons pour les clubs européens, ne sont pas au goût d’un grand nombre de supporters, dont ceux de l’OL. Les groupes Bad Gones et Lyon 1950 ont été signataires d’un appel intitulé “Stop aux réformes UCC !”. Le communiqué proteste contre ce nouveau format de coupe européenne, qui, peut-on lire, “montre clairement que les clubs et les officiels chargés de décider de l’avenir du foot européen sont toujours incapables de s’entendre sur une position commune, et encore moins sur une position qui profiterait à toutes les parties prenantes.”


Trois points évoqués


Trois points distincts sont mis en cause. D’abord, l’ajout de matches, qui “va creuser le fossé entre les ligues et au sein de celles-ci” et “mettra la pression sur les calendriers nationaux déjà bien remplis, ce qui incitera à réduire la taille des championnats et à se débarrasser des compétitions traditionnelles, telles que les coupes nationales”. Ensuite, la permission d’accès aux compétitions européennes “sur la base de performances historiques”, est décrite comme “fondamentalement injuste” et allant “à l’encontre du principe de mérite sportif”. Enfin, la “solidarité financière” est évoquée dans l’appel, soutenant le fait qu’ “une réforme radicale du modèle de distribution des revenus UEFA est indispensable afin que l’argent soit partagé plus équitablement entre les clubs participants et non participants.”

En plus des sections lyonnaises, près de 40 groupes de supporters européens, du Portugal jusqu’en Turquie, en passant par l’Espagne, l’Allemagne, ou encore les Pays-Bas, ont adhéré à cette protestation.

24 commentaires
  1. Lyon1950 - lun 9 Mai 22 à 18 h 05

    Encore faut-il pouvoir aller en C1 !

    Signaler
  2. Cicinho - lun 9 Mai 22 à 18 h 37

    Ça pue leur réforme, avec une poule où on melange des carottes et des courgettes pour faire un classement entre équipes qui ne se seront pas affrontées, en plus au bout de 6-7 matchs la moitié des équipes qualifiées metront leurs remplaçants... bref ça ressemble aux debilités du rugby!
    Prochaine étape, on joue le championnat en parallèle des matchs de la sélection !

    Signaler
  3. ChiesaLacombeDiNallo - lun 9 Mai 22 à 18 h 43

    De toute façon, grâce aux pseudo-supporters qui ont fait virer Genesio, la Ligue des champions, on la joue sur PlayStation !
    Circulez, les gars, on n'est plus concerné.

    Signaler
    1. Juni forever OL - lun 9 Mai 22 à 18 h 51

      Pep n'a pas rempli les objectifs, Aulas lui avait mis un ultimatum, il s'est sabordé contre Rennes, c'est la vie, tourne la page, l'aigreur et la rancoeur sont de vilains défauts 😉

      Signaler
  4. Juni forever OL - lun 9 Mai 22 à 18 h 58

    Ces réformes ne me plaisent pas également, c'est comme en politique, c'est dans l'air du temps les décisions prises en force en dépit du bon sens, sans concertation, contre l'avis des gens ...

    Signaler
  5. Mym’b - lun 9 Mai 22 à 19 h 09

    Je pense qu'on devrait d'office, attribuer la coupe LdC, aux 3 équipes qui ont le meilleur coefficient UEFA.
    De plus, le fait qu'elles gagnent cette coupe, leur attribuerait d'office le meilleur coefficient pour les années suivantes également, afin de s'assurer d'etre vainqueur tous les ans et d'avoir plein de fric. Sans rien faire.

    Signaler
    1. Mym’b - lun 9 Mai 22 à 19 h 19

      Toutefois, malheureusement une partie des bénéfices engendrés par ce système miraculeux, serait à partager par les 3 clubs vainqueur avec tous les élus vereux leur ayant permis d'aboutir à la réforme accomodante

      Signaler
  6. Dede passion 69 - lun 9 Mai 22 à 19 h 30

    HS,

    Je le mets là sans faire d'amalgame avec les groupes cités , mais cet article de l'Équipe, un peu long, doit quand même faire réfléchir....
    OUI , ça existe !.....

    Le titre : L'ultra droite ne se cache plus .( Dans les stades ).

    RT @lequipe Croix celtique lors de Lorient-Reims : l'ultradroite ne se cache plus
    https://www.lequipe.fr/Football/Article/Croix-celtique-lors-de-lorient-reims-l-ultra-droite-ne-se-cache-plus/1332211

    Signaler
    1. Mimoun - lun 9 Mai 22 à 20 h 58

      Je ne suis pas abonné et n'ai pas pu lire le texte mais le titre et l'introduction donnent le ton...
      Je n'ai pas de mots et je me demande toujours comment expliquer ce type de comportements, de "choix", de provocations ? de désespoirs ? de quoi en fait ? d'où ça peut sortir, c'est incroyable !

      Signaler
      1. Dede passion 69 - lun 9 Mai 22 à 21 h 03

        Comprend pas pourquoi tu ne peux pas ouvrir le lien, même sans être abonné ...🤔

        Dommage, car c'est édifiant !.....

      2. Mimoun - lun 9 Mai 22 à 21 h 13

        Je peux ouvrir le lien, mais je n'ai accès qu'au titre et aux toutes premières lignes de l'article (comme tous les non-abonnés)

      3. OLPassePresent - lun 9 Mai 22 à 21 h 23

        Le texte de l'article

        Malgré sa victoire à Lorient (2-1, le dimanche 1er mai), le Stade de Reims a vécu un pénible début de semaine dernière. Le club a tenté de faire la lumière sur l'autre événement de ce déplacement : l'exhibition d'un drapeau à la croix celtique dans le parcage visiteurs. La LFP avait aussitôt ouvert une procédure disciplinaire, les sanctions sont attendues le 18 mai.

        L'apparition de ce symbole, régulièrement utilisé par les néonazis et toutes sortes d'identitaires, fait craindre la résurgence de l'ultradroite dans les travées du pays. « Il est difficile d'évaluer de manière précise et synthétique leur ampleur, prévient Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste du supportérisme. Il existe une dizaine de groupuscules, dont plusieurs ont des liens entre eux. Ils comptent 10 à 20 membres pour les plus petits groupes, jusqu'à une petite centaine pour les très grandes occasions à Paris, Lyon ou Lille. C'est un phénomène limité, bien moins important que dans les pays voisins, mais pas complètement négligeable. »

        L'épisode breton illustre leur volonté manifeste de sortir de l'ombre. L'exploitation des images de vidéosurveillance du stade a permis d'en savoir un peu plus. Le drapeau en question aurait été exhibé à partir de 15h11, soit onze minutes après le coup d'envoi, et serait resté accroché en haut des grilles jusqu'à la mi-temps. « On en a été informés dans la minute, témoigne une source proche du club rémois. Le problème, c'est que les policiers locaux ont refusé de nous appuyer (*) car ils n'ont pas de suite fait le lien. Il n'y avait aucun doute pour nous. On a donc demandé à nos stadiers (pas plus de cinq) de négocier eux seuls, avec précaution. » Il a fallu de longues minutes pour y parvenir.
        (*) La Direction départementale de la sécurité publique du Morbihan n'a pas pu être jointe.

        À Lorient, le parcage de Reims était composé d'une soixantaine de personnes. On y retrouvait une poignée de supporters rémois domiciliés dans le Morbihan et une quinzaine d'Ultrem 1995, un groupe ultra, ainsi que deux groupes d'une douzaine d'individus chacun. D'un côté, les MesOs Reims, un groupuscule de hooligans, et de l'autre, d'ex-Boulogne Boys, anciennement représentés au Parc des Princes.

        « La manière est crue, décomplexée et collective. Un cap est franchi »

        Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste du supportérisme

        Ce sont ces derniers, reconnaissables grâce à des T-shirts floqués « Boulogne Paris », qui auraient sorti et affiché cette croix celtique, régulièrement arborée par des groupuscules d'extrême droite. Leur identification, rendue complexe par une billetterie non nominative, serait en cours. Notamment grâce à plusieurs clichés tirés de la vidéosurveillance et publiés sur les réseaux sociaux.
        lire aussi
        Fascisme, mouvement identitaire... La gangrène des hooligans lyonnais

        Mais comment expliquer la présence de ces anciens fidèles de la tribune Boulogne ? Recensés depuis plusieurs années dans la Marne, les MesOs ont déjà fait parler d'eux. En témoigne ce « fight » organisé début mars, près de la cité champenoise, et impliquant une centaine de hooligans d'extrême droite venus des quatre coins de la France (Toulouse, Strasbourg, Nancy, Rouen, Paris), narré par le média en ligne StreetPress. Au stade Auguste-Delaune, ils se mélangent généralement aux Ultrem. « La frontière n'est pas toujours claire, renseigne un abonné, habitué aux déplacements. Certains MesOs sont d'anciens ultras rémois ou le sont encore. Cela fait débat en interne depuis longtemps. »
        Le parcage rémois au Moustoir était composé d'une soixantaine de personnes, dont plusieurs hooligans. (Icon Sport/Icon sport)
        Le parcage rémois au Moustoir était composé d'une soixantaine de personnes, dont plusieurs hooligans. (Icon Sport/Icon sport)

        La plupart des MesOs formeraient un collectif d'une cinquantaine d'hommes, en interaction avec d'autres groupuscules extrémistes comme les ex-membres du Kop of Boulogne ou les Zouaves Paris, un groupuscule d'ultradroite, dissous en début d'année. Des MesOs auraient d'ailleurs été signalés lors des incidents qui avaient provoqué l'interruption de Paris FC-OL, en décembre en Coupe de France, ou encore à l'occasion de meetings de campagne d'Éric Zemmour.

        « Au cours des années 1980 et 1990, quand des supporters radicaux sont apparus dans les stades français, ils utilisaient volontiers des emblèmes provocants, comme des croix celtiques voire des croix gammées, rappelle Nicolas Hourcade. La loi a ensuite sanctionné l'exhibition de ce type d'emblèmes. On ne voyait plus du tout cela au XXIe siècle, à l'exception de la tribune Boulogne dans les années 2000 et de petits groupes hooligans. Les clubs et les forces de l'ordre font en sorte d'éviter cela. En revanche, les idées d'extrême droite radicale continuent de circuler dans certaines tribunes. Elles sont parfois visibles à travers des dérapages individuels ou des allusions. Mais, ici, la manière est crue, décomplexée et collective. Un cap est franchi. »
        Saluts nazis sur la plage

        Le Stade de Reims a porté plainte contre X mardi, au même titre que la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et SOS Racisme, pour « introduction ou port dans une enceinte sportive d'objet rappelant une idéologie raciste ou xénophobe et provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive ».

        « On est tout le temps derrière eux et on a déjà réussi à obtenir plusieurs interdictions de stade, fait savoir une source proche du club. Mais, à Lorient, ce sont des personnes jamais vues auparavant qui ont agi. En l'occurrence, c'est une action entreprise par Boulogne. Même s'ils semblent en avoir été solidaires, les MesOs commettent, eux, rarement des actes répréhensibles en tribunes car ils connaissent parfaitement les règles et enjeux. »

        « Ces groupes radicaux et néonazis ne se cachent plus. C'est inacceptable. Il ne faut surtout pas banaliser ce dérapage »

        Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l'Homme

        Pourtant, durant leur passage dans le Morbihan le week-end dernier, juste avant le match, MesOs et ex-Boulogne Boys se seraient aussi distingués, selon StreetPress et Ouest-France, en prenant d'assaut un bar de supporters lorientais et en mimant des saluts nazis sur une plage. « Cela dépeint un climat général, déplore Malik Salemkour, le président de la LDH. Il y a un réel besoin de nettoyer et différencier ceux qui viennent pour le foot et ceux qui incitent à la haine, au racisme et à la discrimination. Ces groupes radicaux et néonazis ne se cachent plus. C'est inacceptable. Il ne faut surtout pas banaliser ce dérapage. »

        Fin février, déjà, un jeune supporter rémois de 16 ans avait été interpellé pour avoir effectué un salut nazi en tribunes et condamné à suivre un stage de citoyenneté. « Nous faisons preuve d'une grande vigilance et nous sommes présents physiquement sur tous les matches sensibles », indique le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette. Pour autant, aucune enquête n'a été ouverte pour l'instant par la justice. Les faits commis au Moustoir sont passibles d'un an de prison et de 15 000 € d'amende.
        publié le 9 mai 2022 à 19h02

      4. Mimoun - lun 9 Mai 22 à 21 h 35

        Merci OLPassePresent ! pour le coup ton pseudo pourrait inciter certains au souvenir plutôt qu'à la provocation...

        Consternant, c'est le seul mot qui me vient...

      5. Mopi do Brasil - lun 9 Mai 22 à 22 h 04

        Il n'y avait qu'une soixantaine de supporters dans le parcage visiteur et ils n'ont pas été capables de faire retirer le drapeau pendant plus de 30 mn ? On parle bien d'un stade de L1 ? J'imagine que les dirigeants de ces clubs ont bien chargé l'OL après le match contre l'OM. Il faut que les autorités sévissent lourdement pour faire le ménage car cela semble encore gérable, mais ça peut dégénérer.
        Edit : je viens de voir les photos. Les mecs posent à côté des drapeaux, à visage découvert, tranquille. Il n'y avait même pas quarante personnes dans cette tribune. C'est pourtant pas compliqué de les choper et de les interdire de stade avec obligation de pointer au commissariat.

  7. fidelalol - lun 9 Mai 22 à 19 h 51

    Oui;à écouter ou ré-écouter cette chanson de Louis Chedid:
    https://www.youtube.com/results?search_query=anne+ma+soeur+anne+louis+chedid

    Signaler
    1. Mimoun - lun 9 Mai 22 à 20 h 58

      👏

      Signaler
    2. Dede passion 69 - lun 9 Mai 22 à 21 h 04

      👍👍

      Signaler
    3. JUNi DU 36 - lun 9 Mai 22 à 22 h 12

      Bien vu fidelalol 👍

      Signaler
  8. JUNi DU 36 - lun 9 Mai 22 à 22 h 00

    La police n'a pas fait le lien ?? 😂😂 80% d'entre eux vote extrême droite, rien d'étonnant qu'ils ont pas voulu bouger 🤮🤮🤮
    Ça fait des années ici que je dénonce avec quelques autres ses abr.tis.
    Ils sont pas là pour le foot ni pour l'ambiance mais pour semer la haine.

    Signaler
  9. OctoGone - lun 9 Mai 22 à 22 h 10

    Après tant d'années à supporter les injustices et les passagers clandestins de la L1, l'Uefa permet enfin de corriger ces absurdités avec une pondération avec le coefficient Uefa.
    Logique et bienvenu.
    Et bien sûr, c'est cette saison que choisissent nos guignols pour ne pas se qualifier.

    Signaler
  10. Poupette38 - lun 9 Mai 22 à 22 h 34

    C'est clair, ça sera notre 2e saison où on ne jouera pas l'Eurupe donc notre coefficient UEFA va considérablement baisser .
    Nous sommes encore 20e, il n'y a pas longtemps nous étions 17e .
    Le seul club français avec le psg (7e) dans les 20 premiers .
    Le 3e club français, marseille est classé 38e .

    Signaler
  11. Juni forever OL - lun 9 Mai 22 à 22 h 46

    Cela fait 2 fois sur 3 que l'OL n'est plus européen !
    On est sur le déclin, comme pour les bagnoles ou tout autre produit, c'est la fin du cycle !
    Aulas va nous commenter ce fiasco depuis 3 ans en fin de saison comme une progression 🤣

    Signaler
  12. kazo le rouge - mar 10 Mai 22 à 8 h 12

    pour moi le problème de l UEFA vient de qui dirige VRAIMENT le foot
    des ultra libéraux? des grands patrons, des émirs, des milliardaires, des fonds de pension

    aucune règle sportive et d'équité ne résiste au FRIC ROI
    ils s'en foutent ils veulent faire du pognon
    rien à cirer des petits clubs, du foot de base

    c 'est à nous supporters, joueurs, éducateurs de reprendre la main et en commençant par
    évincer le racisme et l extrême droite et sa violence des travées des stades.

    CE SERA UN LONG COMBAT

    Signaler
    1. JUNi DU 36 - mar 10 Mai 22 à 9 h 58

      + 1 milliard Kazo le rouge.
      On est ensemble ✊

      Signaler

Laisser un commentaire

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut