Marqué par son court passage à l'OL, Fabio Grosso a bien rebondi du côté de Sassuolo. Après deux saisons, l'entraîneur italien quitte le club et devrait s'offrir un nouveau challenge à la Fiorentina.
Il était venu aider un club qui lui tenait à cœur et finalement l'aventure n'a pas connu le succès escompté. Choisi par John Textor pour prendre la succession de Laurent Blanc en septembre 2023, Fabio Grosso n'a tenu que quelques matchs. S'il a permis à l'OL d'obtenir sa première victoire lors de la saison 2023-2024, l'entraîneur italien a surtout connu le scandale de l'Olympico. Passé de peu à côté de la perte de son œil, le champion du monde 2006 avait été remercié peu de temps après ce guet-apens. Particulièrement marqué par ce court passage, que ce soit mentalement ou physiquement, Grosso avait pris une pause avant de reprendre du service en juin 2024 en prenant les rênes de Sassuolo, fraîchement relégué en Serie B.
La Fiorentina le veut sur son banc
Cette expérience lui a permis de retrouver la joie d'entraîner avec une montée en Serie A dans la foulée avant d'obtenir un maintien plutôt tranquillement sur la saison écoulée (11e). Mais toutes les bonnes choses ont une fin et le club d'Émilie-Romagne a annoncé la fin de la collaboration avec Grosso à l'issue de son contrat. Il faut dire que l'ancien coach lyonnais aurait déjà un nouveau challenge qui l'attend puisque la Fiorentina en aurait fait son favori pour s'asseoir sur le banc la saison prochaine.

Indépendamment de ses compétences, Grosso a fait à peu près les pires choix imaginables en arrivant à Lyon – on sentait qu'il ne connaissait absolument pas l'effectif et qu'il pataugeait dans le brouillard le plus total.
S'il y a UNE chose dont une équipe en train de galérer en bas de classement a besoin, ce sont des certitudes : une base fiable de grognards sur lesquels s'appuyer, un plan de jeu simple. Résultat des courses, Grosso changeait toute la compo à chaque match, personne ne comprenait rien, et les résultats ont été catastrophiques.
Arrive alors Pierre Sage, monolithique, calme en toute circonstance. Quand un match ne se passe pas comme prévu, il n'est pas en train de gueuler sur l'arbitre et de gesticuler jusqu'à faire sortir tous ses joueurs de leur match. Il garde la tête froide, rassure son groupe, ne semble jamais perdu ni paniqué – exactement ce dont le groupe avait besoin à ce moment-là.
Je ne sais pas si Grosso est un bon coach, mais à Lyon il n'était clairement pas prêt et il a fait n'importe quoi. Bon courage à lui.