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Barcelone – OL (5-1) : une faillite collective

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L’Olympique lyonnais n’a pas fait grand-chose pour empêcher le Barça de lui marcher dessus, mercredi soir en huitième de finale retour de la Ligue des champions (1-5).

L’Olympique lyonnais aura regardé le Barça dans le blanc des yeux pendant vingt minutes. Vingt minutes durant lesquelles l’OL s’est accroché au fol espoir d’une qualification, après la réduction du score de Lucas Tousart (1-2, 58e). En une fraction de seconde, Lionel Messi s’est chargé de réduire les espoirs rhodaniens à néant. Buteur (18e, 78e) puis double passeur décisif (81e, 86e), l’Argentin a maté les Lyonnais quasiment à lui tout seul. Quasiment ? Bruno Genesio et ses hommes l’ont bien aidé.

L’entraîneur lyonnais avait fait le pari du jeu au moment de venir disputer la qualification au Camp Nou. Comme le Betis Séville, le FC Séville et Levante, les trois dernières équipes à avoir fait tomber le Barça, Bruno Genesio avait décider d’opter pour une défense axiale à trois. Objectif : mieux fermer les espaces dans l’entrejeu, bloquer Messi qui aime partir de son côté et s’enfoncer dans l’axe, et se servir des couloirs comme de rampes de lancement pour les offensives. Étouffés par le pressing des Barcelonais, baladés par leur qualité technique et gagnés par la peur, les Lyonnais n’ont jamais réussi à bien se situer, occupant inégalement la largeur et laissant des espaces dans leurs dos. Les carences individuelles de chacun ont fait le reste.

Le fantôme de Memphis

Positionnés plus haut pour amener du danger et le surnombre en phases offensives, Léo Dubois et Ferland Mendy ont symbolisé l’incapacité de l’OL à se créer des occasions dangereuses. Les deux latéraux ont rarement pris leur couloir et quand ils l’ont fait, leurs centres n’ont jamais trouvé preneur. Défensivement, ils n’ont pas été beaucoup plus en réussite. Rien à voir avec Marcelo, qui a étalé sa fébrilité d’un bout à l’autre de la partie. D’une lenteur et d’une faiblesse dans le un contre un abyssales, le défenseur central a pris un petit pont de Luis Suarez en première période (37e), avant de finir sur les fesses sur le crochet de Messi sur le but du 1-3. Touché à la cuisse gauche face à Strasbourg (2-2), samedi dernier, le Brésilien ne semblait pas en pleine possession de ses moyens. S’il l’était, c’est encore plus inquiétant. Définitivement partout, Suarez s’est aussi joué de Fernando Marçal sur le deuxième but catalan pour servir Coutinho (1-2, 31e), alors que l’Uruguayen a saisi l’offrande de Jason Denayer, qui n’aurait certainement pas dû tenter de tacler dans sa surface, sur l’action qui amène le penalty (16e).

Finalement, c’est bien les milieux de terrain rhodaniens qui se sont montrés le plus à leur avantage dans cette partie. En plus d’avoir marqué, Lucas Tousart a gratté onze ballons, le meilleur total lyonnais de la soirée. Généreux, l’international Espoirs a fait la paire avec Tanguy Ndombele, auteur d’une frappe dangereuse en début de match (10e). L’ancien Amiénois s’est aussi servi de sa puissance et de sa capacité de projection pour tenter d’amener des offensives. Le Lyonnais le plus influent dans le jeu devait être Nabil Fekir, ce fut finalement lui. Le capitaine de l’OL a, lui, souffert d’un déchet technique inhabituel avec treize ballons perdus. Le recordman en la matière fut Memphis (quinze ballons perdus), qui a traversé la rencontre comme un fantôme et n’a pas beaucoup aidé Moussa Dembélé, volontaire mais inefficace. Le Néerlandais estime qu’il est taillé pour un plus grand club ? Il ne l’a pas montré. L’ancien joueur de Manchester United, qui n’a gagné aucun duel (huit disputés), a multiplié les mauvais choix et a raté l’occasion de ramener l’Olympique lyonnais à 2-2 (66e). Dans la lignée de la prestation catastrophique de son coéquipier, son remplaçant, Bertrand Traoré, a perdu le ballon qui débouche sur le troisième but barcelonais. La sortie précoce d’Anthony Lopes (34e) a réduit la marge de manœuvre de Bruno Genesio dans son coaching. Mais le technicien s’était déjà trompé dans de nombreux domaines bien avant de faire rentrer du sang neuf.

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