Wendie Renard et les Fenottes (Photo by Marco BERTORELLO / AFP)

OL féminin : Wendie Renard souhaite que "le football français se professionnalise"

Ayant prolongé avec l’OL jusqu’en 2026, Wendie Renard pourrait bien être la joueuse d’un seul club. Néanmoins, la capitaine des Fenottes aimerait que le foot féminin français passe une nouvelle étape dans sa professionnalisation.

Il y avait Paolo Maldini à l’AC Milan chez les hommes, il y aura peut-être bientôt Wendie Renard à l’OL chez les féminines. En prolongeant son contrat jusqu’en 2026 avec les Fenottes, la capitaine lyonnaise a de très grandes chances de finir comme joueuse d’un seul club. Si la possibilité d’une courte escapade à l’OL Reign n’est pas à exclure, Wendie Renard prend très sérieusement le chemin d’une seule expérience en club après ses débuts à l’OL en 2006.

"C’est le club qui m’a fait confiance dès le premier jour parce que j’aurais pu retourner en Martinique et ne pas pouvoir vivre mes rêves. J’ai eu cette opportunité, et on a grandi ensemble. On s’est structuré année après année, a avoué la Martiniquaise à RMC. Cela n’a pas été facile, même si j’ai toujours dit que je sais où je suis. Et que, pour moi, l’OL est le meilleur club dans tous les aspects. Mais j’avais cette envie d’aller voir ailleurs."


Renard : "Important pour attirer les sponsors"


Finalement la barre des 100 matchs en Ligue des champions l’a peut-être fait revenir sur sa décision et la capitaine sera toujours là la saison prochaine et les saisons à venir. Après avoir grandi en même temps que l’OL, Wendie Renard espère également voir une amélioration dans le football français féminin. Après avoir été plutôt précurseuse, la France a marqué un coup d’arrêt depuis deux ans et a vu d’autres pays s’imposer comme les places fortes européennes. Comme Ada Hegerberg, Amandine Henry et son entraîneure Sonia Bompastor, l’internationale française souhaite un gros changement en D1 Arkema.

"Certains pays avaient du retard, mais ils nous ont passé devant. Nous avons deux clubs, Paris et Lyon, sans vouloir manquer de respect aux autres, qui attirent les joueuses étrangères, c'est une chance. Même à Fleury, Montpellier, ou à Soyaux. Il faut réussir à professionnaliser ce championnat, poursuit-elle dans l'interview. C’est important, car c'est comme cela que l’on va franchir les paliers, attirer les sponsors. Même au niveau des terrains, il y a un cahier des charges à revoir. La promotion de la discipline passe par de belles installations pour permettre à la télévision de filmer correctement, c’est aussi important d’avoir un bon terrain pour jouer. En Angleterre, c’est clean, en Espagne c’est nettement mieux."

1 commentaire
  1. OL-91 - mar 10 Mai 22 à 16 h 54

    Difficile. Même la L1 accuse du retard, et ce n'est pas parce que personne ne le veut.

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