En fin de contrat en juin, Wendie Renard a finalement prolongé l’aventure avec l’OL jusqu’en 2026. A 31 ans, la défenseure a encore soif de trophées.
Elle était l’une des interrogations de l’été au sein de l’effectif de Sonia Bompastor. En fin de contrat en juin, Wendie Renard allait-elle mettre un terme à son aventure avec l’OL, seize ans après ses débuts au club ? La question avait le mérite de se poser et a finalement trouvé une réponse lundi. A 31 ans, la capitaine lyonnaise n’en a pas fini avec son club de coeur et a prolongé jusqu’en 2026 avec les Fenottes. Avant la finale de la Ligue des champions et les deux dernières journées de D1 Arkema, c’est une vraie bonne nouvelle.
"Ma décision, je l’ai prise ces dernières semaines et j’ai fait le choix de rester parce que j’estime que mon histoire n’est pas terminée avec l’OL. C’est toujours le sportif qui m’intéresse, j’ai toujours dit au long de ma carrière que je voulais laisser mon nom, mon empreinte, et remporter un maximum de trophées, a-t-elle déclaré lundi sur les ondes de RMC. Un départ trottait dans ma tête, mais étant donné que j’ai battu un record de matchs en Ligue des champions, je me disais que si je partais, je n’aurais plus cette Ligue des champions que j’aime tant. (...) Tous les matins c’est le même bonheur, j’ai toujours soif de titres, et c’est pour ça que je reste à l’OL. Je veux performer encore."
Renard a eu des sollicitations à l'étranger
Avec 31 trophées glanés depuis ses débuts en professionnels et 419 matchs avec l’OL, Wendie Renard aurait eu toutes les raisons du monde de plier bagages et de découvrir un nouveau challenge, la trentaine passée. Comme elle l’a avoué elle-même, un départ a bien été à l’ordre du jour d’autant plus que les prétendants se bousculaient pour attirer la joueuse la plus capée de l’histoire de la Ligue des champions féminine.
"J’ai eu beaucoup de propositions en Europe, aux Etats-Unis, et on va dire du côté du Mexique (aux Tigres, ndlr). Les Etats-Unis, c’est dans un coin de ma tête, j’ai aussi cette opportunité avec le club via OL Reign. Après, je dis toujours que mon corps est mon outil de travail et il y a beaucoup de synthétiques là-bas. Pour les articulations, les genoux… Plus les longs trajets…"
Néanmoins, voir Renard imiter Eugénie Le Sommer ou Dzsenifer Marozsan avec une pige du côté de l’OL Reign pourrait bien être dans les tuyaux comme l’a concédé l’internationale française. L’équipe de France, il en a d’ailleurs été question dans sa décision. Même s'il n'a pas été vital, la sélection a été un point qui a pu faire pencher la balance en faveur de l’OL plus que d’un départ. En attendant de voir ce qu’il se passera lors de l’Euro 2022 avec les Bleues, Wendie Renard ne compte pas prendre sa retraite internationale.
"Sincèrement, je n’ai pas pris ma décision par rapport à ça. Mais si je partais au Mexique, je faisais plus ou moins une croix sur la sélection, reconnait-elle. Même en étant performante, avec les trajets, le décalage horaire, c’est compliqué… Ça favorise aussi les blessures, et finir une carrière avec beaucoup de pépins, ce n’est pas le but."

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