Nice’s French forward Hatem Ben Arfa (R) vies with Lyon’s French defender Mapou Yanga-Mbiwa (L) during the French L1 football match Olympique Lyonnais against OGC Nice on April 15, 2016, at the New Stadium in Decines-Charpieu near Lyon, southeastern France. AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES / AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES

OL : un retour de Ben Arfa est-il réaliste ?

Hatem Ben Arfa n’en fini pas de faire parler de lui cette saison. Après sa prestation de vendredi soir, le revoir affronter l’OL conduit nécessairement à s’interroger sur son potentiel retour. Surtout au vu des récentes déclarations des dirigeants lyonnais.

« On rêve de le revoir chez nous », déclarait Bernard Lacombe à propos de Ben Arfa mercredi dernier, en conférence de presse. Une réponse sans ambiguïté, que Jean-Michel aulas n’a pas hésité à imiter en zone mixte vendredi soir : « personnellement, je serais très heureux de son retour, parce que c’est un très bon joueur mais également parce qu’on l’a formé et qu’il a laissé beaucoup de sensibilité et d’affection ici à Lyon. » Le tout ressemble à une opération de communication grandement menée. Ainsi, mis à part ces déclarations, l’environnement du club lyonnais ne cesse d’évoquer dans la presse ses souvenirs du gamin Ben Arfa, parti faute de place pour les jeunes joueurs à une époque où l’OL était une machine de guerre. Les bons souvenirs perdurent, les moins bons sont volontairement oubliés…

Non, parce que l’histoire s’était mal terminée et qu’il ne partira pas forcément

Car l’histoire lyonnaise de « HBA » s’est plutôt mal terminée. En quête de temps de jeu, et peut être pas aussi bien intégré dans le groupe qu’il ne l’aurait souhaité, le prodige s’était envolé vers l’autre Olympique, plus au sud. Un départ qui aura fait grincer des dents, surtout du fait du conflit l’ayant opposé au club à ce moment là, sur fond de primes non payées, selon le joueur. Mais cette histoire semble à présent digérée. La maturité affichée par le joueur sorti de l’INF Clairefontaine y est surement pour beaucoup. Alors qu’il a longtemps été perçu comme l’ « enfant terrible » du football français, à base de déclarations approximatives et de conflits systématiques avec les clubs qui l’embauchaient, le comportement de Ben Arfa est aujourd’hui irréprochable. L’attaquant maîtrise parfaitement sa communication, comme l’illustrent ses déclarations aux airs de nostalgie lorsqu’il évoquait Lyon cette semaine. Quoi qu’il en soit, le natif de Clamart semble réaliser tout ce qu’il doit au club niçois, et le lui rend bien sur le terrain.

JMA : « Hatem ira dans un club qui joue la Champions League »

Une certaine loyauté qui pourrait effrayer les clubs désireux de le recruter : et si Ben Arfa prolongeait l’aventure dans le sud en cas de qualification en coupe d’Europe ? Donnant-donnant. En tout état de cause, nombreux sont les clubs européens à suivre Ben Arfa. Et Jean-Michel Aulas en est conscient : « Hatem a un tel talent, on l’a encore vu ce soir (vendredi soir, ndlr), que tous les clubs d’Europe souhaiteraient l’accueillir… Hatem ira dans un club qui jouera la Champions League. Alors qualifions-nous pour la Champions League puis on verra s’il y a une possibilité. » L’avantage lyonnais est surement la structuration du club, qui fait que HBA connaît déjà une grande partie de l’encadrement. La période anglaise de Ben Arfa est également un avantage pour l’OL : les clubs anglais ont de gros moyens financiers difficiles à concurrencer, mais, compte tenu de son expérience en Angleterre, l’ancien Lyonnais pourrait être refroidi à l’idée de retrouver un championnat certes attirant, mais dont il connaît déjà le contenu et l’âpreur physique.

Oui, car Lyon rêve de sa BFL

Ben Arfa – Fekir – Lacazette, « ils sont capables de faire des choses énormes, mais vraiment énormes » déclarait Lacombe mercredi. Il est vrai que le dernier affole les compteurs buts de l’OL en 2016 et retrouve le niveau de jeu qui lui permet d’être l’un des meilleurs attaquants français sur les trois dernières saisons. Le talent pur de Nabil Fekir fait d’ores et déjà rêver l’ensemble des supporters et de l’encadrement lyonnais, en attendant son retour en forme après la grave blessure qui l’a longtemps écarté des terrains. Quant au premier… Tous les superlatifs ont été employés pour décrire sa saison. Il est tout simplement phénoménal. 16 buts et 4 passes décisives en Ligue 1 pour le Niçois, c’est un bilan comptable impressionnant. Tous les observateurs s’accordent sur ce sujet, et ce n’est pas mince affaire au plus haut niveau. Ce qui impressionne, c’est sa capacité à se défaire de n’importe quel défenseur et à créer des solutions dans n’importe quelle position. Il semble en fait inarrêtable, et ce n’est pas la défense rennaise, pourtant en course pour décrocher un ticket qualificatif pour la coupe d’Europe, qui pourra dire le contraire (triplé de Ben Arfa le week-end dernier). D’ailleurs, le sévère coup de moins bien de l’OGC Nice a coïncidé avec sa période d’indisponibilité (blessure). Tout sauf un hasard.

Un tel trio peut-il être efficace sur le terrain ?

Sur le papier, une « BFL » ferait peur à toutes les défenses d’Europe, sans exception. Mais sur le terrain, est-ce une solution viable ? Si Lacazette a un profil de « numéro 9 travailleur », Fekir et Ben Arfa ne sont jamais meilleurs que lorsqu’ils disposent d’une certaine liberté. Partant de ce constat, serait-il possible d’aligner deux électrons libres en soutien d’un attaquant de pointe ? L’arrivée de Ben Arfa signerait-elle le retour du 4-4-2 losange, Ben Arfa pouvant jouer en position de meneur de jeu et Fekir dans celle de deuxième attaquant ? Ce qui est certain, c’est que le retour de Ben Arfa entre Rhône et Saône poserait de nombreuses questions tactiques.

Quoi qu’il en soit, le retour de Ben Arfa à Lyon est plus que plausible, mais il ne dépend pas que de l’OL, loin de là. Et pour rêver de voir la BFL évoluer au Parc OL, encore faudra-t-il retenir Fekir, mais surtout Lacazette, entre Rhône et Saône. Une deuxième place, qualificative pour la Ligue des Champions, serait un coup de pouce non négligeable dans cette optique.

8 commentaires
  1. OL48 - dim 17 Avr 16 à 8 h 52

    Pourquoi parler d'une BFL.
    Lacazette va partir quasiment sû, Fékir peut-être, si un club intéressant se pointe et BVen Arfa aller à Paris.

  2. Tempo - dim 17 Avr 16 à 10 h 15

    Bonjour,
    Hatem a Lyon se serait vraiment un plus. Réellement une vraie recrue qui connait le club et son président, la ligue 1 et qui est encore jeune. Il peut jouer à un très haut niveau encore plusieurs années.
    Oui, si Lyon a la possibilité de le prendre, il faut mettre le paquet sur lui. C'est une vraie bonne idée.
    Aujourd'hui son salaire doit être de 120 000 €/mois à Nice. Lyon a les moyens de lui proposer largement plus, surtout qu'il n'y a pas d'indemnité de transfert. Ce n'est pas prendre un gros risque de de lui faire une énorme proposition salariale.
    Hatem a déjà rapporté à Lyon entre 10 et 12 M€ lors de sa vente à Marseille.
    Dans le pire des cas, l'on pourrait même envisager de le revendre dans deux ans... et amortir son salaire.
    Entre les points qu'ils pourraient nous apporter, des spectateurs plus nombreux,... il me semble judicieux d'essayer de l'avoir, d'autant plus qu'à 28 ans maintenant il semble bien plus calme et à l'écoute des autres.
    OK, il y a d'autres clubs mais, par exemple au PSG, qui sera l'entraîneur l'année prochaine? Qui peut lui garantir une place de titulaire? Qui sera le directeur technique? Il sera en concurrence avec quels autres joueurs?
    Est-ce que le PSG va attendre de connaitre le nom du prochain entraîneur et du nouveau directeur technique pour entamer des discussion avec Hatem? A entendre la presse, Paris veut en même temps Giovanni Lo Celso, Diarra, E. Hazard, Neymar, Greizmann,... et Hatem... tout en gardant Lucas, Di Maria,...

  3. janot06 - dim 17 Avr 16 à 13 h 05

    J'avoue ne pas savoir ; je suis très perplexe en ce qui concerne Hatem.
    Il fait certes une très bonne saison avec Nice au sein de laquelle il a marqué autant de buts que dans toute sa carrière passée.
    Mais toute l'équipe joue pour lui et il n'a aucune concurrence à son poste. On a eu l'occasion, malgré quelques actions de grande classe, de voir vendredi face à l'OL ce joueur pécher par un excès de gourmandise pour ne pas dire d'individualisme.
    Qu'en serait-il chez nous ? Comment accepterait-il la concurrence et le banc ? Peut-il cohabiter avec d'autres attaquants aux grandes ambitions ? N'y aurait-il pas très vite des querelles de "voisinage" amenant des problèmes dans le vestiaire ?
    Partout où il est passé, il y a eu des problèmes.
    Doit-on sacrifier la cohésion retrouvée en faisant entrer le loup dans la bergerie, fut-il aussi talentueux ?
    En résumé, faut-il prendre le risque - car il existe - de tout faire pour l'enrôler ?

    1. fandelol - dim 17 Avr 16 à 14 h 23

      Personnellement je crains beaucoup son comportement vis à vis de la concurrence. Je pense pas qu'un mec change comme ça du jour au lendemain. Je préférerais largement avoir un mec comme Gameiro.

    2. Sylvestre - lun 18 Avr 16 à 11 h 02

      Complètement d'accord avec toi... A Nice il n'a aucun concurrence et partout où il a dû gérer ça, ça s'est mal passé.
      Et pour moi le plus gros problème c'est sa philosophie de jeu qui n'a pas tant évolué depuis son époque lyonnaise. Quand on lui demandait de jouer moins perso, il répondait déjà "Je joue comme je veux...". Et aujourd'hui on le voit bien, même quand un attaquant est mieux placé que lui, il y va seul.
      A Lyon, même un Fekir qui a le même profil joue pour le collectif, il efface ses adversaires directs pour servir ses coéquipiers, pas pour y aller seul. Je suis pas sûr qu'un HBF soit capable de le faire. Du coup, oui, il nous rapporterait des buts, mais il nous en couterait aussi pas mal !

  4. ol-91 - dim 17 Avr 16 à 17 h 28

    Non.

  5. Sony07 - dim 17 Avr 16 à 18 h 05

    Si le joueur est exceptionnel, l'homme traîne beaucoup de casseroles, et si à l'OL il n'a pas eu assez de temps de jeu, c'était plus pour des raisons de comportement que parce qu'il était "barré" par d'autres joueurs, car il était au dessus du lot, et quand il rentrait en cours de match, c'était la panique dans la défense adverse. Pratiquement partout où il est passé il a eu des problèmes, à part cette saison à Nice, alors est ce parce qu'il a changé ??? est ce que son entourage a changé ??? perso je suis sceptique et ce serait prendre une risque de déstabiliser tout le groupe, même si j'aimerai vraiment le voir aux côté d'Alex et de Nabil, car effectivement ça pourrait faire une attaque de feu, mais il faudra avoir un sacré milieu récupérateur, car ces trois ne sont pas les champions du pressing ......

  6. Tempo - lun 18 Avr 16 à 20 h 35

    Hatem n'est effectivement pas facile à gérer mais avec les claques qu'il a pris notamment en 2015 où il était proche d'arrêter le football ne pensez-vous pas qu'il a peut-être mûri?
    Dans une entreprise, le management de fortes personnalités, cela se gère. C'est le rôle de l'encadrement. Pourquoi ne pas proposer dans ce cas un contrat avec des closes de bonne conduite notamment en plus d'un pourcentage en fonction des résultats?
    Sinon avez-vous le nom d'un footballeur de cet âge, libre, qui accepte de jouer en L1 et surtout avec ce niveau international?
    Il me semble que le risque, si Lyon prenait ce joueur, resterait relativement limité (pas de transfert), en tout cas infiniment moins risqué que de prendre un Valbuena à 31 ans, avec une étiquette Marseille sur le dos... et avec un contrat de trois ans à 6 M€/an?

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