Under sous la pression d'Emerson et Lukeba
Under sous la pression d’Emerson et Lukeba (AFP)

OM - OL (0-3) : le plan a parfaitement fonctionné

Dans l’obligation de gagner dimanche soir, l’OL a combiné la manière au résultat. Ayant pris exemple sur Feyenoord, les Lyonnais ont été bien moins joueurs et ont fait preuve d’efficacité.

Dans un Olympico, seule la victoire est belle. Dimanche soir, les objectifs étaient bien différents entre l’OM et l’OL. D’un côté, les Marseillais jouaient pour conserver leur avance en qualité de dauphin du PSG. De l’autre, les Lyonnais se battent avec leurs démons et tentent de prendre chaque match les uns après les autres avec l’espoir d’accrocher une qualification européenne à la fin de la saison. Malgré des désirs bien différents, un duel olympique reste un match à part depuis tant d’années et celui du 1er mai 2022 n’échappera pas à la règle. Comme souvent, l’OL s’est transformé le temps d’une soirée et comme souvent l’Olympico reste lyonnais (0-3). Au Vélodrome, les hommes de Peter Bosz ont récité une partition presque parfaite pour continuer d'y croire.


Bosz s'est inspiré de Feyenoord


La première période n’a certes pas été d’un grand niveau et les Lyonnais auraient pu y laisser des plumes. Non pas à cause d’une fébrilité défensive mais à cause d’un déchet technique trop important, de décisions offensives inadaptées ou tout simplement par des faits de jeu qui ont pour une fois souri à l’OL. La main de Moussa Dembélé risque de faire débat pendant de longues heures sur les bords de la Canebière mais à Lyon, c’est un autre sentiment qui prédomine. La joie d’avoir battu et dominé l’autre Olympique mais aussi celui d’une frustration de ne pas avoir vu ce genre de prestations réalisées plus souvent entre Rhône et Saône. "Des regrets forcément, a avoué Moussa Dembélé après la rencontre. On sait qu’on a pêché à des moments pendant la saison et quand on voit ce qu’on est capable de faire, c’est forcément décevant mais on a notre destin entre les mains, il reste trois matchs et on va tout faire pour atteindre notre objectif."

Avec désormais deux victoires de suite, l’OL peut égaler sa série de janvier avec trois succès d'affilés. L’OM était déjà de la partie. Dimanche soir, les Marseillais ont certainement été cueillis et surpris par l’organisation lyonnaise. Face à une équipe qui aime avoir le ballon, Peter Bosz avait fait le choix d’être plus attentiste qu’à l’accoutumée ce qui a donné une première période pour la moins ronronnante, avec peu d’actions de par et d'autre. Le technicien néerlandais n’avait qu’une idée en tête, celle de s’inspirer de ce qu’avait fait le Feyenoord Rotterdam, quelques jours plus tôt en demies de Ligue Europa Conférence. "Le premier but a changé beaucoup de choses, l'OM a plus joué vers l'avant, s'est plus ouvert et on a très bien joué le contre. La première mi-temps n'a pas été spectaculaire pour le public, on a perdu trop de ballons faciles, on a mal disputé les contres et mais en seconde mi-temps, on a très bien joué, a déclaré Bosz après le match. On était compacts, on a joué des ballons longs derrière leur défense comme Feyenoord jeudi et on l'a très bien fait."


Des regrets éternels


Finalement, l’OL a joué le jeu contre lequel il se casse le plus souvent les dents depuis le début de la saison. Dimanche soir, l’OM a eu la possession (62,7%) mais c’est bien le club lyonnais qui s’est montré le plus dangereux (7 occasions, 5 tirs cadrés pour 3 buts). L’analyse vidéo du match européen marseillais a porté ses fruits avec une volonté de pousser l’adversaire à jouer long plutôt que de trouver Boubacar Kamara comme rampe de lancement. Le but de Castello Lukeba n’a fait qu’arranger les affaires lyonnaises. En menant au score, l’OL n’a pas mis le bus devant le but d’Anthony Lopes mais a pu jouer encore un peu plus compact et utiliser les largesses défensives adverses.

Le but de Toko-Ekambi en a été l’exemple même avec un contre express après le raté de Cédric Bakambu. "On a été efficaces, on a eu trois belles actions bien conclues par nos attaquants. C’est une victoire collective, a souligné Anthony Lopes. 1-0, 3-0 ou 4-3, l’essentiel c’est de gagner. (…) On a vu leur match de jeudi et le plan était d’utiliser la profondeur dans leur dos, de perdre le moins de ballons possibles même si on en a perdu quelques uns en première mi-temps." A Marseille, le plan a parfaitement fonctionné et permet à l’OL de revenir à deux longueurs de la 6e place. Aux Lyonnais de confirmer une fois de plus dans une semaine à Metz. L’affiche est moins vendeuse mais reste aussi importante.

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