Pour sa première sortie de l’année 2023, l’OL n’a pas su confirmer le beau visage observé face à Brest quelques jours plus tôt. Pire, contre Clermont, les Lyonnais sont retombés dans leurs travers de l’année dernière.
C’est une vraie gueule de bois qui pouvait se lire sur les visages lyonnais au moment du coup de sifflet final dimanche. Si le réveillon du Nouvel An n’a pas été des plus arrosés dans l’effectif lyonnais avec une mise au vert imposée par Laurent Blanc, le passage à la nouvelle année est loin d’avoir entraîné des changements. Comme le commun des mortels, les bonnes résolutions de l’OL pour 2023 ont rapidement volé en éclats. En à peine 24h, le club lyonnais a rappelé que tout n’est pas prêt de changer entre Rhône et Saône. Après la victoire à Brest, Laurent Blanc et certains de ses joueurs avaient appelé à la mesure malgré le visage probant affiché en Bretagne et ils ne s’étaient pas trompés. L’OL reste malade et la défaite (0-1) contre Clermont l’a rappelé. Plus que le résultat, certes regrettable, c’est bien la partition qui a eu raison de quelques sifflets des 40 000 spectateurs présents au Parc OL.
"Si je savais pourquoi on a rechuté, je vous le dirais, a soufflé l'entraîneur lyonnais en conférence après la rencontre. Le groupe vit des choses difficiles depuis un certain temps et à chaque fois qu'on a l'occasion de repartir dans une spirale positive, on n'y arrive pas... Il faut déjà ne pas perdre les matches, pour cela, et on avait la possibilité de ne pas perdre. C'est usant, je l'ai dit aux joueurs, je suis très en colère contre eux, ça m'énerve de les voir dans cette situation et il faut les aider."
Lopes : "En état d'urgence"
Aux commandes de la formation rhodanienne depuis seulement trois mois, Laurent Blanc semble déjà afficher une certaine lassitude face au visage montré par son équipe. Un coup blanc, un coup noir mais jamais de constance dans la performance. Ou alors négative diront certains. Dans ce "derby" régional, l’OL est retombé dans ses travers de 2022. Ils avaient assuré qu’on ne les reprendrait plus dessus, force est de constater que les Lyonnais n’ont toujours pas retenu la leçon. De nouveau en panne d’inspiration offensive, l’OL a dû compter sur la seule présence de Rayan Cherki pour apporter un semblant d’étincelle. Le jeune joueur n’a pas eu le rendement de Brest et a pu gâcher certaines situations mais il a au moins eu le mérite de tenter, faisant de lui le top de la rédaction pour cette rencontre. Tout comme Saël Kumbedi.
Laurent Blanc insiste souvent sur la jeunesse lyonnaise mais dimanche, elle a été la seule à offrir quelque chose. Semblant déjà fataliste, l’entraîneur lyonnais commence également à voir son totem d’immunité s’effriter. Comme c’est le cas depuis son arrivée, les entrants (Faivre, Aouar, Dembélé et Reine-Adélaïde) n’ont pas eu l’impact espéré au moment de faire la différence dans le money-time contre Clermont. L’entraîneur n’y est certes pour rien ayant "la naïveté de penser que tout le monde s’investi à 100%" mais en se référant peut-être trop au statut qu’à l’âge, le Cévenol risque de s’enfermer dans la même impasse que son prédécesseur sur le banc lyonnais.
Des entrants encore inexistants
La préparation hivernale est passée, le déficit physique rattrapé mais l’OL pointe toujours provisoirement à sept points de l’Europe et 16 de son objectif de début de saison qu’est la deuxième place et un ticket direct pour la Ligue des champions. Comme souvent, Anthony Lopes a mis les mots sur les maux mais il y a bien longtemps que cette méthode n’a plus les effets escomptés. "On est vraiment en état d'urgence, on est très loin, a réagi le gardien lyonnais, dépité après la rencontre. On voulait faire une série et raccrocher les équipes devant nous mais c'est une grosse contre-performance. On n'a pas le déclic. Il va nous falloir des mecs avec énormément de caractère pour remobiliser tout le monde, parce que là c'est inacceptable."
Depuis dimanche, le mercato hivernal est ouvert et l’OL devrait rapidement annoncé l’arrivée de Dejan Lovren. Seulement, un joueur, aussi expérimenté que peut l’être le Croate, ne peut tout changer. Les chantiers sont nombreux et malheureusement au haut niveau, le temps c’est de l’argent.

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